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ALERTE

 

Mercredi soir, la procureure générale malgache Berthine Razafiarivony a annoncé l’interpellation de six individus ayant tenté d’assassiner le président Andry Rajoelina. Parmi eux, deux Français.

« Plusieurs ressortissants étrangers et malgaches ont été interpellés mardi, dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’Etat », a déclaré la procureure général de Madagascar à la presse. Selon Berthine Razafiarivony, deux soldats français à la retraite font partie des accusés. Le parquet aurait, entre autres, des preuves matérielles contre les interpellés. Le groupe aurait « échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation du chef de l’Etat et plusieurs personnalités malgaches ».

Ce n’est pas la première fois que des arrestations ont lieu après des accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat de Madagascar. Le 26 juin, à l’occasion de la Fête de l’indépendance, trois individus avaient été arrêtés. Ils voulaient, selon la justice, assassiner le bras droit du président Rajoelina, le général Ravalomanana.

Cette fois, c’est le président qui était directement visé. Les deux Français arrêtés, Philippe François et Paul Rafanoharana, sont des officiers français saint-cyriens à la retraite.

Berthine Razafiarivony a promis que « toute la lumière sera faite sur cette affaire ». Ironie du sort, le nom de Paul Rafanoharana, conseiller l’archevêque d’Antananarivo, avait été annoncé pour la primature lors du prochain remaniement ministériel. Philippe François, quant à lui, était le président du fonds d’investissement Tsara First et d’autres entreprises qui font office de partenaires de premier plan des entreprises publiques malgaches.

Madagascar connait une crise socio-économique de longue date, le pays a subi de plein fouet les retombées de la pandémie de la Covid-19. Sans oublier la sécheresse, les catastrophes naturelles, la famine, le chômage etc. Au niveau politique, la reconnaissance du statut des opposants a fait polémique ces derniers jours. Une loi voulait que les chefs de l’opposition soient au moins des députés pour que leur statut soit reconnu par la Commission électorale.

Quant à la tentative d’assassinat d’Andry Rajoelina, selon un communiqué du ministre de la Sécurité publique, sorti mercredi, l’enquête aurait pris plusieurs mois. On lit notamment que « la police disposait d’informations depuis six mois, mais ce n’est que maintenant qu’il y avait une opportunité d’arrêter les conspirateurs ». A Madagascar, où 90 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, cette tentative d’assassinat vient ajouter un peu plus à l’ambiance morose.

Une tentative de Coup d’État a été  déjouée à Madagascar par  les services de sécurité spéciales. Ceux-ci ont démantelé un commando s’apprêtant à attenter  à l’intégrité physique du président Andry Rajoelina.

Selon  les informations obtenues par Financial Afrik, les services spéciaux Malgaches étaient sur une pistes des élements  infiltrés dans le pays en complicité avec des relais sécuritaires internes. Un le plan de déstabilisation des institutions était en cours. Des armes, des munitions et une somme équivalent à 250 milles Euros ont été retrouvés sur ce commando composé de Franco-Malgaches et d’autres complices dont les identités  n’ont pas été dévoilées. 

Cependant plusieurs  personnes ont été appréhendées dont deux Français soupçonnés  d’avoir projeté d’assassiner le président Andry Rajoelina, a indiqué ce  jeudi la procureure générale de Madagascar.

  La  procureure Malgache qui s’est saisie du dossier a ouvert une enquête pour déterminer les tenants et les aboutissants de cette tentative  d’atteinte à la sécurité intérieure de l’ Etat


Le Mali a frôlé le pire. Son Président, le colonel Assimi Goïta, a échappé de justesse à une tentative d’assassinat au couteau, ce mardi, à la Grande Mosquée de Bamako.

Ce jour de fête a failli être transformé en une journée de deuil au Mali. En effet, ce mardi matin, en pleine célébration de l’Aïd el-Kébir, le Président malien, le colonel Assimi Goïta a été visé par une attaque au couteau menée par deux personnes, à la grande Mosquée de Bamako. L’irréparable a failli se produire après la prière, au moment où l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour effectuer le rituel de l’immolation du mouton.

« C’est après la prière et le sermon de l’imam, au moment où l’imam devait aller immoler son mouton, que le jeune a tenté de poignarder Assimi (Goïta) de dos, mais c’est une autre personne qui a été blessée », a confié à l’AFP, le régisseur de la Mosquée, Latus Tourè.

Même son de cloche chez le ministre malien des Affaires religieuses, Mamadou Koné également présent sur les lieux au moment des faits : « Un homme a tenté, tout de suite dans la Grande Mosquée de Bamako, de tuer le Président de la transition avec un couteau », a-t-il déclaré à l’AFP, avant d’ajouter que l’agresseur « a été bien maîtrisé ».

Selon les services de sécurité du chef de l’État malien, qui rassurent que « le Président est sain et sauf », il s’agit ni plus ni moins d’une tentative d’assassinat du colonel Assimi Goïta. « Nous sommes en train de mener l’enquête. Au moins une personne a tenté de l’attaquer avec un couteau, à la Grande Mosquée de Bamako, ce jour », ont-ils assuré. L’enquête pourra certainement apporter la lumière sur cette affaire.

Auteur de deux coups d’État en moins d’un an (août 2020 et mai 2021), le colonel Assimi Goïta s’est imposé comme chef d’État et a été investi dans ses fonctions depuis le 7 juin 2021, après avoir fermé la page Bah N’Daw. le moins que l’on puisse dire est qu’il est soutenu par son peuple qui semble valider ses agissements.

Le coordonnateur du mouvement Frapp France dégage s’est fait arrêter par les forces de l’ordre devant les locaux du ministère de la Justice.

D’après nos confrère de seneweb l’activiste n’avait  pas obtenu l’autorisation de marche. Par ailleurs il semblerait que ce dernier s’est présenté au ministère de la justice pour le dépôt d’une lettre. C’est qui paraît être une formalité anodine mais au vu du nombre de personnes qui l’ont escorté il a été finalement interpellé.

En effet, Guy Marius Sagna, était en compagnie des familles des 6 individus placés sous mandat de dépôt depuis 2018 dans l’affaire de la saisie record de drogue, voulait déposer une lettre.

Ainsi, les manifestants comptaient dire non « aux longues détentions, libertés provisoires et aux contrôles judiciaires à géométrie variable, à l’insécurité juridique de tous les citoyens et aux libertés provisoires pour Vieux Diop, Babacar Diop, Mamadou Niang, Seydina Mohamed Ndiaye, Dioula Sow, Alioune Badara Coly ».

Arrêté dans la soirée d’hier  par la Brigade de recherches de la Gendarmerie de Fedherb suite à une plainte de la 2Stv qui accuse la Tfm de vol de fréquences et de fraude, Ndiaga Ndour directeur de la télévision future media est arrivé  dans la cave du Palais de Justice.
Il a été déféré devant le procureur. Ainsi le parquet devra statuer sur son sort dans les prochaines heures, renseigne Libération Online.

Pour rappel, d’après les premières informations, la Tfm aurait volé les fréquences de plusieurs directs, dont les plus flagrants sont l’inauguration de l’autoroute Ila Touba, le concert de l’artiste-chanteuse Titi, le direct du récital de Coran avec Senico, le brouillage du Gamou de Shérif Mamina Aïdara et de Tafsir Abdourahmane Gaye, le jour même de la Korité, événement qui a été piraté et bloqué pendant une quinzaine de minutes.

D’après Eutelsat, ces retransmissions de la Tfm ont impacté le service d’Origines SA (propriétaire de la 2STV) sur le répéteur BW03. Ce, en rendant inexploitable ses capacités de transmissions attribuées au terme d’un contrat entre Origines SA et Eutelsat, signé le 15 février 2017.

 

 

 

 

L’onde de choc se ressent toujours en Haïti plus de 24 h après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Le Premier ministre par intérim Claude Joseph semble pour l’instant aux commandes du pays.

Claude Joseph est le sixième Premier ministre à Haïti en quatre ans. Il avait normalement quitté la primature et félicité son successeur nommé ce lundi 5 juillet par le président. Mais ce dernier n’a finalement pas pu prendre ses fonctions avant la mort de Jovenel Moïse. Claude Joseph prend donc les rênes avec peu de légitimité, souligne Marie Normand, du service International de RFI.

Sa première décision a été de déclarer l’état de siège sur l’ensemble du territoire, ce qui donne concrètement à l’exécutif des pouvoirs renforcés en matière de perquisition et également d’interdiction de réunion. Il a aussi décrété quinze jours de deuil national en hommage à Jovenel Moïse jusqu’au 22 juillet.

Claude Joseph n’a pas été confirmé par le Parlement, puisque celui-ci est caduc depuis janvier 2020, faute d’élections législatives tenues en temps et en heure. « Il est un Premier ministre de facto, il n’est pas question de se rabattre sur un quelconque article de la Constitution pour parler de sa légitimité, insiste Laënnec Hurbon, sociologue et directeur de recherche au CNRS, sur l’antenne de RFI. Il y a une crise de légitimité. »

Cette crise politique avait déjà court à l’issue des deux premières années de son mandat. Le président Jovenel Moïse était contesté. Le pays faisait alors face à une très forte inflation. Il y a aussi un rapport de la Cour des comptes qui le met en cause dans une affaire de possibles détournements de fonds. Dès lors, les appels à sa démission se multiplient ainsi que des mouvements sociaux comme « pays lock » (pays bloqué, en créole) qui paralyser le pays fin 2019. Sa légitimité même au pouvoir était contesté cette année. Une partie de l’opposition estimait qu’il aurait dû quitter le pouvoir dès le mois de février 2021.

L’assassinat est aussi intervenu, alors que depuis plus d’un mois les gangs contrôlent totalement plusieurs quartiers pauvres de Port-au-Prince. Cette mainmise et les affrontements entre bandes armées empêchent d’accéder par la route à toute la moitié sud du pays. Donc cette crise politique sécuritaire est complexe et surtout elle est lourde de conséquences pour la population haïtienne. Elle aspire à vivre une vie décente sans la mainmise des gangs et sans la corruption et l’impunité qui la privent du strict minimum.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir d’urgence sur la situation haïtienne. Dès mercredi soir, ses 15 membres ont adopté une déclaration à l’unanimité. Ils réclament que les auteurs de l’assassinat du président haïtien soient rapidement traduits en justice pour ce « crime odieux ». Le Conseil de sécurité a aussi « lancé un appel véhément à tous les acteurs politiques en Haïti afin qu’ils s’abstiennent de tout acte violent, ou de toute incitation à la violence ».

De son côté, Washington, très influent en Haïti, appelle à maintenir les élections présidentielle et législatives, prévues le 26 septembre.

Suite aux meurtres perpétrés sur le président haïtien Jovenel Moïse et de son épouse Martine Moïse,  les questions concernants les circonstances et les commanditaires de l’assassinat du chef de l’État et de son épouse demeurent nombreuses et sans réponse.

Qui a mobilisé ce commando composé d’individus parlant anglais et espagnol ? Pour l’heure, aucune revendication n’a été faite.

Mais quatre «mercenaires» impliqués dans l’assassinat du président haïtien ont été tués et deux autres ont été arrêtés, a annoncé mercredi soir le directeur général de la police nationale d’Haïti, Léon Charles. « Quatre mercenaires ont été tués, deux ont été interceptés sous notre contrôle. Trois policiers qui avaient été pris en otage ont été récupérés», a-t-il affirmé à la télévision.

Jovenel Moïse était un président largement décrié. L’opposition politique et une large part de la société civile réclamaient son départ du pouvoir, mais en aucun cas sa mort. Au contraire, ses détracteurs voulaient le voir poursuivi en justice afin qu’il réponde aux accusations de corruption et de détournements qui le visaient.

Son impopularité avait aussi grandi face à la volonté de changer la Constitution par voie de référendum, alors que la loi haïtienne interdit les référendums constitutionnels. Mais une fois encore, cela ne semble pas être un motif pour organiser cette attaque ciblée, dans laquelle l’épouse du président a également succombé.

Par ailleurs, comment expliquer l’entrée d’hommes armés dans la résidence présidentielle pourtant sous haute surveillance, sans apparemment faire un seul mort dans les rangs de l’unité chargée de la sécurité de Jovenel Moïse ? Comment ce commando a-t-il ensuite pu partir sans être jamais inquiété ? Ces interrogations poussent désormais tout le monde à la plus grande prudence en Haïti.

 

 

 

 

 

En Haïti, le premier ministre sortant, Claude Joseph, a annoncé l’assassinat du président Jovenel Moïse, tué dans une attaque de commando armé dans la nuit de mardi à mercredi 7 juillet dans sa résidence privée. La première dame est quant à elle, blessée.

« Vers une heure du matin, un groupe d’individus non identifiés, dont certains parlaient en espagnol, ont attaqué la résidence privée du président de la République et ainsi blessé mortellement le chef de l’Etat », a annoncé le chef du gouvernement dans un communiqué cité par France 24. « Condamnant cet acte odieux, inhumain et barbare », le premier ministre appelle « la population au calme » et assure que « la situation sécuritaire du pays » est « sous contrôle ». « Toutes les mesures ont été prises pour assurer la continuité de l’Etat et protéger la Nation», a-t-il ajouté.

Jovenel Moïse était arrivé au pouvoir en 2017, après deux ans de transition et l’annulation à plusieurs reprises de l’élection présidentielle. En juin 2016, il avait finalement été élu dès le premier tour d’une élection marquée par un taux d’abstention proche des 80%.

 

Les prévenus en détention préventive dans l’affaire de la tuerie de Bofa Bayotte ont entamé une grève de la faim ce depuis mercredi.

Le journaliste d’investigation et écrivain, René Capin Basséne, présumé cerveau de cette tuerie ainsi que ses camarades réclament un jugement et  n’entendent abandonner leur combat tant que la date de leur procès ne sera pas fixée.

En effet ils sont écroués à la prison de Ziguinchor sous le régime d’un mandat de dépôt qui perdure depuis plus de trois ans maintenant. Mais pas que,ils protestent aussi contre les mauvaises conditions de détention.

À noter que ces individus ont été placés en détention aux lendemains de la découverte d’une quinzaine de jeunes hommes morts dans la forêt. Ce tragique massacre de la tuerie de 14 bûcherons dans la forêts de Bofa Bayotte en Casamance, dans le sud du Sénégal reste un épisode sombre et douloureux.

Pour rappel, des exploitants forestiers, essentiellement des jeunes, avaient été pris à partie le 6 janvier 2018 par un groupe d’hommes fortement armés, dans la forêt de Bofa-Bayotte, non loin de la frontière sénégalo-bissau-guinéenne, située dans la commune de Niassya.

Le bilan était lourd, 13 exploitants forestiers assassinés, 7 autres blessés dont 3 évacués à Dakar.

Ce vendredi, 25 juin, le projet n°10/2021 modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965, portant code pénal, qui prend désormais en charge les infractions liées au financement du terrorisme et la piraterie maritime a été, examiné en procédure d’urgence, et adopté par les parlementaires. Ainsi 70 députés essentiellement de la majorité avaient voté pour, 11 parlementaires ont voté contre pour zéro abstention.


Ce mercredi, les députés de l’opposition ont officiellement saisi le conseil constitutionnel pour l’annulation des lois portant modification du Code pénal et du Code de procédure pénale.

Cette initiative est pilotée par le député Cheikh Bamba Dieye. «Accompagné de maître Weinde Dieng Huissier De Justice à Dakar, je viens de déposer au nom de 21 députés de l’opposition au greffe du Conseil Constitutionnel une saisine pour annulation des lois 10-2021 et 11-2021 votées par l’Assemblée Nationale le 25 juin dernier », a déclaré le secrétaire général du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël sur son compte Twitter.

En poursuivant il déclare : « Qu’il soit porté témoignage que les députés de l’opposition devant Dieu et la nation ont usé de toutes les opportunités disponibles pour contrer ces lois liberticides,  ambiguës et anticonstitutionnelles ».