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BREVES

Lors de sa conférence de presse organisée, chez lui, le mardi 12 janvier 2021, l’ancien directeur de la société Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, répondant aux accusations de son successeur, avait évoqué le marché de carburant liant les entreprises Pétrosen, Edk et Dakar Dem Dikk. Dans ses propos, il disait que le carburant était livré par des véhicules banalisés. Des déclarations qui semblent être loin de la vérité des faits.

En effet, Dakar Dem Dikk a, dans le cadre de son budget 2020, obtenu des fonds pour financer de carburant et de lubrifiants, dans le cadre du marché clientèle F-DT 019/2020. Ainsi, un avis d’appel a été lancé pour le marché précité alloti en deux lots. Lesquels sont l’approvisionnement en carburant et lubrifiants dépôt Ouakam, Gare AIBD, (HLM Grand Yoff) et Gare de Thiès et l’approvisionnement en carburant et lubrifiants dépôt Thiaroye, dépôt de Keur Massar et Gare des Parcelles Assainies. Et, d’après le recours de l’Autorité de régulation des marchés publics, à l’ouverture des plis, le 20 juillet 2020 six offres ont été reçues parmi lesquelles celles de Total Sénégal, de Vivo Energy et de Pétrodis. Et, selon toujours le document, après notification du rejet de son offre, le 21 août 2020, Total Sénégal a saisi la société Dakar Dem Dikk d’un recours gracieux par lettre reçue le 28 août 2020, auquel cette dernière a répondu défavorablement le 07 septembre 2020 à l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP). Non satisfaite de la réponse de l’autorité contractante, Total Sénégal a introduit auprès du Comité de Règlement des Différends (CRD) pour contester le rejet de son offre et l’attribution provisoire du marché relatif à l’acquisition de carburant et de lubrifiants, lancé par la société Dakar Dem Dikk. Le recours ayant été déclaré recevable, le CRD a ordonné la suspension de la procédure et sollicité de l’autorité contractante la transmission du dossier.

Sur ce, l’actuel directeur de Dakar Dem Dikk et son équipe se sont retrouvés dans un dilemme. Autrement dit, ils se sont retrouvés dans un blocage alors que les bus devaient rouler. Pour décanter la situation, le successeur de Me Moussa Diop a, sur ces entrefaites, sollicité Edk et Petrosen pour acheter du carburant. Ce, en attendant que le recours soit vidé. C’est ainsi, informe-t-on, que les deux entreprises sont intervenues dans cette affaire de carburant de DDD. Elles ont d’ailleurs respecté toutes les procédures. Ayant accepté de vendre du carburant à Dakar Dem Dikk, Edk a, toute de même confié le transport à une autre entreprise. Et ce que Me Moussa Diop a qualifié de véhicule banalisé n’est rien d’autre qu’un véhicule peint sous une couleur neutre et sans aucun logo d’une société quelconque. ALIOU DIOUF – EMEDIA

MOUBARACK LO

Le Sénégal traverse sa 2e vague de coronavirus. Mais, pour Moubarack Lô, il n’y a pas de montée en puissance de nouveaux cas de coronavirus. L’Economiste estime que les chiffres officiels livrés au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale ne montrent pas une montée de la courbe de contamination. « Il y a une évolution entre novembre et décembre. Au mois de novembre (2020), la maladie avait presque disparu. On avait très peu de cas par jour. Depuis le mois de décembre, on obtient en moyenne, 155 au quotidien. Nous sommes toujours dans cette dynamique. Si on doit monter en flèche, cela supposerait que les cas augmentent tous les jours et qu’on puisse passer de 150 voire 300. Mais, ce n’est pas ce à quoi on constate dans les publications du ministère. On considère qu’il y a une seconde vague, certes. Mais, que ce n’est pas exceptionnel. Même ceux qui étaient testés sont les cas symptomatiques ou bien les contacts qui ont une comorbidité ou des âges avancés », a fait savoir l’ancien conseiller technique à la Primature. M. Lô n’a pas manqué de préconiser une multiplication des tests pour la détection rapide au niveau communautaire. Cela, a-t-il estimé, permettra une prise en charge précoce.

Selon lui, « le couvre-feu permettra de réduire la progression de la maladie. Mais, il n’entre en vigueur que la nuit ». « Tant que vous n’avez pas cette mesure restrictive qui consisterait à empêcher les rassemblements, les transports publics y compris, vous ne pouvez jamais avoir 100% de votre objectif », a-t-il signalé.

 

Une Soirée macabre s’est produite hier vers 20 heures à Gabou dans le département de Bakel région de Tambacounda.  Suit à un cambriolage des hommes armés s’en sont  pris au gérant d’un kiosque  Warri et l’ont abattu à mort

Selon nos sources, les malfaiteurs ont pris la fuite après leur forfait emportant avec eux la recette.

La gendarmerie a fait le constat avant d’ouvrir une enquête sur cette affaire.

Un utilisateur de l'application WhatsApp, le 6 novembre 2020 à Bombay (Inde). (INDRANIL MUKHERJEE / AFP)

A compter du 8 février, des millions d’utilisateurs ne pourront continuer d’utiliser l’application que s’ils acceptent que celle-ci partage davantage d’informations avec Facebook.

Petit test : prenez votre téléphone, ouvrez l’App Store (si vous utilisez un iPhone) ou le Play Store (si vous êtes sous Android), et regardez le classement des applications les plus téléchargées du moment. En tête de classement, vous trouverez les messageries Signal et Telegram. Pourquoi un tel engouement ? Deux raisons sont à souligner. L’une est conjoncturelle : de nombreux partisans de Donald Trump, échaudés par les restrictions mises en place par les géants du numérique à l’encontre de leur champion, cherchent des réseaux sociaux de substitution à Twitter et Parler.

Mais la raison la plus importante est structurelle : WhatsApp, leader incontesté des applications de messagerie avec deux milliards d’utilisateurs, a récemment annoncé qu’il partagerait davantage de données avec sa maison-mère, Facebook. En quoi consistent ces changements ? Serez-vous concerné ? Quelles sont les alternatives ? Avec nos partenaires, nous vous en disons plus.

En quoi consiste le changement de politique d’utilisation des données de WhatsApp ?

Si vous utilisez WhatsApp, vous avez sans doute reçu ces derniers jours une notification vous demandant d’accepter, d’ici le 8 février, une évolution des conditions d’utilisation et de la politique de confidentialité de l’application. Comme le relève Le Monde, les utilisateurs situés hors de l’Union européenne et du Royaume-Uni doivent consentir à un troisième changement dans la manière dont WhatsApp s’associe « avec Facebook pour offrir une intégration entre les produits de la société Facebook ». Un point loin d’être anodin comme nous le verrons plus loin.

 

Un message de WhatsApp demandant aux utilisateurs de l'Union européenne et du Royaume-Uni d'accepter, d'ici le 8 février 2021, une évolution des conditions d'utilisation et de la politique de confidentialité de l'application. (FRANCEINFO)

Côté européen, l’avertissement prévient que certaines entreprises qui utilisent WhatsApp pour échanger avec leurs clients pourront passer par les serveurs de Facebook pour héberger leurs messages.

Contacté par Le Monde, Facebook indique que les utilisateurs seront à l’avenir « notifiés dans la conversation » lorsqu’ils échangent avec une entreprise qui a choisi d’utiliser ces services d’hébergement de Facebook.

Quelles sont les données que Facebook recevra depuis WhatsApp ?

Pour les utilisateurs hors-UE, Facebook ainsi que d’autres entités du groupe, comme Instagram, pourront recevoir de WhatsApp de nombreuses données personnelles précises, comme le numéro de téléphone de l’utilisateur, son nom et son adresse IP, ce qui permet de le géolocaliser partiellement. Facebook ne pourra toutefois pas « lire » le contenu des messages échangés avec les correspondants de ses utilisateurs car ceux-ci sont chiffrés de bout en bout.

Ces informations pourront par exemple permettre à Facebook et Instagram d’affiner le profil de leurs utilisateurs pour leur proposer de la publicité ciblée. Il s’agit d’un moyen pour l’entreprise de Mark Zuckerberg de commencer enfin à rentabiliser l’achat de WhatsApp, conclu en 2014 pour 16 milliards de dollars.

Serez-vous concerné(e) ?

Si vous vivez en Europe, beaucoup moins que les autres utilisateurs. Entré en vigueur en mai 2018, le règlement général sur la protection des données « encadre en effet la collecte des données des citoyens européens dans un cadre strict qui exclut une réutilisation commerciale », rappelle un quotidien de France.  Interrogé par le quotidien, un porte-parole de Facebook France a ainsi assuré que « WhatsApp ne partage pas les données des utilisateurs européens avec Facebook dans le but d’améliorer les publicités ou les produits commerciaux du groupe ».

Même son de cloche de la part de la responsable des affaires publiques de WhatsApp, qui a assuré que la mise à jour des conditions d’utilisation de l’application ne comprenait « aucun changement aux pratiques de partage de données de WhatsApp en Europe ».

 

Facebook France assure ainsi au Parisien que les données personnelles des utilisateurs européens de WhatsApp ne sortiront pas de l’application, et ne pourront être utilisées « que pour développer les fonctionnalités offertes aux comptes professionnels WhatsApp Business », selon Facebook France.

Que se passera-t-il si vous refusez ces nouvelles conditions d’utilisation ?

Vous avez pour l’instant la possibilité de ne pas accepter ces changements. Mais à partir du 8 février, votre compte sera suspendu si vous ne changez pas d’avis. Il ne sera toutefois pas supprimé : vous retrouverez votre compte et vos conversations en l’état une fois le nouveau règlement validé.

Comment faire si vous ne souhaitez plus utiliser WhatsApp ?

Vous pouvez supprimer votre compte en suivant la procédure décrite sur le site de WhatsApp. Attention, ce processus est définitif. Vous pouvez ensuite vous tourner vers Telegram ou Signal.

Lancée en 2014, Signal est considérée par les spécialistes comme l’une des applications de messagerie les plus sécurisées du marché grâce notamment à sa capacité de chiffrer de bout en bout messages ou appels audio et vidéo. Elle est vite devenue populaire parmi les lanceurs d’alertes et les journalistes, notamment grâce au soutien public d’Edward Snowden, à l’origine des révélations sur les procédés des services secrets américains pour surveiller les télécommunications. En février, la Commission européenne l’a même recommandée à ses équipes, en particulier pour sécuriser les échanges avec des personnes extérieures à l’organisation.

Pour mieux conquérir ses nouveaux utilisateurs, Signal a publié un tutoriel (contenu en anglais) pour les aider à importer facilement leurs conversations de groupe depuis une autre application de messagerie.

Sous une forte présence militaire, les Ougandais ont commencé à voter jeudi matin lors d’une élection présidentielle tendue, où le député et chanteur Bobi Wine défie le président sortant Yoweri Museveni, qui brigue un sixième mandat après 35 ans passés au pouvoir.

Dans la capitale Kampala, les opérations ont débuté peu après 7h (4h GMT), masques et gel hydroalcoolique à l’appui pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Les quelque 18 millions d’Ougandais ont jusqu’à 16h (13h GMT) pour se rendre dans un des 34 600 bureaux de vote du pays afin de choisir leur président et leurs députés.

LA JURNALISTE ARAME TOURE

Une perte de taille pour la Télévision Futurs médias. En effet, Arame Touré a présenté sa démission hier, mardi. Selon nos informations, la talentueuse journaliste a décidé de quitter la Tfm « pour convenance personnelle ». Pour rappel, la désormais ex présentatrice de Soir d’infos avait quitté la Dtv avant de rejoindre l’organe du Groupe futurs médias, il y a un peu plus d’un an.

 

Des cas de fraudes découverts dans l’armée ! C’est la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées qui donne l’information dans un communiqué de presse. Des bénéficiaires de pension invalides sont accusés de fraude sur les bons médicaux et pharmaceutiques. Et la rigueur du contrôle mené par la direction des services de santé et de l’intendance ont permis une baisse notoire de la facture mensuelle des ordonnances qui passe de 900 millions de francs CFA à 200 millions de francs CFA, soit une baisse notoire de 700 millions de francs CFA.

En effet, selon le communiqué, c’est suite à des vérifications opérées sur les états des bons pharmaceutiques du mois de septembre 2020 que des retraits de médicaments dans les pharmacies différentes, sur la même période, pour des bénéficiaires, ont été constatés. Et les résultats ont démontré que des carnets en doublons sont détenus par des pensionnés qui les utilisent pour des perceptions indues auprès de pharmacies agréées. Ainsi, informe-t-on, après identification des pensionnés et pharmacies concernées, la direction du service de la santé a demandé aux médecins de ne plus leur prescrire et aux pharmacies agréées de ne plus leur délivrer de médicaments. Après la découverte de ces actes de fraudes qui portent sur des millions de francs CFA, l’armée compte punir les mis en cause. Ce, parce que les Armées se réservent le droit de mettre en cause la responsabilité des auteurs de ces pratiques frauduleuses. Mais, pour l’instant, renseigne le communiqué : « une étude a été commanditée au plan interne pour sécuriser davantage le système de gestion des carnets de bons ».

MINISTRE DE L’ENERGIE

Malgré les retards liés au Covid-19, le Sénégal et la Mauritanie deviendront producteurs de gaz en 2023

(Agence Ecofin) – Bien que le développement de la province gazière de Grand Tortue a été retardé à cause de la pandémie du coronavirus, la production y démarrera dans deux ans. Ce délai aurait pu être plus long, mais l’engagement des parties prenantes a joué un rôle clé dans l’établissement de cet agenda.
L’année dernière, l’apparition du coronavirus a gravement affecté la poursuite des travaux de développement des projets pétrogaziers ainsi que les finances des entreprises du secteur. L’impact de la pandémie est tel que même si l’industrie table sur une légère reprise en 2021, certains projets d’exploration et de production ne devraient pas démarrer comme prévu cette année.

Malgré ce contexte délicat, la nouvelle ministre sénégalaise du Pétrole, Sophie Gladima (photo) a assuré que le début de la production de gaz naturel sur le champ Grand Tortue, situé à cheval sur les eaux maritimes sénégalo-mauritaniennes, commencera en 2023.

« De nombreuses activités liées au développement, telles que la mobilisation des ressources et des personnes, les phases de construction sur différents sites à travers le monde et les installations ont été touchées […]. Le Sénégal se concentre sur le développement de ses projets pétroliers pour atteindre son objectif de commencer la production à partir de 2023 », a-t-elle affirmé.
Lors de la phase initiale du projet, BP et Kosmos Energy extrairont 70 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour et produiront 2, 5 millions de tonnes de GNL par an. Les recettes issues de l’exportation de ces combustibles seront partagées à parts égales entre les deux pays voisins.
Si une grande partie de cette production sera exportée, le Sénégal prévoit de se servir de sa part de gaz pour produire de l’énergie. Le pays injectera le combustible dans ses réseaux de production électrique, notamment via le mécanisme LNG-to-Powership, qui consiste à produire de l’électricité sur une centrale flottante avec du GNL.
Un accord a été signé en septembre 2019 entre Dakar et le producteur turc Karpower pour installer l’infrastructure qui sera dotée d’une capacité de 235 MW, de quoi satisfaire 15 % de la demande du pays. Cette capacité sera ensuite injectée dans les réseaux de distribution contrôlés par la Senelec, la société publique concessionnaire de la production, du transport et de la distribution du courant.

Ce sera surtout le premier projet africain de production d’électricité à partir du GNL.

Par ailleurs, Sophie Gladima a rassuré les Sénégalais que les recettes gazières seront utilisées pour « construire une économie connectée et compétitive grâce à la réduction des coûts de l’électricité, au développement du Contenu local et à l’industrialisation».
Le premier projet pétrolier du pays dénommé Sangomar devrait aussi entrer en production en 2023, avec un plateau initial de production qui sera compris dans la fourchette 75 000 à 100 000 barils par jour.
Pour rappel, le développement de la phase initiale de Grand Tortue nécessitera des investissements de 4, 8 milliards de dollars, tandis que celui de Sangomar requerra 4, 2 milliards de dollars dont 18 % seront déboursés par l’Etat sénégalais.Olivier de Souza

STATU QUO AUTOUR DE LA QUESTION DU FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES : Un mal entretenu par majorité et opposition

Au cœur du débat public, la question du financement des partis politiques, remise au goût du jour par la menace de dissolution du parti Pastef brandie par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, suite à la campagne internationale de levée de fonds initiée par Ousmane Sonko, ne semble pas pour autant s’inscrire dans l’ordre de priorité des acteurs politiques. En effet, alors qu’ils tiennent de façon régulière des rencontres de concertations autour du processus électoral en vue de l’amélioration du système démocratique sénégalais, les acteurs politiques n’ont jamais posé de véritables actes dans le sens de faire bouger les lignes autour de cette question
Véritable serpent de mer au sein du débat politique au Sénégal, la question du financement des partis politiques, semble aussi vieille que le processus électoral sénégalais lui-même. Elle a été seulement remise au goût du jour et au centre du débat public en cours par la menace de dissolution du parti Pastef brandie par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, suite à la campagne internationale de levée de fonds initiée par Ousmane Sonko, président de cette formation politique et ses camarades en vue de financer leurs activités.
En effet, cette question de financement des partis politiques, régie par la loi 81-17 du 6 mai 1981 modifiée par la loi 89-36 du 12 octobre 1989 relative aux partis politiques a toujours alimenté le débat public, notamment à la veille des échéances électorales au cours des dernières années. Cependant, malgré la controverse qu’elle suscite au sein de l’opinion, cette question ne semble pas être une priorité pour les différents acteurs du jeu politique.
La preuve, depuis le code électoral consensuel de 1991, ils tiennent de façon régulière des rencontres de concertations autour du processus électoral en vue de l’amélioration du système démocratique sénégalais sans poser de véritables actes dans le sens de faire bouger les lignes autour de cette question du financement de leurs activités politiques. De l’autre côté, les différents régimes qui se sont succédé à la tête du pouvoir exécutif ont semblé également adopter cette même ligne de conduite autour de cette question.

Après le statu quo adopté par le régime socialiste du président Abdou Diouf et par le régime libéral de son successeur, Me Abdoulaye Wade, qui ont rangé dans les tiroirs de la République le fameux rapport du professeur El Hadj Mbodj sur cette question, l’actuel chef de l’Etat semble lui aussi s’inscrire dans cette posture.

En effet, après l’éclatement de l’affaire Lamine Diack, arrêté en 2015 relativement à la procédure de corruption active et passive présumée dans le cadre de l’affaire de dopage des athlètes Russes ouverte par la justice française contre lui, l’ancien président de la fédération internationale d’athlétisme qui a finalement écopé d’une condamnation à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis et 500 000 euros d’amende, avait lors de son audition par les enquêteurs indiqué avoir utilisé une partie des fonds incriminés pour financer l’opposition au président sortant, Me Abdoulaye Wade, lors de la présidentielle de 2012 au Sénégal. Une déclaration qui avait fini de plonger tout un pays dans une vive controverse occasionnant ainsi des arrestations au sein des responsables du parti libéral.
Seulement, comme par le passé, ce débat n’a pas pu apporter grand-chose à la problématique de financement des partis politiques. Puisque, lors du référendum organisé le 20 mars 2016 portant sur la révision de l’actuelle Constitution adoptée en 2001 sous l’ancien régime libéral, l’actuel régime s’est contenté seulement de réaffirmer au niveau des quinze points soumis à la validation du peuple sénégalais, le statut de l’opposition et de son chef que son prédécesseur avait déjà fait inscrit dans la charte fondamentale en passant sous silence la réforme de la loi relative aux partis politiques que d’aucuns jugent obsolète et inadaptée à la situation politique actuelle.
Pis, inscrits au menu du dialogue politique au sein de la commission cellulaire, les échanges autour de cette question du financement des partis politiques ont été renvoyés à l’après audit du processus et du fichier électoral par les acteurs engagés dans ce débat autour du défunt général à la retraite feu Mamadou Niang rappelé à Dieu, le lundi 28 décembre dernier.

 

 

Dans une campagne de levée de fonds internationale, le Parti Pastef d’Ousmane Sonko avait réussi à mobiliser plus de 150 millions de francs CFA. Un acte qui avait poussé le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome à évoquer la loi du 6 mai 1981 pour rappeler que les partis politiques ne peuvent bénéficier d’autres ressources que celles provenant des cotisations dons et legs de leurs adhérents et sympathisants nationaux et des bénéfices réalisés à l’occasion de manifestations.

Selon la même loi évoquée par le ministre de l’intérieur, tout parti politique qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal s’expose à la dissolution, conformément à l’article 4 alinéa 2 de la loi de 1981. Interpellé sur cette question, Me Doudou Ndoye a décrié l’attitude d’Antoine Félix Diome. « Je trouve que le ministre de l’Intérieur a fait preuve d’excès de zèle. Sur le terrain de la loi, les arguments, qui disent que Pastef n’a pas le droit de faire cela, sont faux. La loi est écrite. Ce n’est pas parce qu’on peut la lire, qu’on la comprend. Lire la loi ne signifie pas la connaître. La loi fait partie d’un système universel de normes. Une loi s’interprète par sa cause, son exposé des motifs et sa raison d’être », a expliqué Me Doudou Ndoye, indiquant que les sénégalais de la diaspora, membre du Parti Pastef ont bel et bien le droit de participer aux activités de leur formation politique. En outre, il a fait savoir que le Parti n’a pas à prouver la provenance de l’argent. C’est plutôt, à son avis, celui qui accuse qui doit apporter ses preuves. « Pastef n’a rien à prouver. La République c’est le respect des libertés. J’ai toujours été rebelle à toute dictature et à toute violation des droits de qui que ce soit dans mon pays. Ce que le ministre a fait n’est pas normal. Je ne suis pas d’accord avec lui. Toute personne qui défend cette thèse contre Pastef je la combattrai parce qu’en le faisant, elle me combat, elle combat le président Macky Sall. Je veux que nous garantissions les droits pour tout le monde. Je ne connais pas Ousmane Sonko. Je ne l’ai jamais vu de ma vie sauf au journal. Je ne sais rien de son parti. Mais, je défends les libertés », a soutenu Me Doudou Ndoye. Pour lui, Pastef ne peut pas être dissout sur la base de cette campagne de levée de fonds. Si on le fait, il prend l’engagement d’assurer gratuitement Ousmane Sonko et ses camarades devant les juridictions compétentes. « Si on le fait, je serai leur avocat, je vais au Conseil constitutionnel et au Conseil d’Etat pour leur défendre », prévient-il, déterminé.