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EMPLOI/SECTEUR PRIVE


A Dakar, 42% des prostituées sont détentrices d’un diplôme professionnel. Du moins c’est ce que révèle une enquête menée par l’association « Touche pas à ma sœur » et le cabinet « Rémanagorée ».

En effet, à les en croire, sur un échantillon de 100 jeunes prostituées, âgées entre 21 ans et 32 ans dans la région de Dakar, 42% d’entre-elles ont un BTS, une Licence ou un Master.

Malheureusement, victimes du lancinant problème du chômage et face aux difficultés quotidiennes familiales, ces femmes n’ont trouvé d’autre moyen de s’en sortir que de céder à la tentation du commerce du sexe.

Selon l’étude, malgré de nombreuses tentatives de recherche d’emploi auprès des entreprises, sociétés et ministères, ces femmes n’ont même pas eu la chance de décrocher un stage, informe La Tribune.

Dans le cadre du projet entrepreneuriat numérique féminin, ce sont 23 300 femmes qui seront formées et encadrées. Ainsi, près de 900 entreprises dirigées par des femmes qui seront créées à travers la mise place d’un fond de 500millions de FCFA d’appui par an à la transformation des entreprises de femmes.

Selon le ministre de l’économie numérique et des télécommunications, Yankhoba Diatara, ce projet permettra en outre de renforcer l’accès à l’information et à l’implication des femmes dans l’innovation et l’entrepreneuriat numérique pour positionner les femmes et les jeunes filles sénégalaises en particulier dans une trajectoire de développement durable.

Etabli sur une durée de cinq ans, ce est exclusivement dédié aux femmes afin de leur faciliter l’accès au renforcement de compétences numériques et managérial.

La phase pilote est axée sur les régions de Kaffrine, Dakar, Thiès, Diourbel, Saint- Louis et Ziguinchor. Mais son extension est prévue sur l’ensemble du territoire national.

Lancé le 29 mars dernier à Kaffrine, le ministre s’est engagé, avec ses collaborateurs à « assurer la mise en œuvre et le fonctionnement efficace d’un dispositif commun d’accompagnement et de promotion doté d’un mécanisme de suivi évaluation pour faciliter le maintien durable des femmes dans le milieu de l’emploi et de l’entreprenariat numérique féminin. »

Près de 800 exposants, plus des services d’accompagnement ainsi que des officiels venant de 19 pays sont attendu à la 21ème édition de la Foire internationale de l’Agriculture et des Ressources animales (FIARA), prévue du 20 mai au 8 juin de cette année dans la capitale sénégalaise, a-t-on appris jeudi auprès des organisateurs.

Le directeur général de la FIARA, El Hadji Pape Abdou Fall, en conférence de presse ce jeudi en perspective de la rencontre, a assuré qu’il est « impératif de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’aider les participants et les visiteurs à prendre part dans les meilleures conditions possibles » à cette rencontre et dans le respect strict des mesures sanitaires en vigueur dans le pays.

Selon le directeur général, « la FIARA envisage de mettre en place un observatoire des prix et d’asseoir au sein des organisations professionnelles de producteurs, une dynamique de formation à la maitrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication, avec l’ambition de pousser les exploitations familiales vers la mise sur pied d’entreprises économiques viables et modernes, capables de dégager des plus values ».

« Si au plan économique et financier, les retombées de l’action de la FIARA ne sont plus à démontrer, les résultats acquis au fil des éditions ont eu le mérite de faire de cet évènement majeur, une activité annuelle incontournable, une activité qui aujourd’hui fait la fierté des organisations paysannes », a-t-il expliqué.

Cette 21ème édition de la de la Foire internationale de l’Agriculture et des Ressources animales, prévue du 20 mai au 8 juin de cette année, au Centre international du Commerce extérieur du Sénégal (CICES) à Dakar est sur le thème « Rester ici, Travailler ici, Réussir ici ».

 

 

La Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) a rendu public, le 7 avril 2020, l’intégralité du bilan de ses activités 2020 et présenté les axes de son action pour l’année 2021. Avec 60 milliards de francs CFA de financements accordés en 3 ans d’existence, dont 25 milliards de francs CFA pour la seule année 2020, la structure dirigée par Pape Amadou Sarr a mobilisé l’ensemble de ses ressources, contribuant ainsi à la résilience des écosystèmes entrepreneuriaux sénégalais dans le cadre de la crise liée à la pandémie de la Covid-19.

En 3 ans, sur plus de 400 000 demandes, plus de 106 000 bénéficiaires dont 2 600 entreprises locales auront été accompagnés par la DER/PJ au Sénégal. En 2021, la DER/FJ deviendra l’un des principaux opérateurs du nouveau Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio-économique des jeunes. Ce programme sera doté d’un budget triennal d’au moins 450 milliards de FCFA, dont 150 milliards pour cette année 2021.

À noter que,,en 2020, 75 % des financements ont été alloués à des femmes tous secteurs confondus, et des produits financiers dédiés à la résolution des problématiques qu’elles rencontrent ont été créés, à l’image du micro-crédit, de l’assurance agricole, mais surtout du nano-crédit. En 3 années d’existence, la DER/FJ s’est imposée comme le premier opérateur public de soutien à l’entrepreneuriat innovant et créatif au Sénégal.



Les producteurs d’oignon de Potou (35km de Louga), confrontés à une surabondance de leur production, ont invité, lundi, l’Etat du Sénégal à intervenir afin de limiter la quantité d’oignons sortant des centres de stockage afin d’éviter une saturation du marché.
‘’La production d’oignon de cette année est bonne, mais les producteurs ont du mal à vendre leurs récoltes. Le prix de 150 francs CFA fixé pour le kilogramme d’oignon ne les arrange pas. Et s’il est maintenu, ils ne pourront pas à éponger leurs dettes’’, a averti le président national de l’interprofession oignon, Mamadou Ba, lors d’une conférence de presse.
‘’Nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler cette situation et de faire en sorte que tout le monde y trouve son compte aussi bien le consommateur que le producteur et le commerçant’’, a-t-il renchéri.
Il estime qu’’’il ne sert à rien de faire de bonnes récoltes, si elles ne sont pas commercialisées’’. Pour cette raison, il pense que ‘’l’Etat doit réorganiser la commercialisions de la filière oignon, en fermant tous les centres de stockage le temps d’écouler l’oignon sur le marché’’.
Depuis le démarrage de la campagne de commercialisation, les producteurs de Potou ont mis 50.000 tonnes sur le marché.
‘’C’est une quantité énorme. Si la même quantité est obtenue dans le Fouta et dans les autres zones de production, le marché risque d’être saturé’’, a prévenu Assane Sow, gérant du centre de stockage de Potou.
Il avertit que cette situation risque de tirer davantage le prix de l’oignon vers la baisse. ‘’Tant que nous donnons aux populations plus que ce qu’elles demandent, le prix de l’oignon va continuer à chuter. Actuellement, il est vendu entre 125 et 150F CFA alors qu’il y a quelques jours, il était à plus de 200 francs CFA’’, a-t-il regretté.
Selon lui, ce sont entre 50 et 60 camions chargés d’oignons qui quittent la plateforme de Potou tous les jours, pour rallier les autres villes du Sénégal.
‘’ Et c’est la même chose qui se passe ailleurs. Il est urgent que le l’Etat du Sénégal réorganise la commercialisation pour limiter la quantité d’oignon qui quitte les centres de stockage afin de ne mettre sur le marché que la quantité dont les consommateurs ont besoin’’, a-t-il préconisé.
‘’Si des mesures ne sont pas prises pour harmoniser et organiser les choses, nous allons vers de grandes difficultés’’, a-t-il averti, soulignant que la commune de Potou attend près de 150.000 tonnes d’oignon cette année.
Il a rappelé la présence de riches producteurs qui, selon lui, ne respectent pas les mesures édictées. ‘’Cette situation nous porte préjudice et nous demandons à l’Etat du Sénégal d’intervenir afin de réguler et réorganiser la commercialisation’’, a-t-il dit.
 ‘’Cette année, nous faisons face à une surproduction d’oignons. Et tous les producteurs d’oignons écoulent leurs récoltes au Sénégal. Ce qui fait que nous nous retrouvons avec une surabondance d’oignon dans les marchés et cela pose problème aux producteurs’’, a expliqué la présidente de l’Association des femmes productrices de la commune de Léona, Marie Sow.
Selon elle, le seul moyen de venir en aide aux producteurs est de les aider à commercialiser leurs productions sur les marchés de la sous-région.

 

 

Proparco, la filiale de l’AFD dédiée au secteur privé, renforce encore son soutien envers les TPE et PME sénégalaises. Après Société générale Sénégal le mois dernier, c’est au tour de Cofina Sénégal de bénéficier d’une ligne de garantie de 1 million d’euros, soit 656 millions FCFA.

Ce portefeuille permettra d’octroyer des prêts garantis à 80% sur des maturités allant de 1 an à 4 ans. Sont ciblés par ce financement les TPE et PME sénégalaises, dans les secteurs formel et informel, dont les activités se trouvent affectées par la crise de la Covid-19.

Rappelons que cette facilité s’inscrit dans le cadre du programme  » Résilience Choose Africa  » dotée de  3,5 milliards d’euros et visant à appuyer les start-up, TPE et PME en Afrique dans le contexte de la crise de la Covid-19. En janvier dernier, les filiales de Société générale en Côte d’Ivoire et le Cameroun avaient également obtenu des lignes de financement de 2,2 milliards FCFA et 3,3 milliards FCFA respectivement pour financer les PME.

Spécialiste africain de la mesofinance, Cofina a démarré 6 mars dernier ses activités au Togo, son 9ème marché sur le continent.

Le Nigéria et le Maroc vont s’allier pour construire une usine de production d’ammoniac, d’engrais NKP (Azote, Phosphore et potassium) et d’engrais DAP (Phosphate Diammonique). Ce 25 mars, un accord relatif à la mise en œuvre de cette infrastructure a été signé entre les deux pays.

D’un coût d’investissement de 1,3 milliard de dollars, l’usine sera implantée dans l’Etat d’Akwa Ibom, au sud-est du Nigéria. Elle aura une capacité de production de 1,5 million de tonnes d’ammoniac par an. Selon la presse locale, environ 70% de cette production sera exportée vers le Maroc. Les 30% restant seront transformées en engrais NKP et DAP pour répondre à la demande intérieure.

Les travaux de construction de cette plateforme industrielle sont prévus pour démarrer au plus tard au troisième trimestre 2021 pour un début d’activité en 2025.

Cette nouvelle usine qui viendra compléter les installations déjà existantes dans le pays dont celle du milliardaire nigérian Aliko Dangote – dotée d’une capacité de 3 millions de tonnes d’urée granulée – permettra de renforcer la production d’engrais du Nigéria et le positionner comme l’un des principaux exportateurs dans la région.

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Les manifestations nées de l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, cité dans une affaire de mœurs, ont eu d’importants dégâts dans le secteur de l’emploi et du commerce.

Ce sont les dégâts collatéraux des émeutes suite à l’arrestation de Ousmane Sonko. Plusieurs stations d’essence Total et des magasins d’Auchan ont été la cible des manifestants.

D’après L’Observateur, plus de 2000 emplois ont été suspendus à Total, et d’importantes perturbations notées dans le secteur du commerce.Les pertes sont estimées à plusieurs milliards.

Et comme quoi un malheur n’arrive jamais seul, à Auchan, des travailleurs contractuels ont été remerciés.

La pandémie de coronavirus a fait d’énormes dégâts   dans le secteur du travail. D’après sur une enquête qui a été effectué entre mars 2020 et février 2021, le ministre du Travail Samba Sy nous dévoile  que « 1236 travailleurs ont été licenciés pour motif économique, et plus de 16527 envoyés en chômage technique ».

« Selon une étude récente de l’Organisation internationale du travail, c’est l’équivalent d’après 9% des heures de travail qui sont bloqués du fait de la pandémie », a déclaré le ministre lundi soir, à l’émission Soir d’infos sur la Tfm (Télévision futur média).
Samba Sy de poursuivre, «  En termes d’emploi direct, c’est 255 millions pour 2020 qui ont été perdus à l’échelle du monde ». Et le Sénégal n’est pas laissé en rade si l’on en croit au ministre. « Dans notre pays (Sénégal), la pandémie sévit aussi au niveau du monde du travail », a-t-il soutenu. 

En effet, a-t-il annoncé, « Concrètement, qu’avons-nous trouvé au bout de nos investigations ? Il y a en termes de licenciement pour motif économique, 1236 travailleurs. Il y a 16527 autres qui sont frappés par le chômage technique. Voilà la réalité de nos entreprises révélée par une enquête qui couvre la période du mois de mars 2020 au mois de février 2021 ». 

Selon M. Sy, cette situation est due à la pandémie du Covid-19 qui a « étranglé le monde ». « Les structures s’en sont ressenties et ça ne peut pas manquer d’impacter le monde du travail », a-t-il regretté. 

Pourtant, a rappelé M. Sy, « Dès l’entame de cette pandémie, voyant venir, l’instruction du président de la République, une ordonnance. Première ordonnance prise par le président de la République, on encadre le chômage technique. On proscrit le licenciement pour motif économique. Ça a duré 3 mois ».

 

Deux contrats de concessions portuaires ont été attribués au secteur privé national sénégalais. La signature de cette convention entre les autorités étatiques (ministère de la pêche, direction du port de Dakar) et les opérateurs du privé ont eu lieu au Palais de la République, jeudi, en présence du Chef de l’Etat, Macky Sall.

Pour ces deux contrats, il s’agit d’un terminal de supports logistiques activités portuaires et d’un autre terminal de gaz liquéfié.

La gestion du premier terminal est  confiée à la société d’exploitation  » Sénégal Supply Base  » (SBB), détenue par un consortium 100 % sénégalais dénommé  » COSENI  » (Consortium sénégalais d’investissement). Quant au second terminal, il sera géré par le groupe sénégalais ELTON, crée en 2000 et spécialisé dans la distribution de produits pétroliers.

 » Ces conventions signées avec le port autonome de Dakar constituent une première dans la mise en œuvre du contenu local que le président Macky Sall a souhaité attribuer au secteur privé national, pour l’exploitation des ressources pétrolières et gazières de notre pays « , informe la cellule de communication du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.

La même source précise que le secteur privé national, en se regroupant en consortium,  » s’engage dans la voie tracée par le chef de l’Etat les invitant à s’unir pour répondre aux critères d’adjudication « .

Avec un volume de fret annuel de 17 millions de tonnes, Dakar souhaite devenir l’un des ports les plus importants sur la côte de l’Afrique de l’Ouest. Les autorités portuaires sénégalaises envisagent également de construire un nouveau port à 50 km environ des installations existantes. Il s’agit du port de Ndayane qui pourrait accueillir sans difficulté la toute dernière génération de porte-conteneurs géants.