mardi, décembre 6, 2022
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“Luca Attanasio” une initiative pour l’internationalisation des entreprises italiennes en Afrique

La coopération entre l’Italie et l’Afrique vise à accompagner par la pratique l’internationalisation des entreprises italiennes en Afrique. C’est ce que dessine en réalité cette mission économique de haut niveau, qui se déroule à Dakar du 23 au 25 novembre 2022 pour explorer les possibilités de collaboration commerciale et industrielle entre entreprises italiennes et sénégalaises. Dans ces rencontres, selon le communiqué reçu par la rédaction de Africa7, les secteurs agricoles et du packaging au Sénégal, visent des ententes financières entre les institutions des deux Pays.
La mission s’inscrit dans le cadre des actions visant le renforcement des partenariats d’affaires entre l’Italie et le continent africain, dédiées à la mémoire de l’Ambassadeur Luca Attanasio, tombé victime d’une attaque meurtrière en République Démocratique du Congo le 22 février 2021. L’Ambassadeur Attanasio soutenait activement le développement des relations économiques et commerciales avec les Pays d’Afrique et cette mission ici à Dakar est en droite ligne avec son legs.
Au programme de l’initiative « Luca Attanasio” plusieurs partenaires sont présents à Dakar pour identifier avec les institutions sénégalaises les besoins des secteurs prioritaires. Une présence de haut niveau qui renforce de manière multiforme, la coopération. Les agences internationales comme l’ONUDI qui s’occupent des stratégies de développement industriel du Sénégal s’associent aux principales institutions internationales et financières comme l’UE, la BEI, la BM-IFC, ou la BAD
L’ambassadeur d’Italie au Sénégal Son Excellence Giovanni Umberto De Vito qui dirige la mission économique italienne, a également avec celle-ci rencontré dans les zones économiques spéciales, des chefs d’entreprises et visité les sites de production d’intérêt. Je me réjouis de cette mission au Sénégal, qui a été individué comme l’un des pays au plus haut potentiel de croissance en Afrique. Elle témoigne de l’attention grandissante que l’Italie accorde aux partenariats d’affaires avec le Sénégal et de notre volonté d’accroitre les collaborations gagnant-gagnant dans tous les secteurs. Grace à la combinaison des instruments d’internationalisation et d’accompagnement financier nous voulons renforcer la capacité des petites et moyennes entreprises de se positionner sur les marchés globaux. indique le diplomate
La mission est organisée par l’Ambassade d’Italie à Dakar, le Ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et par ITA/Agence pour l’internationalisation des entreprises italiennes à l’étranger.

QUELLE CHANCE POUR LES SÉLECTIONS AFRICAINES AU MONDIAL ?

Le tirage au sort n’aura pas été favorable aux cinq sélections africaines qualifiées pour le Mondial de football, qui doit s’ouvrir au Qatar le 20 novembre. Seul le Sénégal a été relativement épargné, mais il ignore encore s’il pourra compter sur sa star blessée, Sadio Mané.

Eto’o voit ses Lions sur le toit du monde

Samuel Eto’o, l’ancien capitaine et buteur des Lions indomptables, désormais président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), a toujours vu grand. Celui qui fut l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football africain avait prédit il y a quelques mois que le Cameroun serait champion du monde au soir du 18 décembre.

Ce panafricain convaincu a depuis développé sa prophétie : son pays affrontera le Maroc en finale, avec l’issue que l’on connaît. Et puisque cela ne coûte rien, Eto’o, dans un récent communiqué, a également annoncé la qualification de la Tunisie, du Sénégal et du Ghana pour les huitièmes de finale. « Les équipes africaines ont un gros potentiel, ont acquis de plus en plus d’expérience, et elles sont prêtes à remporter la Coupe du Monde », a-t-il martelé.

On aimerait bien sûr partager, même partiellement, l’optimisme d’Eto’o, lequel, en quatre participations à la phase finale avec les Lions, n’a jamais réussi à franchir le premier tour. Mais la réalité sera sans doute moins lumineuse pour les cinq mondialistes africains, dont aucun ne figure en haut de la liste des favoris (où l’on retrouve la France tenante du titre, le Brésil de Neymar, l’Argentine de Lionel Messi, la Belgique, l’Allemagne ou encore l’Espagne), ni même parmi les outsiders, mélange hétéroclite composé des Pays-Bas, du Portugal, de l’Angleterre, du Danemark, de la Croatie ou de l’Uruguay.

Quand Eto’o envoie ses Lions sur le toit du monde, Mohammadou Idrissou, son ancien coéquipier en sélection, se précipite pour le ramener à la raison. « Nous allons affronter au premier tour le Brésil, la Suisse et la Serbie, autrement dit un favori et deux bonnes sélections européennes. Alors, parler de titre mondial… Commençons déjà par essayer de sortir de ce groupe, ce qui sera déjà très compliqué. »

Les Lions indomptables ont des arguments, tels le gardien André Onana (Inter Milan), le milieu de terrain André-Frank Zambo Anguissa (Naples) ou l’attaquant Eric Maxim Choupo-Moting (Bayern Munich), alors que leur sélectionneur, Rigobert Song, est de plus en plus contesté, notamment pour ne pas avoir retenu Michaël Ngadeu, l’un de ses piliers.

Claude Le Roy, l’ancien sélectionneur du Cameroun, mais aussi du Ghana et du Sénégal, deux autres équipes présentes au Qatar, n’est pas offusqué par les prédictions d’Eto’o, même s’il les nuance. « Il a raison d’avoir des ambitions, de ne pas tenir des propos misérabilistes. Dans une phase de groupes, tout est possible, et je pense que le Cameroun, le Sénégal et à un degré moindre le Ghana peuvent se qualifier. La Tunisie et le Maroc aussi, même si, car il faut être objectif, ce sera très compliqué pour eux. »

Le Sénégal avec ou sans Mané

Le Sénégal a certes hérité du groupe à priori le plus abordable (Qatar, Pays-Bas, Équateur), mais Aliou Cissé, le sélectionneur des Lions de la Teranga, a appris le 9 novembre que son meilleur joueur, Sadio Mané, s’était blessé au péroné lors d’un match avec le Bayern Munich la veille.

RENDEZ-NOUS PAPE ALÉ NIANG … ( avec SENEPLUS )

La démocratie dans notre pays doit beaucoup à la presse libre. L’État doit se défaire des logiques de secte mafieuse fondant cette obsession du secret défense. Le pouvoir apériste s’est fourvoyé

Depuis des lustres, le peuple sénégalais est viscéralement attaché à la démocratie et ses corollaires, notamment la liberté d’opinion et l’Etat de droit. Ainsi, notre histoire politique, depuis notre accession en 1960 à l’indépendance sous le format néocolonial est marquée par divers processus de lutte pour le recouvrement de notre véritable souveraineté.

Ces luttes, dont la première phase ascendante ou point de basculement est la révolution de Mai 68, ont permis de faire tomber le mur du monopartisme et de la presse aux ordres du régime de prolongement du colonialisme français.

Cette trajectoire progressiste de notre histoire politique accéléra la libération du peuple et produisit, suite à des élections, deux alternances dans la direction du pouvoir suprême d’État. Beaucoup de patriotes ont payé, au prix de multiples privations de leurs libertés et parfois de leurs vies, un lourd tribut pour que vivent la démocratie, la justice et l’équité. Permettez-moi de rendre hommage à tous les combattants de la liberté et surtout à l’avant-garde du mouvement d’émancipation démocratique constitué d’acteurs politiques et ceux des médias porteurs de la liberté d’expression et du droit à l’information.

Sans conteste, la démocratie dans notre pays doit beaucoup à la presse libre et engagée qui opéra une véritable révolution culturelle dans les années 90 et 2000 en se positionnant comme les vigiles de la démocratie et de l’Etat de droit. Comme symboles de cette révolution des médias au service de l’intérêt exclusif du peuple et de la démocratie, je citerais, entre autres, Pape Alé Niang dont les “lives” sont adulés par le peuple car constituant la lumière face au contrôle judiciaire permanent de notre démocratie. En effet, le pouvoir apériste survenu à la suite de l’alternance d’Etat de 2012, s’est fourvoyé dans la logique du dépérissement de l’État de droit et du repli totalitaire comme modalités de conservation du pouvoir.

Les interdictions et répressions violentes de manifestations pacifiques, les arrestations et emprisonnements d’opposants politiques et activistes démocrates, les exclusions des compétitions électorales d’opposants challengers, les gros scandales financiers à partir des postures d’État, l’impunité érigée en règle pour certains membres du pouvoir sont autant de marqueurs de la déliquescence de la démocratie et de l’Etat de droit. Dès lors, sauver la République et la démocratie devient un impératif patriotique. Dans cette mère des batailles, Pape Alé Niang est un symbole qui contribue sans cesse au décloisonnement du repli totalitaire de l’État et à la déconstruction de l’instrumentalisation de l’appareil sécuritaire et judiciaire contre des opposants politiques. Ainsi il mena des investigations pour éclairer le peuple sur ce qu’il considère comme le complot d’Etat du siècle ourdi dans notre pays contre un opposant issu de la nouvelle génération de révolutionnaires panafricanistes.  Comme le disait Ernesto Che Guevera « on commence à mourir quand on commence à garder le silence face à l’injustice ». Il décida de ne pas commencer à mourir et rendit compte au peuple souverain. Dès lors, la mécanique fascisante du pouvoir se mit en marche, Pape Alé fut enlevé en pleine rue et embastillé sous le prétexte de la « protection du secret relatif à la défense nationale qui relève d’un régime juridique strict ».

La vague d’indignation déferlante au plan national et international et de demande de libération immédiate de Pape Alé est en porte à faux avec l’argumentaire de violation du secret défense. Le défi majeur des États démocratiques actuels est celui de la transparence et de la redevabilité. L’État doit se défaire des logiques de secte ou mafieuses fondant cette obsession de secret défense opposable aux tenants de l’Etat juste protecteur des libertés individuelles et publiques. Pape Alé Niang, sur la base de principes invariables de défense de la démocratie quel que soit le régime au pouvoir, a brisé ces logiques surannées de production d’injustices, de scandales et de complots. C’est pourquoi il est embastillé avec d’autres détenus d’opinion. L’État auteur de cette forfaiture est en situation de violation de la sacro sainte liberté d’expression et du droit de chaque citoyen à l’information. Il est temps d’arrêter la spirale de descente aux enfers de notre démocratie. Et comme le dit, si bien, l’artiste musicienne Ma Sané dans un récent post en guise de soutien à Pape Alé Niang : « Ne laissons personne piétiner notre démocratie et nous priver de notre liberté de citoyens. Il a fallu une lutte longue et acharnée de nos aïeux pour en arriver là ».

Quant à moi, je conclue en clamant haut et fort : Rendez -nous Pape Alé et tous les détenus d’opinion afin qu’ils retrouvent les chemins de la liberté et le combat pour la cause du peuple.

Prix du Meilleur reportage en migration : L’AJSM immortalise Ndaté Diop

L’Association des journalistes en migration et sécurité (AJMS) va tenir  la 3e édition du prix du Meilleur reportage en migration. La cérémonie de remise du prix dédié cette année au regretté confrère Ndaté Diop, est prévue le 24 décembre 2022. 
 
En effet, la Journée mondiale de la migration coïncide cette année avec la finale de la Coupe du monde Qatar-2022 prévue le 18 décembre. Il est devenu une coutume, chez les professionnels de l’information et de la communication regroupés au sein de l’AJMS, de célébrer chaque année la Journée du migrant par la remise du prix du Meilleur reportage en migration.
 
Par l’organisation de ce prix, l’association et ses partenaires incitent les professionnels de l’information et de la communication à faire des productions de qualité relatives aux questions migratoires. Les lauréats de la troisième édition auront à traiter, au choix, plusieurs thématiques. L’innovation de cette édition est le prix du Meilleur reportage dédié à Ndaté Diop. 
 
D’ailleurs, l’AJMS fera face à la presse vendredi prochain pour  le lancement de l’édition 2023 du prix.

Baisse des loyers : une décision inopportune, inopérante et incohérente…

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Monsieur le président de la République, améliorer le pouvoir d’achat des Sénégalais est louable à plus d’un titre. L’on ne peut alors que saluer cette initiative, qui arrive cependant après plus de dix années que vous êtes à la magistrature suprême de notre pays… Cependant, je ne peux manquer de me poser des questions sur la pertinence de la baisse unilatérale des loyers.

En effet, dans quel pays au monde, un Etat peut-il décider, «tout de go», d’imposer une baisse de revenus des opérateurs privés ? Le bon sens n’aurait-il pas voulu, après cette décision, que vous imposiez à Getran et à Teylium, la baisse du prix de vente de leurs appartements à Diamniadio ? C’est une simple question de parallélisme des formes. Monsieur le président de la République, tous ceux qui étaient autour de vous et qui ont applaudi, savent que votre décision est incohérente, inopérante, à la limite injuste. Il devait au moins y avoir dans la salle de la Présidence qui traitait du sujet, des personnes dotées de bon sens pour relever certaines incohérences, mais, même si vous leur disiez dit que «le Soleil se levait au Nord et se couchait au Sud», ils auraient applaudi… «Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute», disait Jean de la Fontaine, Matteo Ricci le compléta par «un ami flatteur n’est pas un ami. D’ami, il n’a fait qu’usurper le nom»…

Monsieur le président de la République, l’harmonisation des standings et le chiffrage des valeurs réelles des bâtiments devaient être un préalable à votre décision. Même à standing identique, les prix du loyer varient en fonction des lieux, et la différence est telle qu’elle ne se loge pas dans une fourchette.
Je ne peux cependant m’empêcher de vous faire d’autres remarques :
Monsieur le président de la République, vous avez le levier de la fiscalité pour faciliter l’accès à l’habitat. Nonobstant, tous les coûts induits, soit sur le coût du matériel de construction, 18% de Tva sur les travaux de construction immobilière, 45% d’impôts sur les revenus immobiliers. Je peux comprendre que ce sera mission impossible avec le déficit déjà abyssal sur le budget 2022, près de 1000 milliards de F Cfa à aller chercher.

Monsieur le président de la République, vous avez également le levier sur l’accès au foncier. Etendue sur 550 km2 pour une population de près de quatre millions (4 000 000) d’habitants, la valeur du mètre carré dans la région de Dakar a explosé. Si le mètre carré, qui s’achetait au Plateau entre 400 000 et 500 000 F Cfa avant 2000, coûte aujourd’hui entre 1 000 000 et 1 500 000 F Cfa, il se vend aux Almadies entre 500 000 et 700 000 F Cfa, et nous sommes dans les mêmes proportions au Point E. Baisser les loyers suppose une réduction du prix du mètre carré à Dakar. Vous en avez toute la latitude avec les terrains du domaine national, de les octroyer au franc symbolique pour les promoteurs immobiliers, ce qui impactera sur le coût de l’habitat.

Monsieur le président de la République, sous le régime du Président Abdou Diouf, les loyers de la Sicap et de l’Ohlm furent baissés de 40%, obligeant les promoteurs privés à ajuster leur loyer à la baisse… Cette politique était accompagnée d’un recentrage de ces sociétés immobilières à leur mission traditionnelle d’offre de logements sociaux et moyens standing, la Banque de l’habitat accompagnait le financement des coopératives d’habitat et l’auto construction, avec l’appui de la Direction de la monnaie et du crédit (Dmc) pour les fonctionnaires.

Monsieur le président de la République, les travailleurs immigrés seront certainement plus touchés par cette mesure. Ils se sont privés de tout, ils ont économisé centime d’euro par centime d’euro, ils ont bravé toutes les humiliations, le froid pour investir toutes leurs économies dans l’immobilier, afin de bénéficier d’une retraite paisible. Vous vous réveillez un bon matin, Monsieur le Président, pour leur servir : «Messieurs, vos revenus seront amputés de 30%.»  Les propriétaires-logeurs ne sont pas tous de simples citoyens. Parmi eux, il y a une bonne frange de sociétés locatrices privées. Et là, nous retrouvons des opérateurs économiques qui ont contracté des prêts bancaires, qui ont investi et qui remboursent sur la base d’un calcul qui a fixé les prix de location et dates de remboursement, sans tenir compte des risques de perte d’emploi que cette mesure pourrait engendrer au niveau des agences de location.

Monsieur le président de la République, on ne règle pas une logique de marché (offre & demande) par des décisions unilatérales, on ne règle pas non plus le problème des Sénégalais en essayant de les opposer… Le bon sens aurait voulu que vous rapportiez cette mesure… et que vous demandiez peut-être à vos collaborateurs, en particulier la fameuse «Farce Force», de réfléchir sur le triptyque Foncier-Fiscalité-Financement, pour régler le problème d’habitat de nos compatriotes…
Patriotiquement…

Lansana Gagny SAKHO
Membre du Cabinet du Président
Pastef les Patriotes

Mobilisation des militants et vente des cartes : Macky Focus 2024

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Macky Sall a procédé samedi, au lancement de la campagne de vente des cartes de son parti, l’Alliance pour la République (Apr), dans un contexte de débat controversé sur sa troisième candidature en 2024. Le désordre était indescriptible au siège des «marron-beige», sis à Mermoz. Une partie des membres du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) a semé la pagaille pour réclamer Ablaye Diagne à la tête de la structure. Ils ont forcé les barrages pour accéder au hall. Ces derniers étaient déterminés à se faire entendre. «Meer bu bess! Meer bu bess! Meer bu bess !», scandent-ils en chœur. Venu en pompier, Mbaye Ndiaye, directeur des Structures de l’Apr, n’a pas pu calmer leur ardeur. Ils ont régné en maîtres. Ils créent un mouvement de foule en criant. La panique s’empare des femmes, qui sursautent de leurs sièges pour échapper à la furie des jeunes.

«Laissez-moi parler à nos enfants. Ils sont trop engagés. Il faut être discipliné. Le président de la République m’a demandé de faire en sorte qu’avec tous les camarades, qu’il soit accueilli dans la discipline. Pas de violence, s’il vous plaît», exprime Mbaye Ndiaye. Le directeur des Structures de l’Apr n’a pas eu le temps de terminer son speech, qu’il est coupé net par un groupe de filles qui crie le nom de Ndèye Saly Diop Dieng. «Mesdames, si vous continuez, je vais appeler la police. Mais il faut arrêter ça. Ndèye Saly n’est pas indisciplinée. Vous ne rendez pas service à Ndèye Saly. Soyez disciplinées», répète M. Ndiaye.

Le tohu-bohu a duré plus d’une heure avant le démarrage de l’activité. Arrivée triomphale de leur leader, Macky Sall. Il est accueilli par des chants, des danses, des tam-tams. «Macky, avec Macky jusqu’à la mort. Vive le Président Macky Sall», chantent les apéristes. «S’il vous plaît ! S’il vous plaît, on s’écoute», tente de calmer le président de l’Apr.

«J’ai vu la force et la vitalité de notre parti. J’ai vu l’engagement de la jeunesse, la détermination des femmes. Il faut vendre les cartes pour occuper le terrain politique, mais également pour mieux organiser notre parti qui est la colonne vertébrale de la coalition Benno bokk yaakaar», déclare Macky Sall devant des militants et sympathisants enthousiastes. Il poursuit son discours : «Je comprends le dynamisme de la Cojer, du Meer. Camarades, l’heure est à la mobilisation, au combat. Un combat pour le Sénégal, pour son développement, pour l’avenir de la jeunesse, pour l’émancipation des femmes et le bien-être des populations.» Dans un contexte où l’opposition engage un combat pour lui barrer la route en 2024, le Président sortant a galvanisé ses troupes sans déclarer s’il sera ou non de la course à la prochaine Présidentielle. Il dira : «Nous sommes le parti majoritaire de ce pays. Alors, le moment est venu pour que toutes les militantes et tous les militants se donnent la main pour montrer à la population notre détermination à servir et à faire les transformations positives. Je demande aux responsables de toutes les structures du parti de se mobiliser comme un seul homme pour faire de cette opération de vente des cartes, le début du combat pour la victoire, pour montrer que notre parti est revenu.»
Le lancement de la vente des cartes du parti présidentiel s’est déroulé en présence de plusieurs responsables. Il y avait, entre autres, le chef du gouvernement, Amadou Ba, son prédécesseur, Mahammed Boun Abdallah Dionne, la présidente du Mouvement des femmes de l’Apr, Ndèye Saly Diop Dieng, le porte-parole du parti, Seydou Guèye, le ministre de la Justice, Pr Ismaïla Madior Fall, le président du Groupe parlementaire Benno bokk yaakaar (By), Oumar Youm, le ministre des Collectivités territoriales, Mamadou Talla, le président de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt), Benoît Sambou, le ministre d’Etat, directeur de Cabinet du président de la République, Abdoulaye Daouda Diallo, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale et coordonnateur de la Convergence des cadres républicains (Ccr), Abdoulaye Diouf Sarr, le Coordonnateur national de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), Moussa Sow.

Avec Lequotidien

Edito commun : « Le monstre trahit encore son serment »

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Sur une chaîne de télévision française en octobre 2015, Macky Sall, alors président de la République depuis 3 ans et demi, prenait l’engagement solennel suivant : « Vous ne verrez jamais au Sénégal pendant ma gouvernance, un journaliste mis en prison pour délit de presse. Les journalistes n’ont aucun risque au Sénégal. Ça, je le dis très clairement et je ne serai pas démenti. »
Sept ans plus tard, précisément le 9 novembre 2022, le journaliste Pape Alé Niang, directeur du site d’informations Dakarmatin.com, est raflé puis jeté en prison pour des… délits de presse. Rattrapé par l’histoire, le Président Macky Sall a bel et bien été démenti par ses propres services. En effet, c’est le procureur de la République, le bras judiciaire tout-puissant du pouvoir politique, qui a fixé les réquisitions ayant précipité l’emprisonnement de notre confrère à la prison de Sébikhotane.
On ne se consolera pas de constater que ce n’est pas la première fois que le Président Sall est pris en flagrant délit de violation de ses propres engagements devant le peuple sénégalais et même devant la Communauté internationale. Mais l’agression du 9-novembre contre la presse sénégalaise qui aboutit à priver de liberté un journaliste dans l’exercice de ses fonctions est autrement plus grave. Il s’agit d’une atteinte délibérée et intolérable aux droits sacrés et inaliénables que la Constitution du Sénégal, la Déclaration universelle des droits de l’homme et des Chartes internationales comme celle de Munich reconnaissent expressément à ceux et celles qui exercent le métier de journaliste. C’est clairement inacceptable !
L’arrestation de Pape Alé Niang en pleine rue alors qu’il vaquait à ses occupations – violence symbolique – et la diligence avec laquelle il a été privé de liberté est une opération politique kamikaze. Son but ultime est, au pire, de neutraliser les plumes et voix encore attirées par le réflexe professionnel de fouiner dans les placards à cafards des détenteurs de responsabilités publiques, au minimum de susciter une épidémie d’autocensures et de renoncements dans les rangs de notre profession. C’est inenvisageable ! Cette tentative d’assignation à résidence du journalisme de qualité entre les geôles de la médiocrité et les souterrains pénitenciers de la révérence est un mépris et une insulte à l’endroit de tous ceux qui ont fait le serment d’informer vrai en toutes circonstances. Dans son ouvrage « La valeur de l’information », Edwy Plenel, directeur co-fondateur de Mediapart, identifie « deux éléments décisifs » qui donnent sens au journalisme : « L’obligation envers la vérité et la loyauté vis-à-vis du public. » Au regard de cela, Pape Alé Niang doit-il rester encore en prison ? NON !
Cette affaire-ci est un véritable tournant porteur d’une jurisprudence fondatrice soit d’un musellement légalisé de la presse sénégalaise, soit d’un environnement de travail où les journalistes continuent de s’épanouir sous le contrôle de leurs pairs et des principes de liberté/responsabilité conformes aux fondamentaux de leur métier.
Ce qui se joue ici et maintenant est donc d’une gravité exceptionnelle pour l’avenir de la presse, des journalistes, de la liberté d’information, du droit à l’information pour le public. Avons-nous encore le pouvoir d’informer les Sénégalais en toute liberté ? Avons-nous toujours le pouvoir de choisir, en toute liberté, les orientations d’une mission de service public chevillée à la défense de l’intérêt général ? Avons-nous le pouvoir de refuser les injonctions – aimables ou directrices – qui infiltrent notre profession en la caporalisant au service d’intérêts privés couverts du manteau de la puissance publique ? Les « OUI » à ces questions ne dépendent que de nous, journalistes, et de tous les démembrements du peuple sénégalais attachés aux libertés de presse et d’expression. Les « NON » aussi.
Les soubassements politico-revanchards qui caractérisent ce dossier puent à dix mille lieux. Leur évidence est grotesque et manifeste. Ils sont les préliminaires d’une offensive visant à réduire au silence toutes sortes de contestations de nature à mettre en cause la volonté de puissance qui sous-tend la gouvernance actuelle du Sénégal. Les puissants enjeux politiques qui pointent à l’horizon, en particulier l’élection présidentielle de février 2024, en sont LA RAISON ESSENTIELLE. Les médias encore libres en sont LES CIBLES.
Après avoir fait semblant de dormir, le « Monstre » a dû quitter l’état de somnolence pour reprendre du service. La violence et la détermination avec lesquelles il a fait boucler en quatre jours l’étape d’incarcération de Pape Alé Niang menace fondamentalement la profession de journaliste, mais aussi le droit à l’information des Sénégalais. Du reste, il se satisferait bien que les journalistes sénégalais se transforment en chroniqueurs de chiens écrasés, de ragots de comptoir, de faits divers spectaculaires… loin des problématiques qui structurent l’état réel du pays.
Mais « Le Monstre » doit se convaincre – et définitivement – que les journalistes sénégalais n’acceptent pas d’être les victimes expiatoires des dysfonctionnements de ses pratiques politiciennes. Les hommes et femmes des médias qui ont fait le choix de servir l’intérêt public général n’ont pas vocation à être les otages de concepts fourre-tout dont les finalités servent en fin de compte l’affairisme de groupuscules privés de politiciens publics. C’est rigoureusement impensable !
Pape Alé Niang ne méritait pas un instant de passer une seule nuit en prison. Les motifs inavoués de son embastillement relèvent de l’instrumentalisation flagrante d’une justice au sein de laquelle l’hyper-puissance d’une marionnette enchantée dénommée Parquet a décidé de réduire nos libertés à leur plus petite expression, sur ordre d’un pouvoir politique en stage d’autoritarisme. Ce ne sont pas seulement les journalistes et les activistes qui font les frais de ces dérives liberticides, c’est aussi une certaine idée de la démocratie et de la séparation réelle des pouvoirs qui est en train d’être anéantie.
Avant d’être assassiné par des mercenaires du régime de Blaise Compaoré, le journaliste d’investigation burkinabè Norbert Zongo écrivait en 1993 que « les peuples comme les hommes finissent toujours par payer leurs compromissions politiques : avec des larmes parfois, du sang souvent, mais toujours dans la douleur. »
Pour nous Sénégalais, il est encore temps de réagir !
Libérez Pape Alé Niang !
PAN ! A bas le monstre !

EDITO COMMUN : Le monstre trahit encore son sermen

Sur une chaîne de télévision française en octobre 2015, Macky Sall, alors président de la République depuis 3 ans et demi, prenait l’engagement solennel suivant : « Vous ne verrez jamais au Sénégal pendant ma gouvernance, un journaliste mis en prison pour délit de presse. Les journalistes n’ont aucun risque au Sénégal. Ça, je le dis très clairement et je ne serai pas démenti. »

Sept ans plus tard, précisément le 9 novembre 2022, le journaliste Pape Alé Niang, directeur du site d’informations Dakarmatin.com, est raflé puis jeté en prison pour des… délits de presse. Rattrapé par l’histoire, le Président Macky Sall a bel et bien été démenti par ses propres services. En effet, c’est le procureur de la République, le bras judiciaire tout-puissant du pouvoir politique, qui a fixé les réquisitions ayant précipité l’emprisonnement de notre confrère à la prison de Sébikhotane.

On ne se consolera pas de constater que ce n’est pas la première fois que le Président Sall est pris en flagrant délit de violation de ses propres engagements devant le peuple sénégalais et même devant la Communauté internationale. Mais l’agression du 9-novembre contre la presse sénégalaise qui aboutit à priver de liberté un journaliste dans l’exercice de ses fonctions est autrement plus grave. Il s’agit d’une atteinte délibérée et intolérable aux droits sacrés et inaliénables que la Constitution du Sénégal, la Déclaration universelle des droits de l’homme et des Chartes internationales comme celle de Munich reconnaissent expressément à ceux et celles qui exercent le métier de journaliste. C’est clairement inacceptable !

L’arrestation de Pape Alé Niang en pleine rue alors qu’il vaquait à ses occupations – violence symbolique – et la diligence avec laquelle il a été privé de liberté est une opération politique kamikaze. Son but ultime est, au pire, de neutraliser les plumes et voix encore attirées par le réflexe professionnel de fouiner dans les placards à cafards des détenteurs de responsabilités publiques, au minimum de susciter une épidémie d’autocensures et de renoncements dans les rangs de notre profession. C’est inenvisageable ! Cette tentative d’assignation à résidence du journalisme de qualité entre les geôles de la médiocrité et les souterrains pénitenciers de la révérence est un mépris et une insulte à l’endroit de tous ceux qui ont fait le serment d’informer vrai en toutes circonstances. Dans son ouvrage « La valeur de l’information », Edwy Plenel, directeur co-fondateur de Mediapart, identifie « deux éléments décisifs » qui donnent sens au journalisme : « L’obligation envers la vérité et la loyauté vis-à-vis du public. » Au regard de cela, Pape Alé Niang doit-il rester encore en prison ? NON !

Cette affaire-ci est un véritable tournant porteur d’une jurisprudence fondatrice soit d’un musellement légalisé de la presse sénégalaise, soit d’un environnement de travail où les journalistes continuent de s’épanouir sous le contrôle de leurs pairs et des principes de liberté/responsabilité conformes aux fondamentaux de leur métier. Ce qui se joue ici et maintenant est donc d’une gravité exceptionnelle pour l’avenir de la presse, des journalistes, de la liberté d’information, du droit à l’information pour le public. Avons-nous encore le pouvoir d’informer les Sénégalais en toute liberté ? Avons-nous toujours le pouvoir de choisir, en toute liberté, les orientations d’une mission de service public chevillée à la défense de l’intérêt général ? Avons-nous le pouvoir de refuser les injonctions – aimables ou directrices – qui infiltrent notre profession en la caporalisant au service d’intérêts privés couverts du manteau de la puissance publique ? Les « OUI » à ces questions ne dépendent que de nous, journalistes, et de tous les démembrements du peuple sénégalais attachés aux libertés de presse et d’expression. Les « NON » aussi.

Les soubassements politico-revanchards qui caractérisent ce dossier puent à dix mille lieux. Leur évidence est grotesque et manifeste. Ils sont les préliminaires d’une offensive visant à réduire au silence toutes sortes de contestations de nature à mettre en cause la volonté de puissance qui sous-tend la gouvernance actuelle du Sénégal. Les puissants enjeux politiques qui pointent à l’horizon, en particulier l’élection présidentielle de février 2024, en sont LA RAISON ESSENTIELLE. Les médias encore libres en sont LES CIBLES.

Après avoir fait semblant de dormir, le « Monstre » a dû quitter l’état de somnolence pour reprendre du service. La violence et la détermination avec lesquelles il a fait boucler en quatre jours l’étape d’incarcération de Pape Alé Niang menace fondamentalement la profession de journaliste, mais aussi le droit à l’information des Sénégalais. Du reste, il se satisferait bien que les journalistes sénégalais se transforment en chroniqueurs de chiens écrasés, de ragots de comptoir, de faits divers spectaculaires… loin des problématiques qui structurent l’état réel du pays.

Mais « Le Monstre » doit se convaincre – et définitivement – que les journalistes sénégalais n’acceptent pas d’être les victimes expiatoires des dysfonctionnements de ses pratiques politiciennes. Les hommes et femmes des médias qui ont fait le choix de servir l’intérêt public général n’ont pas vocation à être les otages de concepts fourre-tout dont les finalités servent en fin de compte l’affairisme de groupuscules privés de politiciens publics. C’est rigoureusement impensable !

Pape Alé Niang ne méritait pas un instant de passer une seule nuit en prison. Les motifs inavoués de son embastillement relèvent de l’instrumentalisation flagrante d’une justice au sein de laquelle l’hyper-puissance d’une marionnette enchantée dénommée Parquet a décidé de réduire nos libertés à leur plus petite expression, sur ordre d’un pouvoir politique en stage d’autoritarisme. Ce ne sont pas seulement les journalistes et les activistes qui font les frais de ces dérives liberticides, c’est aussi une certaine idée de la démocratie et de la séparation réelle des pouvoirs qui est en train d’être anéantie.

Avant d’être assassiné par des mercenaires du régime de Blaise Compaoré, le journaliste d’investigation burkinabè Norbert Zongo écrivait en 1993 que « les peuples comme les hommes finissent toujours par payer leurs compromissions politiques : avec des larmes parfois, du sang souvent, mais toujours dans la douleur. »

Pour nous Sénégalais, il est encore temps de réagir !

Libérez Pape Alé Niang !

PAN ! A bas le monstre !

Coupe du monde Qatar 2022: Message de l’ambassadeur du Sénégal en Italie

La blessure de Sadio Mané ne laisse personne indifférent. Le Sénégal dans toutes ses composantes prie pour que le « Niantio » retrouve ses performances et ses coéquipiers.
Si, Mané, et l’équipe nationale reçoivent des prières et des conseils, le message de Son Excellence Dr Pape Abdoulaye Seck par ailleurs ambassadeur du Sénégal en Italie ne laissera pas les sénégalais indifférents. Du haut de son vécu , le diplomate se rappelle encore de certains faits qui avaient plongé des pays et de grandes équipes dans des incertitudes à la veille de compétitions internationales.

Nous reprenons pour les lecteurs d’Africa7, l’intégralité de “son message à la nation”

On est dans une incertitude, par définition, on subit celle-ci. Elle est différente du risque qui lui peut être géré du fait qu’elle est la probabilité d’occurrence d’un événement défavorable.
Il nous faut prier pour atomiser les conséquences de l’incertitude et engager, dès à présent, la gestion du risque. Cela signifie revoir notre dispositif de jeu avec une panoplie d’hypothèses .Ne pas agir ainsi c’est perdre, avant la compétition, notre concentration.
Ce ne serait pas la première fois que des leaders incontestés ratent une séquence décisive. J’ai ,en mémoire, l’absence du Grand Abedi Pelé à la finale de Sénégal 1992, celle de Khalidou au Caire…etc
Prions et retenons que demain va exister mais on ne sait pas quelle sera sa silhouette.
Prompt rétablissement à notre héros national Sadio Mané.
Dieu nous garde.
Sportivement.
Papa Abdoulaye Seck 
C’est dire aussi que l’académicien expert agricole, est un Homme multidimensionnel qui suit de très près les évènements sportifs et la plus haute compétition mondiale de football la 22ᵉ édition qui aura lieu au Qatar du dimanche 20 novembre au Dimanche 18 Décembre 2022

Le message de Keita Diao Baldé à l’équipe nationale

Aujourd’hui, il n’y a pas de place pour la tristesse dans ma tête et dans mon cœur.
La joie de voir mon pays représenté à la Coupe du Monde par ces 26 gars fantastiques et cette délégation qui sont comme une famille pour moi, est bien plus grande que tout le reste.
Le Sénégal pour moi, c’est le bonheur, l’humilité, la joie de vivre, le sacrifice, la famille. Le Sénégal est ma maison. Dans les semaines à venir, mon cœur sera à la maison, avec les garçons, au Qatar.
Je me sentirai le 27ème joueur du groupe, mais je serai surtout le 1er fan de ces couleurs, fier de voir l’équipe Championne d’Afrique se battre sur le terrain pour ce grand pays.
Je tiens à remercier le sélectionneur Aliou Cissé et la Fédération sénégalaise pour la proximité et le soutien dont ils m’ont témoigné en ce moment particulier, me faisant sentir au quotidien partie intégrante de l’équipe nationale.
Un immense merci également à mon club, le Spartak Moscou, qui ne m’a jamais fait manquer de tout son soutien pour être bientôt de retour disponible dans les meilleures conditions.
La réaction de Diao Balde