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BILAN DES JO DE TOKYO 2020: L’AFRQUE FAIT MOINS QUE RIO 2016 AVEC 37 MÉDAILLES

Tokyo a éteint sa flamme olympique lors d’une cérémonie de clôture ce dimanche, mettant fin à des Jeux olympiques sans précédent qui se sont déroulés sans spectateurs en raison de la pandémie mondiale du coronavirus.

Ainsi, une page se ferme sur une des quinzaines la plus extraordinaire dans l’histoire des jeux. 

En effet, reportés à 2021 à cause de la pandémie de covid-19, les JO se sont déroulés d’une façon inédite.

Il y a eu d’une part des manifestations fréquentes des Japonais qui s’insurgeaient contre la tenue de grands rassemblements en pleine pandémie compliquée davantage par la variante Delta plus contagieuse.D’autre part, ces JO ont permis de déclenché une nouvelle conversation sur la santé mentale des athlètes.

En termes de performance, le continent africain a obtenu 37 médailles soit neuf de moins qu’aux Jeux de Rio de Janeiro, au Brésil, en 2016, année record pour les médaillés africains.

Les athlètes Kenyans viennent  en tête du peloton africain, avec dix médailles, soit près d’un tiers des succès africains à Tokyo. Les Kenyans ont raflé la mise au marathon, où ils ont remporté la médaille d’or aussi bien chez les hommes avec Eliud Kipchoge que chez les femmes avec Peres Jepchirchir.

Pour l’Ouganda, les JO de Tokyo étaient de loin les meilleurs: quatre médailles amassées, dont deux en or. Un exploit quand on sait que les athlètes ougandais étaient rentrés bredouilles de Rio. En fait, il faut remonter jusqu’en 2012 à Londres pour voir un Ougandais monter sur le podium.

Au classement mondial, les États-Unis sont arrivés en tête avec 39 médailles d’or (113 médailles au total), soit une de plus que leurs rivaux, la Chine avec 38 médailles d’or (88 au total) et le Japon avec 27 (58 au total).

Exploits inédits

Au-delà du décompte des médailles, les Jeux à Tokyo étaient pleins de triomphes pour les athlètes africains.

Ahmed Hafnaoui, nageur tunisien de 18 ans, a fait son entrée sur la grande scène de la natation olympique à Tokyo, gagnant la médaille d’or dans la nage libre de 400 m, suscitant l’admiration de l’ancien médaillé d’or américain Michael Phelps.C’était la cinquième médaille d’or pour la Tunisie dans l’histoire des Jeux olympiques.

Hugues Fabrice Zango a livré sa toute première médaille olympique au Burkina Faso, au même jour où au Burkina, à milliers de kilomètres de Tokyo, on célébrait la fête de l’indépendance. Zango a gagné une médaille de bronze dans le triple saut avec un saut de 17,47 m.

Quant au Kenyan Kipchoge, il devient le premier athlète à conserver la médaille d’or du marathon à deux JO consécutifs depuis 1980.

Les athlètes africaines excellent

La Sud-Africaine Tatjana Schoenmaker, qui évolue aussi dans la natation, a remporté la médaille d’or dans la nage de brasse 200m. Au passage, elle bat le record mondial.

La sprinteuse Christine Mboma, 18 ans, ramène au pays une médaille d’argent du 200 mètres, la toute première médaille obtenue par une femme de Namibie.

« Les femmes africaines ont été vraiment exceptionnelles à ces Jeux, et c’est une bonne chose », a commenté Sonny Young.

Avec 18 médailles remportées, les athlètes africaines ont quasiment rattrapé leurs homologues masculins qui ont obtenu 19 médailles. Le Kenya, l’Ethiopie, et l’Egypte ont trouvé la parité totale entre médaillés hommes et femmes.

Les médailles qui ont été remportées par l’Afrique du Sud, le Nigeria, et la Côte d’Ivoire sont toutes autour des cous des athlètes féminines.

Controverses et déceptions

La controverse a entouré quelques athlètes africaines. La sprinteuse sud-africaine Caster Semenya n’a pas eu l’occasion de concourir car le Comité international olympique (CIO) lui reproche d’avoir des niveaux de testostérone trop élevés.

Les Namibiennes Beatrice Masilingi et Christine Mboma étaient elles aussi frappées par ces règles, interdites d’entrer en compétition dans le 400m.

« Les gens dénoncent cette mesure qui est impersonnelle et s’applique à tout le monde, mais dans les faits qu’on observe, s’applique beaucoup plus aux athlètes africaines », observe Yacouba Ouedraogo. « C’est dommage, parce qu’elles n’ont pas décidé d’avoir ce niveau élevé de testostérone— c’est la nature qui a voulu qu’elles soient comme ça ».

 

La capitale française, Paris, qui accueillera les prochains jeux en 2024, a affiché déjà une scène festive avec des milliers de personnes rassemblées non loin de l’emblématique Tour Eiffel, brandissant le drapeau national.

La mairesse de Paris Anne Hidalgo a reçu officiellement le drapeau olympique des mains de la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike.

Les athlètes africains savent d’ores et déjà à quoi s’en tenir pour briller au sommet des podiums olympiques de paris 2024

 

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