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BUSINESS

Cuisinier au chômage, S. Adamo s’est refait une santé financière dans les habits d’un proxénète aux commandes d’un business du sexe, fructifié sur la toile par des rencontres torrides entre clients nantis et prostituées de luxe. Pour satisfaire sa large clientèle en quête de «chair», il jette son dévolu sur trois jeunes filles du centre Guindi qu’il entraîne dans son «business».

L’atmosphère bon enfant qui prévaut au centre d’accueil, d’information et d’orientation pour enfant en situation difficile, est depuis quelques jours polluée par une sidérante affaire de mœurs qui implique trois de ses pensionnaires, naïvement entraînées dans un réseau de prostitution clandestine, par un ingénieux proxénète. S. Adamo a fructifié son business en s’attachant les services de proxénètes (hommes et femmes), pour mettre en place un fichier sélectif de nymphes, enrôlées suivant des critères de beauté, de sensualité…, à même de donner le tournis aux vicieux. Une liste qu’Adamo va élargir en jetant son dévolu sur trois jeunes filles du centre Ginddi. Dans son business, toutes les tractations ponctuées par un rendez-vous dans un appartement meublé à la Cité Mixta, s’effectuent sur la toile. C’est cette organisation huilée qui a été démantelée par la brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar.

L’abnégation des responsables du centre pour élucider cette affaire

Pour infiltrer cette mafia du sexe, la semaine dernière, la Directrice de la formation du centre Ginddi, F. W, découvre que des proxénètes se jouaient de la naïve vulnérabilité de certaines pensionnaires dudit centre. Elle identifie trois jeunes filles (dont nous taisons délibérément les noms), qui ont été entraînées dans cette mafia. Estomaquée, elle fait diligenter une enquête interne qui montrera que les filles ont été enrôlées à partir d’une publication faite sur Facebook, par une proxénète.

Du moins, c’est ce qu’elle croyait, puisque sur cette page, l’auteur qui passe pour une dame, se présente sous le pseudo Maïmouna Fall. A l’entête de cette page, on voit la photo d’une femme aux allures de bombe latine. L’enquête permettra de démasquer Maïmouna qui se trouve être un proxénète sénégalais originaire du Mali du nom de S. Adamo. Ce dernier mettait les filles qu’il enrôlait en rapport avec des hommes nantis, moyennant 40 000 FCfa. Ces infos recueillies, les responsables du centre saisissent la brigade des mœurs.

Le subtil mode opératoire d’Adamo pour surveiller ses arrières

L’enquête ouverte par cette entité de la Sûreté urbaine de Dakar a permis de lever plusieurs autres équivoques. Tout d’abord que le cerveau de cette mafia, Adamo, s’était entouré de proxénètes, dont son bras droit, G. Sall. Adamo avait installé dans ses deux téléphones portables, une application qui convertit une voix masculine en une voix féminine. Ensuite, depuis sa page Facebook, il lie connaissance avec ses acolytes, dont G. Sall, qu’il va employer comme proxénètes. Maître dans l’art de surveiller ses arrières, il s’arrangeait pour ne jamais les rencontrer physiquement et les joignait via des messages écrits WhatsApp, à défaut de les appeler au téléphone, en activant la fameuse application. Ses complices croiront traiter avec la petite M. Fall. De même, ses clients accrochés par la photo postée sur sa page Facebook, n’y verront que du feu. Seulement, lorsqu’un client se signale, Maïmouna/Adamo organisait son indisponibilité et proposait une de ses filles allumeuses.

Il se charge d’organiser un rendez-vous pour une prise de contact avec la fille choisie par le client. Auparavant, Maïmouna prévenait celle-ci au téléphone (en activant toujours ladite application). Du coup, même les filles ignoraient que Maïmouna est en réalité Adamo. Une fois au point du rendez-vous, Adamo se présente sous un autre nom, allègue être mandaté par Maïmouna, marchande la passe et s’assure que la suite se passe dans un luxueux appartement meublé à la Cité Mixta… Après chaque passe, il défalque sa commission et bénéficie même de «pourboire» de la part des clients satisfaits des prestations des filles.

Les enquêteurs de la brigade des mœurs apprendront aussi que S. Adamo n’hésitait pas à satisfaire gratuitement sa libido sur les filles. Il n’est pas le seul, note-t-on. Ses acolytes, G. Sall et Cie, s’envoyaient en l’air avec les filles. Son business prospérant, Adamo se voit dans l’obligation d’étoffer son catalogue de filles de joie. Ils ciblent trois pensionnaires du centre Ginddi, enrôlées à travers les réseaux sociaux. Elles seront jetées dans les bras de vicieux hommes. L’une d’elle va même taper dans l’œil de G. Sall qui l’a entraînée à la cité Mixta pour une passe. La fille qui avait fini par se rétracter, sera libérée par G. Sall qui lui offre 5 000 FCfa.

Le piège qui a perdu le proxénète Adamo et Cie

Pour mettre le grappin sur S. Adamo et Cie, les hommes du commissaire Mendy ont mis à profit, mercredi dernier, la collaboration du centre Ginddi, surtout des trois pensionnaires. «Elles l’ont contacté, alléguant avoir dégoté de nouveaux clients prêts à casquer fort. Adamo valide et fixe un rendez-vous dans la soirée, à Ouest Foire. Ignorant que les clients en question sont des policiers de la brigade des mœurs, Adamo se présente, tout comme les filles. Alors qu’il marchandait le prix des passes, les clients, des policiers en civil, le cernent subtilement et composent ses deux numéros de téléphone (celui avec lequel il passe pour Maïmouna et celui au nom d’Adamo).

Les deux téléphones qui sonnent en même temps sont aussitôt saisis par les policiers qui conduisent le proxénète dans leurs locaux. L’exploitation des téléphones a permis de mettre à nu la supercherie. La fameuse application, ses différentes conversations sur WhatsApp avec les filles et ses clients sont parcourues. Dans le même ordre, les limiers remontent la filière et arrêtent G. Sall, chauffeur de camion domicilié à Pikine et trois des prostituées de luxe : M. Sy (la plus convoitée), M. Cissé et Kh. Mbaye. Placés en garde à vue, S. Adamo, cuisinier domicilié à Dieuppeul et Cie ont été déférés hier au parquet de Dakar.

En l’espace de quelques jours, la capitalisation du groupe coca-cola à la bourse de New York est passée de 242 milliards de dollars à 238 milliards de dollars, soit une baisse de plus 4 milliards de dollars (environ 2 623 milliards FCFA). Cette régression est loin de relever du hasard.

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, elle s’avère être la conséquence directe du fait que Cristiano Ronaldo se soit détourné de deux bouteilles de coca-cola pour brandir une bouteille d’eau lors d’une conférence de presse d’avant-match tenue le 14 juin dernier. C’est à croire que la star portugaise a une influence qui reste forte aussi bien sur le monde du football qu’en dehors. Et cela la firme coca cola est bien placée pour le témoigner.

Ce petit geste a malheureusement eu de grandes conséquences pour le géant américain du soda, dont le cours de l’action s’est effondré de 1,6%, en passant de 56,10 dollars à 55,22 dollars. Il reste encore en deçà de 56 dollars depuis cette contre publicité.

Notons que Cristiano, la star la plus influente sur les réseaux sociaux avec 517 millions de followers, devient le premier joueur dont la conduite se répercute immédiatement sur le marché boursier au détriment de la valeur d’une action comme coca cola. Une anecdote dont pourrait s’enorgueillir les fanatiques de cet athlète qui n’hésitent pas à le comparer de façon régulière à l’argentin Messi.

La BNDE, LAS et 2AS ont procédé, mercredi 02 juin 2021, à la signature de deux conventions qui marquent le début d’un partenariat fort et vivement apprécié des trois parties. En effet, à travers ces conventions, la BNDE s’engage à accompagner les deux structures aéroportuaires dans le cadre du Programme de Résilience Economique et Sociale (PRES), mis en place par l’Etat du Sénégal, suite à la survenance de la pandémie COVID-19.

Ce partenariat va aussi permettre à la BNDE d’avoir une meilleure visibilité au sein de l’AIBD avec des emplacements stratégiques. La Banque pourra ainsi, étendre son réseau avec des guichets automatiques de banque et des bureaux dédiés afin de mieux se rapprocher de sa clientèle. Cette rencontre a été l’occasion pour le Directeur Général de la BNDE M. Thierno Seydou Nourou SY, d’effectuer une visite au niveau des locaux de LAS et 2AS, en compagnie de leurs Directeurs Généraux respectifs, Monsieur Askin DEMIR et Monsieur Tansu CIGEROGLU. Un repérage a également été fait au niveau de la plateforme de l’AIBD et de la zone de Fret de l’aéroport pour étudier les possibilités d’installation de points de services bancaires par la BNDE.

Par ailleurs, la BNDE, dans le cadre de l’accompagnement de la relance économique post-COVID-9 des entreprises et l’enclenchement du PAP 2A, compte fortement venir en appui à LAS et 2AS afin qu’ils mènent à bien leurs missions et ainsi fortifier l’expansion du secteur aéroportuaire au Sénégal. Le DG de la BNDE l’a confirmé à travers ces propos : « Vous pouvez compter sur nous et comme nous vous l’avons dit, nous sommes attachés à adopter une approche de proximité. Ma porte vous est ouverte, quel que soit le moment à votre convenance. Sachez que nous sommes disponibles et disposés à vous accompagner dans tous vos les projets pour le rayonnement de la plateforme aéroportuaire ». La signature de ces conventions va, non seulement, renforcer les capacités opérationnelles de ces deux sociétés stratégiques, mais également permettre à la BNDE de contribuer d’une façon décisive au développement du secteur important de l’aéronautique

 

 

Le soulagement et l’espoir sont les sentiments les mieux partagés par les femmes et autres acteurs du Quai de pêche de Yoff suite à l’ouverture du bureau nano-crédit de la DER/FJ ce jeudi 27 mai 2021. La cérémonie officielle de lancement de ce bureau nano-crédit a eu lieu sous la présidence du Ministre Délégué général de la DER/FJ M. Papa Amadou Sarr, du Maire de la Commune de Yoff M. Abdoulaye Diouf Sarr et en présence des responsables du quai de pêche de Yoff, des bénéficiaires, des partenaires de la DER/FJ et du Directeur du marché au Poisson de Pikine.

La mise en place du bureau nano-crédit relève d’une forte volonté de la DER/FJ d’apporter des solutions adaptées à ses différentes cibles. Les femmes du Quai de pêche de Yoff faisaient face à des usuriers sans pitié qui exploitaient leur condition fragile. Ces derniers les embarquaient dans un cercle vicieux dans lequel il leur était quasi impossible de sortir. L’arrivée du bureau nano-crédit de la DER/FJ dans leur lieu de travail est une aubaine pour elles.

Le Maire de Yoff M. Abdoulaye Diouf Sarr qui se réjouit de l’ouverture du bureau nano-crédit au Quai de Pêche a exhorté la DER/FJ à en ouvrir plusieurs autres dans sa commune. Abdoulaye Diouf Sarr affirme qu’« aujourd’hui les femmes et les jeunes de Yoff seront des acteurs qui vont saisir cette formidable opportunité qu’est la DER/FJ. La DER/FJ a fait bouger les lignes au Sénégal en matière de financement. Je fais partie des Maires et acteurs de développement qui peuvent dire aujourd’hui que la DER/FJ a réglé énormément de problèmes. Le problème de l’efficacité du financement, de la sécurité du financement et la question de la proximité avec les bureaux nano-crédit. »

Le principe du nano-crédit est simple. Les financements varient entre 10 000 et 300 000 FCFA. La Commission est de 5% (dont 1% pour l’OPIP-> appui recouvrement, 1% pour les coûts de transaction des paiements digitaux). Les bénéficiaires ont la possibilité de rembourser partiellement, par anticipation ou à l’échéance. En outre, les bénéficiaires qui atteignent le plafond nano crédit et qui ont eu un bon score pourront bénéficier automatiquement d’un financement « autonomisation » avec des durées variant entre 6 mois et 1 an.

Pour rappel, le premier bureau nano-crédit de la DER/FJ  a été lancé en juin 2020 au marché au poisson de Pikine et la phase pilote a été satisfaisante, tant et si bien que la DER/FJ a décidé de dupliquer ce modèle de financement au niveau national.

En effet, le Délégué général de la DER/FJ M. Papa Amadou Sarr a précisé qu’à ce jour, « 1275 personnes, essentiellement des femmes au marché au poisson de Pikine, ont souscrit à ce mode de financement de la DER/FJ pour un volume de crédits de 917 475 000 FCFA,  avec un taux de remboursement de 99%» .

Le bureau du Quai de Pêche de Yoff est ainsi le deuxième bureau nano-crédit ouvert après celui du marché au Poisson de Pikine. S’en suivront des bureaux à Kaffrine, Kédougou, Tambacounda et à des centaines d’autres endroits sur le territoire national, conformément à la politique de proximité et de territorialisation des interventions de la DER/FJ.

Les services du FMI ont conclu avec les autorités sénégalaises un accord concernant les mesures économiques et financières qui pourraient permettre l’approbation de la troisième revue du programme appuyé par l’instrument de coordination de la politique économique (ICPE). Selon le communiqué de l’institution daté du 29 avril, les deux parties ont également conclu un accord de financement sur dix-huit mois au titre de la facilité de crédit de confirmation (FCC) et du mécanisme d’accord de confirmation, pour un montant total de 453 millions de DTS ( soit 140% de la quote-part du pays au FMI , environ 650 millions de dollars ou 350 milliards de FCFA). Cet accord de financement sera exécuté parallèlement à l’ICPE.

«En 2020, dans un environnement marqué par la pandémie de COVID-19, la croissance économique du Sénégal a été supérieure aux attentes, avoisinant 1,5%, principalement grâce à une production agricole exceptionnelle, alors qu’une contraction de 0,7% était prévue », lit-on dans le communiqué du FMI. De même, l’exécution du budget a abouti à un déficit de 6,4 % du PIB, en ligne avec l’objectif révisé du programme. Au plan structurel, six des neuf objectifs de réforme établis pour fin décembre 2020 ont été atteints.

S’agissant des perspectives, le FMI estime que la reprise économique en 2021 fait face à des conditions défavorables liées au prolongement de la pandémie de COVID-19 et à la hausse des cours des produits de base. Les autorités ont révisé leurs priorités budgétaires pour 2021-23 afin de tenir compte de la conjoncture économique moins favorable, de soutenir la campagne de vaccination contre la COVID-19 et de mettre en œuvre un programme d’urgence de soutien à l’emploi des jeunes, tout en gardant pour objectif de revenir progressivement à un déficit de 3% du PIB d’ici à 2023. Le FMI table une croissance de 3,7% du PIB du Sénégal en 2021 contre une prévision initiale de 5,2%. Pour 2022, la cadence passera à 5,2%.

A noter que l’évaluation du Sénégal a été conduite du 6 au 27 avril 2021 par une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Mme Corinne Deléchat, qui a fait la déclaration suivante : « Les services du FMI sont parvenus à un accord, avec les autorités sénégalaises, sur les mesures économiques et financières qui pourraient permettre l’approbation de la troisième revue du programme appuyé par l’ICPE et soutenir un accord de financement sur dix-huit mois au titre de la FCC et du mécanisme d’accord de confirmation. L’examen du dossier par le conseil d’administration du FMI est prévu à titre provisoire en début juin 2021».

Par ailleurs, indique le FMI, «de nouvelles priorités sont apparues en 2021 sur le plan des dépenses : il s’agit de financer la campagne de vaccination contre la COVID-19 et d’offrir des emplois et des opportunités économiques aux jeunes et aux femmes, car la pandémie a exacerbé les difficultés des jeunes sénégalais sans qualifications ou sans emploi ». Le programme d’urgence en faveur des jeunes prévoit, notamment, un plan de recrutement public direct, des projets d’intérêt communautaire, une accélération des investissements publics à forte intensité de main-d’œuvre et des incitations à la création d’emplois par le secteur privé.
« La stratégie budgétaire à moyen terme des autorités a été révisée compte tenu de ces nouvelles priorités et prévoit un déficit de 5,4% du PIB en 2021, contre 5% dans la loi de finances initiale. Les autorités continuent de caler la trajectoire du déficit budgétaire sur l’objectif d’un retour, d’ici à 2023, à la norme de 3% du PIB, afin de maintenir la viabilité de la dette publique. Pour atteindre cet objectif, il sera essentiel de mettre en œuvre résolument la stratégie de recettes à moyen terme, de dégager des marges budgétaires pour tenir compte des nouvelles priorités et d’obtenir des financements concessionnels supplémentaires, y compris de la part du FMI.

La prolongation de l’initiative du G-20 pour la suspension du service de la dette jusqu’à fin 2021 offre une marge de manœuvre budgétaire supplémentaire. «Pour garantir une croissance soutenue tirée par le secteur privé et préserver la viabilité de la dette, les autorités s’engagent à assurer l’efficacité des nouvelles dépenses au titre du programme d’urgence en faveur des jeunes et à accélérer les réformes structurelles en cours pour stimuler l’investissement privé et favoriser la création d’emplois », rapporte le FMI. Qui évoque la mise en place d’un guichet unique dans chaque département pour offrir aux jeunes des conseils et des services de placement, ainsi que l’établissement d’un identifiant unique et d’une base de données sur les bénéficiaires du programme d’urgence.

En outre, précise le fonds monétaire, «l’évaluation en cours de l’efficacité des nombreux mécanismes et entités publics de soutien aux femmes, aux jeunes et aux petites et moyennes entreprises servira de base à l’établissement d’une stratégie de rationalisation de ces mécanismes et entités ».  Et de conclure sur l’importance d’accélérer les réformes de la gestion des droits fonciers et de propriété, ainsi que celles liées à la formation professionnelle, qui sont soutenues par le Pacte du G-20 avec l’Afrique, tout en continuant de développer les dispositifs de protection sociale pour renforcer la résilience des ménages vulnérables.


Le solde budgétaire, dons compris, du Sénégal est estimé en déficit de 385,8 milliards de FCFA (578,700 millions d’euros) à fin février 2021, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.

Par rapport à la même période de 2020 où il s’élevait à 330,3 milliards de FCFA, ce déficit s’est accentué de 55,5 milliards de FCFA.

Cette situation fait suite à des dépenses publiques de loin plus importantes (732,4 milliards contre 688,8 milliards à fin février 2020) que les ressources globales (346 milliards).

Par rapport à fin février 2020, les dépenses budgétaires du Sénégal ont vu leur niveau augmenter de 43,6 milliards de FCFA. Selon la DPEE « cette hausse traduit la progression des intérêts sur la dette publique et des dépenses d’investissement, atténuée, toutefois, par la baisse des dépenses de fonctionnement ».Les intérêts sur la dette publique (88,8 milliards) et les dépenses en capital (280,7 milliards) ont en effet progressé respectivement de 47,3 milliards (+113,8%) et 8,8 milliards (+3,2%).

Toutefois, ces augmentations ont été amoindries par les  autres dépenses courantes  qui se sont contractées de 13,3 milliards de FCFA, s’établissant à 222,1 milliards de FCFA durant la période sous revue.

Concernant la masse salariale, elle a enregistré une progression modérée de 0,9 milliard pour se situer à 140,8 milliards de FCFA à fin février 2021.

Quant à la hausse des investissements, la DPEE l’impute aux investissements financés sur ressources extérieures estimés à 151,9 milliards de FCFA et qui se sont confortés de 42,3% sur la période. De leur côté, les investissements financés sur ressources internes, évalués à hauteur de 128,8 milliards, ont enregistré une baisse de 22% par rapport à la même période de 2020.

Pour ce qui est des ressources,  leur niveau est en baisse de 3,3% par rapport à fin février 2020. Elles sont constituées de recettes budgétaires chiffrées à 320,6 milliards de FCFA et de dons estimés à 26 milliards de FCFA. Le repli de ces ressources est essentiellement imputable aux recettes budgétaires qui se sont contractées de 14 milliards (-4,2%), en liaison avec la baisse des recettes non fiscales (-8,3%) et fiscales (-4%). En effet, ces dernières, évaluées à 308,2 milliards, ont baissé de 12,8 milliards à la faveur, notamment, de la baisse des impôts directs, des taxes sur biens et services intérieurs et de la TVA à l’import qui se sont amoindris respectivement de 11,4 milliards, 24,1 milliards et 0,9 milliard pour se situer à 117,6 milliards, 57,8 milliards et 56,1 milliards à fin février 2021.

En revanche, la DPEE souligne que les droits de porte (36 milliards), les droits d’enregistrement (10,5 milliards) et le Fonds de sécurisation de l’importation des produits pétroliers (FSIPP) de 17,1 milliards, ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 1,7 milliard (+4,8%), 2,5 milliards (+31%) et 14,4 milliards (+533,7%). Les taxes rapatriées (PSE et COSEC), estimées à 7 milliards, suivent cette dynamique avec une hausse de 0,4 milliard, en glissement annuel.

La banque mauricienne Mauritius Commercial Bank Ltd (MCB) a annoncé l’octroi d’un financement de 60 millions USD ( dollars américains ) au Sénégal afin de soutenir les ambitions nationales d’électrification et d’utilisation du GNL dans le pays. Le financement représente l’engagement de prêt le plus élevé d’une facilité de financement de projets syndiqués de 140 millions USD à Karpowershi, principale filiale de la holding Turc Karadeniz Energy.

La facilité permet au navire amiral Karpowership d’exploiter son Powership de 235 MW le long des rives de Dakar depuis août 2019, soit environ 15% de l’approvisionnement du pays. Karpowership fournit de l’électricité à 11 pays dans le monde, dont 8 en Afrique, depuis des navires-centrales ou des plateformes flottantes, alimentés au fuel lourd ou au gaz.

Selon le responsable des finances spécialisées de la banque, Zaahir Sulliman, cet engagement s’inscrit dans le cadre de Success Beyond Numbers, la stratégie de développement durable du Groupe, qui vise à aligner le développement commercial, le progrès socio-économique et la rentabilité avec la notion de durabilité dans le temps.

« Le financement de Karpowership au Sénégal est un premier pas dans la bonne direction et nous sommes impatients d’augmenter notre participation à des projets qui favorisent la production d’énergie tout en favorisant le respect du climat et de l’environnement dans un effort pour augmenter le niveau de vie », a-t-il déclaré.

Le Powership ambitionne de passer prochainement à l’utilisation du fioul lourd au gaz dans le but de réduire significativement la facture énergétique du Sénégal avec un effet d’entraînement positif sur les coûts d’électricité, conformément au plan sénégalais de diversification de son mix énergétique.

Dans le cadre du projet entrepreneuriat numérique féminin, ce sont 23 300 femmes qui seront formées et encadrées. Ainsi, près de 900 entreprises dirigées par des femmes qui seront créées à travers la mise place d’un fond de 500millions de FCFA d’appui par an à la transformation des entreprises de femmes.

Selon le ministre de l’économie numérique et des télécommunications, Yankhoba Diatara, ce projet permettra en outre de renforcer l’accès à l’information et à l’implication des femmes dans l’innovation et l’entrepreneuriat numérique pour positionner les femmes et les jeunes filles sénégalaises en particulier dans une trajectoire de développement durable.

Etabli sur une durée de cinq ans, ce est exclusivement dédié aux femmes afin de leur faciliter l’accès au renforcement de compétences numériques et managérial.

La phase pilote est axée sur les régions de Kaffrine, Dakar, Thiès, Diourbel, Saint- Louis et Ziguinchor. Mais son extension est prévue sur l’ensemble du territoire national.

Lancé le 29 mars dernier à Kaffrine, le ministre s’est engagé, avec ses collaborateurs à « assurer la mise en œuvre et le fonctionnement efficace d’un dispositif commun d’accompagnement et de promotion doté d’un mécanisme de suivi évaluation pour faciliter le maintien durable des femmes dans le milieu de l’emploi et de l’entreprenariat numérique féminin. »

 

Tout semblait apparemment préparé d’avance. À la suite de l’annonce de la création de la Super ligue européenne dissidente de la Ligue des champions organisée par l’UEFA, la banque américaine JP Morgan annonce officiellement être sur le coup pour financer l’opération. Son investissement sera compris entre 4 et 6 millions d’euros.

JP Morgan qui mise sur une explosion des revenus marketing, de la billetterie et des droits télé, entre autres, pour le retour sur investissement devra verser 350 millions d’euros qu’elle avait promis à chacun des 12 clubs européens dissidents à la base de la création de la Super Ligue. Dans sa phase de matérialisation, le nouveau projet devrait, selon les projections, générer trois plus de revenus que la traditionnelle Champions league (C1). Soit plus de six milliards d’euros par an, répartis entre les 20 clubs participants, contre les 2 milliards d’euros actuels de la C1 pour 32 équipes.

Il faut par ailleurs noter que rien n’est encore définitif car l’instance européenne du football, l’UEF, soutenue par la FIFA, a promis qu’elle mettra tout en œuvre pour empêcher la matérialisation d’un tel projet de dissidence qu’il faut le noter, pourrait bouleverser profondément le football mondial tant dans son organisation que dans sa philosophie managériale. C’est un combat de titan qui s’annonce…

Rama Yade a été promue ce lundi 29 mars, directrice du pôle Afrique du prestigieux Think Thank américain dénommé « The Atlantic Council ».

Rama Yade qui avait déposé ses valises aux États-Unis vient de décrocher un poste qui la mettra sur orbite. Après avoir totalement disparu du paysage politique français depuis la chute de son mentor Nicolas Sarkozy, l’ancienne secrétaire d’Etat avait tourné la page en s’installant aux Etats-Unis. Et désormais, c’est depuis le pays de l’Oncle Sam qu’elle va pouvoir se reconnecter avec ses origines car son nouveau poste est lié à l’Afrique. En effet, depuis le 29 mars 2021, Rama Yade a été promue directrice du pôle Afrique du Think Thank américain The Atlantic Council qu’elle avait rejoint en 2019.

Fondé en 1961, l’Atlantique Concil est basé à Washington et son dirigeant est Jon Huntsman, Jr. Il est membre de l’Association du Traité Atlantique. En effet, il sied de noter que l’Atlantic Council est un think tank américain spécialisé dans les relations internationales. Il constitue un forum pour des leaders internationaux dans les domaines politiques, d’affaires et intellectuels. Il gère dix centres régionaux et des programmes fonctionnels liés à la sécurité internationale et la prospérité économique mondiale.

Lancé au sommet de Bucarest en 2008, le Réseau des jeunes atlantistes (Young Atlanticist Network) a rassemblé une communauté de leaders émergents qui partagent une vision de coopération euro-atlantique plus étroite fondée sur des valeurs communes. Grâce à des outils en ligne et des événements réguliers, ce réseau sert de forum pour un dialogue ouvert entre les jeunes atlantistes afin qu’ils puissent échanger leurs points de vue sur un éventail de questions internationales. En tant que lieu de rencontre, le réseau permet aux dirigeants mondiaux de s’adresser à la prochaine génération et de partager leur point de vue sur les problèmes actuels. L’organisation a plusieurs pôles géographiques et géopolitiques. Ainsi, Rama Yade dirigera le pôle Afrique qui fut créé en septembre 2009 avec pour mission de transformer les approches politiques américaines et européennes en Afrique en mettant l’accent sur l’établissement de solides partenariats géopolitiques avec les États africains et le renforcement de la croissance économique et de la prospérité du continent.

A travers la nomination de Rama Yade, l’Afrique aura désormais une interlocutrice   directe dont le travail consistera à produire une analyse des forces qui transforment la région, ainsi que des recommandations politiques pour les États-Unis et l’Europe sur la manière de promouvoir des relations plus étroites et productives avec l’Afrique.

Le pôle Afrique devrait, entre autre, promouvoir un partenariat renforcé entre l’Amérique, l’Afrique, les États-Unis et l’Europe, basé sur des valeurs partagées et des intérêts stratégiques communs, et engager son réseau d’entrepreneurs politiques, commerciaux et d’ONG pour développer des idées solutions aux défis régionaux et mondiaux.

Avant la nomination de Rama Yade, c’est l’ancien fonctionnaire du département d’Etat qui a servi comme diplomate dans l’ex-Zaïre, l’ambassadeur Alexandre Cohen qui donnait de la voix sur les questions de gouvernance politique, tout comme Tibor Nagy et Péter Pham. Désormais, c’est Rama Yade qui sera la tour de contrôle dans la region.

Face à la nouvelle romance entre les États-Unis et la France depuis le départ de Donald Trump, les réseaux d’influence de l’Otan positionnent une Française d’origine africaine à la tête du pôle Afrique du puissant groupe d’influence de l’Atlantique. C’est un message codé à l’endroit du mouvement d’émancipation en cours au sein de la jeunesse consciente du continent qui milite en faveur d’un nouveau leadership sur le continent.