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ART

 

L’artiste comédien Demba Ba alias Kouss n’est plus. Son décès est survenu ce mercredi 17 février 2021.

Gravement malade, le comédien se battait depuis quelques temps pour survivre. A  ce sujet, il avait multiplié les sorties pour demander de l’aide afin de subir une opération chirurgicale, qui lui soulagerait de ses souffrances.

Hélas, le destin en a décidé autrement.

Toute la rédaction d’Africa 7 présente ses condoléances les plus attristées à sa famille et au monde de la culture sénégalaise .

 

La poétesse Amanda Gorman lors de la prestation de serment de Joe Biden à Washington le 20 janvier.
 

Vêtue de jaune, la tête coiffée d’une couronne rouge, la jeune poétesse afro-américaine Amanda Gorman a captivé le public mercredi lors de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, avec ses vers appelant à l’unité des États-Unis.

Âgée de 22 ans seulement, la jeune femme originaire de Los Angeles a récité un poème de sa composition, « The hill we climb » (La colline que nous gravissons), une référence à la colline du Capitole, où des partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès le 6 janvier.

Son texte, qu’elle a écrit d’une traite après cet assaut meurtrier, évoque « une force qui va briser notre Nation, plutôt que la partager ».« Cet effort a presque réussi/ mais si la démocratie peut-être par instant retardée, elle ne peut pas être définitivement supprimée ».

D’une voix calme, elle a scandé ses rimes, en les accompagnant de mouvements graciles, ne laissant pas percer un bégaiement qui, comme Joe Biden, l’a affectée dans son enfance. Et qui l’a aussi poussée à écrire, pour compenser. La poétesse s’est décrite comme « une fille noire maigre, descendante d’esclaves, élevée par une mère célibataire », qui se retrouve « à réciter » devant un président.

Enfant prodige, elle a remporté son premier prix de poésie à 16 ans, et a été couronnée du titre de « meilleur jeune poète » du pays trois ans plus tard, alors qu’elle étudiait la sociologie à la prestigieuse université Harvard. Avant elle, cinq autres poètes, dont Robert Frost et Maya Angelou, ont participé aux cérémonies d’investiture de présidents américains, mais aucun n’était aussi jeune.

Selon la presse américaine, son nom a été soufflé aux organisateurs de la cérémonie par Jill Biden, l’épouse du 46e président, qui avait assisté à une de ses lectures. Leur commande, passée en décembre: qu’elle rédige une ode à l« Amérique unie », en écho au discours du démocrate.

Son texte s’y plie, sans nier les défis du présent. « Nous allons transformer ce monde blessé en un autre, merveilleux. » « Il y a toujours de la lumière si nous sommes assez courageux pour la voir. Si seulement nous étions assez courageux pour l’être. »

Cheikh Ngaïdo Ba président des Cinéastes Sénégalais Associés ( CINESAS ).

Nous avons  appris le décès du cinéaste Ngaïdo Ba. Il est décédé des suites de maladie, ce dimanche, à l’hôpital Principal de Dakar. Ngaïdo Ba est aussi le père de l’animatrice de iTv, Sofia Ba.

Après ses études couronnées de succès à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) en France, Cheikh Ngaido Ba, panafricaniste, rentre au bercail pour servir son pays. Patriote ardent, il a contribué à enrichir le contenu de la télévision nationale, naissante à l’époque.

Réalisateur de 1972 à 1977 à l’Office de la radio et télévision du Sénégal (Orts) devenu plus tard la Radiotélévision Sénégalaise (RTS), son riche potentiel en audiovisuel et cinéma l’a définitivement poussé à se lancer dans le septième art. Il réalise en 1978 le long métrage « Rewo dande mayo » co-produit par le Sénégal et la Mauritanie. Et pendant plus d’une dizaine d’années, Ngaïdo Ba assiste de grands cinéastes sénégalais tels que Ababacar Samb Makharam, Tidiane Aw, Momar Thiam, Mahama Johnson Traoré….

Né le 10 juin 1949, Il appartient à la troisième génération de cinéastes sénégalais. Formé sur le tas, il a commencé par être assistant d’autres metteurs en scène sénégalais comme Mahama Traoré, ou Ababacar Samb. En 1974, il entre à la télévision sénégalaise comme réalisateur, et dans le même temps met en scène deux courts-métrages : Tablo Ferray et Arret Car.

Le premier s’intéresse aux « déguerpis », ces habitants des quartiers misérables de Dakar, qu’on ne cesse de repousser au fur et à mesure que la ville grandit. Le second, de même, est un film à base sociologique, malheureusement non-terminé, faute de moyens.

Avec d’autres cinéastes, il a créé un foyer de recherches dans lequel, ensemble, ils s’attachent à réfléchir à l’expression cinématographique, à une écriture spécifique. Entre 1972-1976, il était réalisateur-producteur à l’ORTS (Office de Radio Télévision du Sénégal), l’ancêtres de l’actuelle RTS (Radio Télévision Sénégalaise). Il devint plus tard le Président des cinéastes Sénégalais associés (CINESEAS).

Ngaïdo Ba était également membre du Conseil économique social et environnemental (CESE). Et était à la tête de la Commission de l’artisanat, de la Culture, du Tourisme et des sports du CESE.

La Direction du Groupe AFRICA 7 présente ses sincères condoléances.

Le Musée des civilisations noires (MCN) de Dakar a rouvert ce mardi 8 décembre 2020 ses portes avec une nouvelle exposition « d’une Afrique dynamique et créatrice » pour célébrer son deuxième anniversaire. Le vernissage officiel de l’exposition a été présidé par le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop.

Le ministre de la Culture et de la Communication a invité à ‘’un retour à l’essentiel’’ après une année éprouvée par la pandémie du Covid-19. Il a rappelé l’appui constant apporté par le chef de l’Etat Macky Sall au MCN ‘’un outil de développement scientifique’’ pour lui permettre de maintenir sa programmation.

L’exposition de la réouverture dont la scénographie est signée par l’artiste sénégalais Fodé Camara montre de nouvelles pièces présentées dans des espaces réaménagés. « Il y a des thématiques qui seront permanentes. Nous n’abandonnerons jamais les civilisations africaines traditionnelles, ni la production contemporaine, ni encore moins la spiritualité africaine. Ces trois thèmes sont permanents, mais il y un fondateur, c’est l’Afrique berceau de l’humanité’’, a déclaré son directeur général le professeur Hamady Bocoum lors du vernissage de l’exposition de réouverture.

Le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop a présidé le mardi 29 décembre 2020 le lancement de l’exposition « Xarala qui est selon lui, est une «leçon de morale qu’offre la RTS en saluant son passé ». La chaîne audiovisuelle publique donne ainsi un coup d’envoi au projet RTS ART initié en collaboration avec l’artiste peintre Kalidou Kassé.

Cette exposition qui préfigure le futur musée de la RTS exprime «un devoir de mémoire et une sauvegarde du patrimoine». Divisée en trois séquences, elle est composée  d’objets patrimoines, d’archives photos et celles audiovisuelles parmi lesquels des anciennes caméras marque Betacam, des enregistreurs marque ‘’nagras’’, des micros, des textes écrits, de sons liés au métier du journalisme.

Au nom du directeur général empêché, le directeur de la radio, Michel Diouf  estime que cette exposition a changé le visage de la RTS et embelli l’espace avec ses couleurs. «Elle ressuscite le passé et le conjugue au présent. Il rassemble, redonne une vie et une âme à des objets du passé, inanimés et muets certes, mais ils vous parlent, regardent, interrogent votre présent et votre passé », dit-il.

Pour le ministre Abdoulaye Diop, l’impulsion d’un musée est une inspiration particulièrement heureuse parce que dit-il, «l’histoire du Sénégal se confond sans aucun doute avec celle de la RTS qui est la mémoire vivante de notre pays».

Statut De L’artiste Et Des Professionnels De La Culture: La Loi Votée À L’unanimité Par Les Députés

Après des années de réflexion entre le ministère de la Culture et les acteurs culturels, le processus de mise en œuvre de la Loi portant sur le statut de l’artiste et des professionnels de la culture a été clos ce mercredi 30 décembre 2020 avec l’adoption à l’unanimité du texte par l’Assemblée nationale réunie en séance plénière. Selon le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, l’objectif visé par le Gouvernement à travers cette loi est de consolider l’option de protection des arts et des lettres exprimée dans la loi fondamentale.

Le texte adopté par les députés conforte les droits fondamentaux des acteurs culturels et des professionnels du secteur en précisant la qualification et l’encadrement des contrats de collaboration, les conditions d’accès aux professions indiquées et celles relatives au soutien de l’Etat.

Devant les parlementaires, le ministre de la Culture et de la Communication a indiqué que le projet de loi vient réparer une anomalie liée à la spécificité des conditions de travail des artistes qui ne permettait pas de les ranger facilement dans la définition communément admise du salarié.

L’adoption de la loi sur le statut de l’artiste et des professionnels de la culture a été saluée à l’unanimité par toute la communauté culturelle et artistique qui va permettre une meilleure organisation et professionnalisation du secteur des arts et de la culture.