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AU SOMMET DE PARIS: MACKY SALL SE TAILLE UNE ROBE D’AVOCAT POUR L’AFRIQUE

Lors de la clôture du sommet sur la relance des économies africaine, tenu le 18 mai à Paris, le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a fait un plaidoyer visant à accorder plus de marges de manœuvres au continent africain dans le cadre de la mobilisation de ressources financières en vue de la relance de son économie. S’adressant à ses pairs africains et aux partenaires techniques et financiers, le président du Sénégal a soutenu l’idée d’un « assouplissement des règles de plafonnement de l’endettement et du déficit budgétaire, et une correction de la perception du risque d’investissement en Afrique, pour une notation plus juste, et donc des coûts de primes d’assurance moins élevés ».

Selon Macky Sall, trois obstacles majeurs plombent tous les efforts des pays africains. Il cite le plafonnement de l’endettement (à 70% du PIB pour les pays membres de l’UEMOA), le seuil limite du déficit budgétaire fixé à 3% du PIB, et le coût  » élevé  » des primes d’assurance, à cause d’une perception exagérée du risque d’investir en Afrique.

Sur ces trois contraintes, le chef de l’exécutif sénégalais a appelé à une réforme  » urgente  » des règles, notamment celles de l’OCDE sur les conditions d’octroi des crédits export.  » On ne peut pas appliquer les mêmes standards à des pays à forces et besoins inégaux « , a-t-il soutenu.

Il affirme que ces réformes faciliteront l’accès des pays pays africains aux ressources nécessaires au financement de leurs efforts de relance et d’émergence.

Outre ces réformes, Macky Sall a invité les pays membres du G20, qui recevront plus de 2/3 des nouvelles allocations de Droits de tirages spéciaux (DTS), à réallouer leurs quotas en appui aux efforts de relance des pays africains, sous forme de dons, de prêts concessionnels et semi-concessionnels à longue maturité. Pour ce faire, il mise sur l’implication des institutions internationales et africaines appropriées.

Il est envisagé l’allocation prochaine de nouveaux DTS à hauteur de 650 milliards de dollars $US, dont 33 milliards destinés à l’Afrique.

 

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