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Mois : mai 2020

Alfred Amedee Dodds (1842-1922) fut à la fois un brillant chef militaire et un administrateur.
Sous-Lieutenant à 22ans, Capitaine à 27 ans, Chef de Bataillon à 36 ans, Colonel à 45 ans. Il deviendra Général en Novembre 1892.
Il passa l’essentiel de sa carrière à œuvrer pour la pacification des colonies françaises en Afrique, notamment au Sénégal (Casamance, Cayor, Djolof et Fouta) et à la conquête du Dahomey (l’actuel Benin)
A son retour d’Indochine, le Général DODDS travailla dans la défense nationale avant d’être atteint par la limite d’âge en 1912. Il mourut en 1922 à l’âge de 80 ans.

Les origines d’Alfred Amedee Dodds sont intéressantes à connaître dans la mesure où elles nous édifient sur certains aspects du personnage.
Profondément anglo-normand, il appartient à la grande famille des mulâtres de Saint Louis. Son père est Emery DODDS et sa mère BILLOT.
Il fit ses études au Collège de Carcassonne dans le Sud de la France avant de fréquenter Saint-Cyr en 1862. VOYRON l’y avait précédé en 1858. Gallieni en 1868, LYAUTEY en 1873, MONTEIL en 1878, MANGIN en 1886, GOURAUD en 1888…y entrèrent après lui.
La conquête du Cayor en 1886 inquiète beaucoup les seuls chefs demeurés indépendants Alboury, Abdoul Bocar Kane du Bossea et Saer Maty du Rio.

Le Gouverneur CLEMENT THOMAS s’évertue à briser la « Ligue Tidiane. »
La colonne dirigée par DODDS reçu l’ordre le 7 Mai. L’escadron de spahis se rendra à Louga le 9 Mai, repartira le 12 pour NDIAGNE et CABDOU ou doivent se réunir le contingent du Cayor. Il emporta 4 jours de vivres, 120 cartouches pour Carabine et 36 pour revolver (ANS 1D44).
La troupe était composées de 182 hommes dont des européens et des guerriers du Walo, du Ndiambour et du Cayor. Elle s’est rendue à CABDOU le 18 Mai et à COKKI le 19 Mai.
La colonne entra à YANG YANG le 24 MAI à 4 heures du Soir. Pendant ce temps, Alboury se dirigea vers Warkhokh, puis Linguère, avant d’aller trouver asile Chez Abdoul Bocar Kane au Bossea.
Dans sa lettre aux habitants du Djolof du 28 Mai, il organisa à N’tieng l’élection de Samba Laobe NDIAYE.
Le Djolof est déclaré protectorat. Un nouveau traité fut signé le 3 juin et ratifié à Paris le 25 Août 1890.
En juillet 1890, le village de Kaedi est torpillé par les français en représailles contre l’accueil de Alboury par Abdoul Bocar Kane.

Alioune NDIAYE ex INSPECTEUR D’ACADÉMIE DE TAMBACOUNDA ET KAOLACK
Historien de formation, PRESIDENT DU MOUVEMENT POLITIQUE R3D (Regards Différents pour un Développement Durable.
aln.presidentr3d@gmail.com Tel 776352812

RELATIONS ENTRE ENVIRONNEMENT SCOLAIRE ET EDUCATION DE QUALITE.
Le constat est unanime sur les relations entre un « ENVIRONNEMENT SCOLAIRE SAIN et une éducation de qualité pour tous. » Cela est d’autant plus juste que l’état peu reluisant des constituants de base de l’environnement scolaire est considéré comme une des principales causes de la faiblesse des performances des élèves, et des déperditions scolaires. En effet, l’on peut par exemple s’interroger sur la valeur de nos enseignements sur l’hygiène et le lavage des mains dans une école sans point d’eau, la portée d’un enseignement livré à un apprenant mal nourri, mal soigné, le sens du maintien d’une jeune fille dans une école sans blocs sanitaires adéquats…
QUALITE DE L’ÉDUCATION.
Le concept de qualité renvoie à diverses représentations liées aux contextes et aux acteurs. De manière générale, la qualité émerge dans les écoles, établissements et les classes lorsqu’il y’a une amélioration sensible de l’environnement dans lequel l’élève travaille avec le matériel et une relation pédagogique pertinente. Cette approche de la qualité fait de l’environnement scolaire un facteur déterminant à prendre en compte. La qualité n’est pas un accident pas plus que la mauvaise performance n’est une fatalité. En réalité, la qualité se construit méthodiquement et se donne comme la résultante d’un processus patiemment mis en œuvre et savamment entretenu sur trois axes : curriculum, formation des enseignants et environnement scolaire.
ENVIRONNEMENT SCOLAIRES SAIN : le Paquet de Services Intégré (PSI) le paquet de services intégré est l’ensemble des activités et services qui concourent de manière interdépendante à l’amélioration de la qualité des apprentissages. Le PAQUET Minimal Intégré est distribué en quatre SOUS PAQUETS plus ou moins homogènes pour faciliter les interventions. Il est décliné ainsi qu’il suit :
– Le SOUS PAQUET GÉNIE CIVIL :
Comprend essentiellement le site, les salles de classe équipées, le terrain d’éducation physique et sportive, le point d’eau, les blocs sanitaires fonctionnels le mur de clôture, le dispositif de gestion des ordures et d’entretien préventif, la cour aménagée et le bois d’écoles.
– Le SOUS PAQUET SERVICE DE SANTE ET NUTRITION :
Comprend le dépistage, le déparasitage et la supplémentation, la cantine et le jardin scolaire.
– Le SOUS PAQUET PÉDAGOGIQUE :
L’éducation à la citoyenneté et à la protection, L’éducation à l’environnement, L’éducation à la santé et la nutrition, la formation en gestion, la maintenance et l’entretien préventif.
– Le SOUS PAQUET ORGANISATIONNEL :
Constitué des structures chargées de l’organisation, de la communication et de la gestion de l’environnement scolaire. Il comprend le Comité de Gestion de l’école/Établissement et ses composantes, le Gouvernement Scolaire et/ou la classe de service, les Collectifs des directeurs d’écoles, les Collectifs des Chefs d’établissement, les Tables de concertation locale…

ALIOUNE NDIAYE EX INSPECTEUR D’ACADÉMIE DE TAMBACOUNDA ET KAOLACK
PRESIDENT DU MOUVEMENT POLITIQUE R3D (Regards Différents pour un Développement Durable)
Email : aln.presidentr3d@gmail.com Tel 00221 77 635 28 12
Sources : DOC 9ème SNEB 2005.
UNICEF/PSI.

Le collectif pour le rapatriement des corps de sénégalais décédés du Covid-19 entame la bataille juridique contre l’État
Différents cabinets d’avocat sont saisis pour constituer la défense des familles et des personnes victimes de covid19 à l’étrangère.
Ce mardi le pool d’avocat composé de Me Assane Dioma Ndiaye, Me Adnan Yayha et Me Amadou Aly Kane dépose auprès de la cours suprême la requête de la diaspora contre l’interdiction par le gouvernement de rapatrier les sénégalais morts à l’étranger de covid19

Cette mesure de l’état jugée « illégale et informelle » selon Me Alioune Mbenda Ndiaye avocat au barreau de Malan n’a jamais fait l’objet de décret ni de circulaire. « C’est une simple déclaration du ministre de la santé et de l’action sociale Abdoulaye Diouf Sarr que son homologue Amadou BA a mis en pratique en instruisant les représentation diplomatiques et consulaires du Sénégal la rétention des passeports mortuaires

Le pool d’avocat au Sénégal est le mandataire des défenseurs des familles d’émigrés et du collectif, de Me Alioune Mbenda Ndiaye du barreau de Milan et de Madrid, de Me Issakha Ndiaye du barreau de Paris et de Me Pape Kanté du barreau de Montréal de la commission juridique du collectif pour le rapatriement des corps de sénégalais décédés du Covid-19
Alioune NDIAYE

Gouvernance traditionnelle versus gouvernance entrepreneuriale : leçons apprises au cœur du voyage dans les bois de la gouvernance publique
« Le cœur d’un grand leader, c’est le sacrifice »

Dès les années 90, les partisans de la nouvelle gouvernance et du nouveau management public plaident pour un renoncement aux paradigmes de l’ère industrielle et de la bureaucratie réglementaire. Des auteurs comme Osborne et Gaebler nous rappellent que trois approches sont possibles. L’une, traditionnelle, met l’accent sur la création de règles et de sanctions, sur la planification « top-down » au sommet, la levée des taxes, les subventions ainsi que sur la contraction des dépenses publiques. L’autre, novatrice, consolide des partenariats entre secteurs public et privé, identifie et encourage les quasi-marchés, agit sur les forces du marché, opère et échange avec les citoyens, les créateurs de richesse, d’idées et d’innovations, apporte l’assistance technique, accompagne, informe, partage la vision et se positionne en catalyseur des efforts de la société. Enfin, une approche avant-gardiste cherche à gérer l’évolution de la demande sociétale et à restructurer les marchés… Sans doute, il peut paraître difficile et irréaliste de choisir une seule d’entre elles; aussi, la nouvelle gouvernance combine-t-elle les deux dernières approches. En ce sens, l’Etat continue à gérer l’équité, les discriminations, les droits des citoyens, la stabilité et la cohésion sociale… Mais un changement durable n’est pas aisé, car il n’est pas sûr que l’élite se soit libérée de la tutelle facile des idées du passé et de la régulation répressive. Aussi, maintient-elle la gouvernance traditionnelle caractérisée par des investissements massifs sur les moyens dont la maintenance s’avère difficile et couteuse, qui consomment et détruit des ressources et la richesse, par des visions à court terme, la régulation paralysante, une planification lourde et couteuse, génératrice de multiples projets enchevêtrés et enfin par une approche « curative » de résolution alors que le mal a déjà eu lieu.
Quel Vortex stratégique ?
La pensée stratégique a besoin d’un modèle opérationnel, un vortex, concept que Saeb et Eigner développent dans leur ouvrage sur Dubaï . Et là, le nouveau management public rejoint plusieurs concepts, expérimentations et options stratégiques que des leaders transformationnels ont osé faire et fondés sur une vision qui répond à des questions essentielles : Quelles activités inclure dans un portefeuille stratégique de projets? Quel est ce portefeuille aux vertus transformationnelles ? Sur celle base (tremplin stratégique) peut-on s’appuyer pour accélérer la croissance et la transformation? Comment ? On est cœur de la pensée et de l’analyse stratégique, mais pour l’action et les transformations !

Quelle que soit l’approche, Bottom-Up ou Top Down, la tendance des modèles à succès a été de combiner la recherche-développement et la technologie, l’arrivée des universités et des centres de recherche, d’experts ingénieurs, toutes choses qui ont permis l’expansion des firmes et des infrastructures technologiques, le capital-risque, les partenariats avec les forces du marché. Cela suppose un Etat qui sait se focaliser sur l’essentiel et mobiliser des citoyens, élever les coefficients intellectuels stratégiques, des entreprises, les inventeurs parfois laissés à eux-mêmes et qui auraient pu engendrer la prospérité plus rapidement si l’Etat jouait ce rôle de facilitateur et de catalyseur… Le rôle des fonctionnaires n’est pas de faire certains choses à la place, mais de faire faire, ce que souvent ils n’ont pas pu ou ne veulent pas comprendre. En fait, il s’agit, par un leadership mobilisateur, de créer, de stimuler, d’accélérer, d’optimiser le vortex , c’est-à-dire ce tourbillon qui va tout démultiplier pour jeter les fondations de la transformation grâce au portefeuille stratégique de croissance qui permettra d’ajouter continuellement de la valeur. Il s’agit d’accélérer à partir de ce tremplin en s’ouvrant au futur tout consolidant la confiance généralisée des citoyens et du monde, de gérer une courbe de vie qui optimise des effets de levier et différentes positions stratégiques de naissance, de croissance, de déclin, de retournement, selon les cas.
Les enjeux de planification : la gouvernance anticipatrice en action

Il faut sortir de ce cheminement légué par le passé et miser une gouvernance entrepreneuriale anticipatrice qui privilégie des stratégies planifiées, itératives et proactives, qui offre à la société une trajectoire explicite où chacun comprend où l’on va et est conscient de son rôle… Mais cela est difficile pour une gouvernance égotiste et centralisée, incapable de comprendre que la gouvernance publique et l’Etat ont plus d’actionnaires qu’une entreprise et que ceux-ci votent, sanctionnent, se plaignent, se révoltent et que pour changer quoi que ce soit, ceux-ci doivent adhérer. En somme, lorsque les dirigeants sont égotistes et ramènent tout à eux, une telle approche aura du mal à s’émanciper. Retenons que la nouvelle gouvernance entrepreneuriale tolère une planification stratégique à tous les niveaux de la constellation des entités publiques et considère celle-ci comme vitale, car si la planification stratégique ne garantit pas que les décisions soient correctes, elle aide à reconnaître et à corriger les erreurs. Elle se réalise parce que des leaders transformationnels ont pu mettre en place un projet qui motivent plusieurs parties prenantes et acteurs à travailler vers une destination commune, vers l’action, car à elle seule, la planification stratégique ne suffit pas. De préférence, cette gouvernance dont il est ici cas invite à consolider un environnement où prévalent l’interaction entre l’Etat, le secteur public, les groupes bénéficiaires et les citoyens, la décentralisation, la responsabilisation des acteurs locaux, la coopération avec les ONG, à la centralisation, etc. Enfin, elle comprend et admet qu’il faut sortir de l’ornière qui fait que plusieurs gouvernants n’ont aucune idée de ce qui va leur arriver au-delà d’un an, en terme de revenus et de dépenses, de risques majeures pour la nation, etc.

Ce pari n’est pas gagné d’avance dans des environnements organisationnels complexes, car il faut une bureaucratie réformée, de l’expertise et des outils permettant de se focaliser sur les résultats, plutôt que sur des processus complexes. Faudrait-il alors la d’opérer de sérieuses réformes, de supprimer les duplications, les redondances et les chevauchements, d’asseoir une gouvernance qui coûte moins chère, fonctionne mieux, plus simple à manier. De nouvelles pratiques et de nouveaux savoir-faire s’imposent comme le « Downsizing », le réingineering, la gestion des performances, le management des risques, le rééquilibrage entre la gouvernance, le management et la surveillance… Mais un tel projet s’accommode mal de la seule perspective de politique politicienne.
Des résultats et des impacts pour les citoyens

Accélérer la transformation suppose probablement la gestion de consensus avec les actionnaires-citoyens, les groupes d’intérêts et les parties prenantes, au besoin l’opposition politique. Ce mouvement invite à des partenariats pour l’excellence, à des processus participatifs de coopération avec les organismes de la société civile et du secteur privé, une orientation vers les clients pour des résultats, des impacts et une valeur ajoutée. Lors des pérégrinations dans les bois de la gouvernance publique, nous en avons découvert sous forme de plateformes d’action, là-bas au sud, entre quelques projets de développement et les populations. Des managers et leaders bien avisés avaient su définir des principes de collaboration, intégrer et valoriser les savoirs endogènes. Au terme de ces pérégrinations de vérificateur d’Etat, était apparu l’évidence des bienfaits d’une culture organisationnelle qui améliore la confiance des gens en eux-mêmes et aux autres, du travail avec les citoyens pour identifier leurs besoins, de l’offre d’une contrepartie et de retours sur investissements. Ces leçons vécues sur le terrain commandaient l’équilibre stratégique des impacts sur les court, moyen et long termes de sorte à ce que les gens aient conscience de l’utilité et de l’impact des stratégies et politiques publiques sur leur vie.
Au total, le processus de planification stratégique doit partir des citoyens et aboutir à une allocation efficiente des ressources, sur cette base. Cette planification doit permettre de redéfinir la manière dont les services fonctionnent et sont octroyés, de renforcer le pouvoir de la confiance des gens en eux-mêmes et à résoudre les problèmes par eux-mêmes. Elle invite à renforcer la capacité des communautés à résoudre leurs propres problèmes pour les rendre capables de gérer et de contrôler leur propre environnement et non demeurer ou devenir des bénéficiaires passifs de prestations. Concrétiser de telles perspectives invite à assumer un certain nombre de défis, notamment d’éducation, d’alphabétisation, de renforcement des capacités, de méritocratie pour récompenser les impacts et les contributions, gérer des stimulants, motiver à la prise de responsabilités, etc.
En fait, pour atteindre ces résultats pour les citoyens, il faut opérer une claire distinction entre stratégie et mise en œuvre. De nombreuses études montrent que plusieurs belles stratégies sont peu réalisées, car, il faut, entre autres, des leaders catalyseurs convaincus et capables de motiver à l’action. Il faut aussi instaurer tout un système de management des risques stratégiques, organisationnels, opérationnels ou autres qui pèsent sur la nation. Ce leadership transformationnel et visionnaire réussit mieux s’il sait inspirer, soutenir, consacrer d’énormes efforts à renforcer la confiance des gens en eux-mêmes et entre eux, mobiliser par l’exemple, être visible et accessible, utiliser réseaux formes et informels, gérer des cycles de vie de projets et programmes. Une telle approche a besoin de clarté, de lisibilité et pourrait échouer dans des environnements structurels complexes qui ne séparent pas les niveaux stratégiques de définition des politiques publiques et les niveaux opérationnels de mise en œuvre (communes, agences gouvernementales, services régionaux, entreprises, centres de responsabilités, etc.), qui n’allouent pas les ressources à la mise en œuvre et qui n’évaluent pas leurs performances.
Conclusion

Au total, la gouvernance traditionnelle est réactive, curative, mise sur le court terme, est figée et privilégie la résolution des problèmes alors que le mal a déjà eu lieu, les investissements massifs et les moyens… Lorsque cela s’incruste et perdure, il devient difficile à changer, surtout pour le politicien traditionnel qui prend conscience que le prix à payer pour faire la politique et gouverner autrement est est trop risqué et trop coûteux, du moins à leurs yeux. La nouvelle gouvernance ici préconisée est complexe à réaliser dans un contexte où la conception que les leaders se font du pouvoir, de ses attributs, de ses finalités vise surtout la sécurisation, la reproduction du passé. Ce genre de défis a ainsi pour obstacles le manque d’humilité, la personnalisation due à la myopie de l’égotisme qui dénature les vrais fondements de la performance. L’impossibilité factuelle chez plusieurs leaders résulte de cet égotisme qui les pousse à penser que ce n’est pas EUX, c’est MOI et qui les amène à accorder peu d’intérêt à la primauté de la valeur ajoutée et à être convaincu que les œuvres des grands leaders ont su susciter l’adhésion à une vision et à un projet, comme source de haute performance dont parlait Charles Garfield. A notre sens, changer l’ordre des choses suppose une prise de conscience et une gouvernance des organisations repensée et plus entrepreneuriale, des profils libres de penser et d’agir et capables de dire non aux paradigmes du passé qui s’avéreraient désuets. Mais cela est difficile et les réformes requises sont dures à implémenter jusqu’au bout et invitent au sacrifice. Pour parler comme John Maxwell, « Le cœur d’un grand leader, c’est le sacrifice ».

En 1991, du 29 avril au 3 mais, quand des délégués africains comprenant des professionnels des médias et des militants se sont rencontrés à Windhoek, la capitale namibienne, très peu, parmi eux, auraient pu prédire, qu’une fois de plus, quelque chose qui façonnerait l’ordre mondial allait provenir d’Afrique. Cette année, le séminaire qui avait pour thème : « Promouvoir une presse africaine indépendante et pluraliste », organisé par l’Unesco, s’est clôturé par la Déclaration de Windhoek, appelant à une presse plurielle et indépendante, à une époque où les médias africains étaient, pour la plupart, encore, contrôlés par l’État.

La Déclaration appelait les institutions publiques de radiodiffusion à plus de professionnalisme et d’indépendance vis-à-vis de l’Etat central. C’était une décision audacieuse qui répondait au défi de l’époque, aux défis de la fin de la guerre froide et des règles du parti unique, et à la marche du progrès démocratique dans le monde entier. La Déclaration de Windhoek, ce produit africain, n’est pas seulement devenue la référence utilisée par l’Assemblée générale des Nations Unies pour déclarer le 3 mai, date de son adoption, comme Journée internationale de la liberté de la presse célébrée dans le monde entier ; elle a été utilisée comme base pour organiser des séminaires régionaux similaires conduisant à des déclarations telles que la Déclaration d’Alma Ata pour l’Asie centrale, la Déclaration de Sanaa pour le Moyen-Orient et la Déclaration de Santiago pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Toutes s’appuyant fortement sur la déclaration de Windhoek. A travers la Déclaration de Windhoek, les praticiens et militants des médias africains ont relevé le défi de l’époque et ont conduit et encouragé le reste du monde à le faire.
Au moment où nous commémorons cette date (3 mai), cette année, nous rendons un vibrant hommage à ces Africains visionnaires qui nous ont ouvert la voie. Nous les rendons hommage, cette année, dans des conditions très particulières, au moment où l’humanité, toute entière, fait face à l’un des plus grands défis auxquels elle n’a, jamais, été confronté, dans son histoire récente ; la pandémie COVID -19 qui dévore les nations. Cette infection respiratoire qui se propage est, certes, un défi médical, mais ne pourrait être traitée, efficacement, sans les médias dont le rôle est très important dans la sensibilisation et l’information autour de la pandémie. Ce qui place les journalistes et autres professionnels des médias au premier plan de l’effort collectif visant à informer notre continent des causes, du traitement et d’autres facteurs entrant dans le cadre de la lutte contre la pandémie. C’est pour cette raison que lors de cette Journée mondiale de la liberté de la presse, le Forum des éditeurs africains (TAEF) est solidaire et rend un hommage particulier aux journalistes, animateurs et autres agents des médias qui travaillent, nuits et jours, sur ce dangereux sujet qu’est le COVID-19
Le Forum des Editeurs Africains (TAEF) présente ses condoléances aux rédactions qui ont perdu des journalistes à cause de ce fléau à travers le monde et souhaite prompt rétablissement à ceux qui sont infectés et se battent pour survivre au Coronavirus.
Afin de contribuer à la sécurité des journalistes et autres agents des médias, TAEF travaille avec divers partenaires pour trouver et fournir des équipements de protection individuelle à travers toute l’Afrique, en particulier pour les petits médias qui ne peuvent pas s’approvisionner eux-mêmes.
TAEF est également préoccupé par l’impact dévastateur que COVID-19 a eu sur la vie et les économies à travers le continent, entraînant des pertes d’emplois, des réductions de salaire et la fermeture de certaines rédaction.. La pandémie du COVID-19 continue d’infecter des millions de personnes à travers le monde. Elle tue aussi des milliers de personnes. TAEF reconnaît également que de nombreux médias ; à travers le continent, connaîtront des difficultés et exprime sa solidarité à ces confrères et consœurs.
Les périodes de crise de l’ampleur du coronavirus nécessitent un leadership audacieux et visionnaire pour sauver des vies, des économies et des emplois. À cet égard, TAEF appelle les gouvernements et les grandes entreprises, y compris les rédactions, à travailler ensemble et à trouver des solutions pour conserver la pluralité des voix et des opinions dans les médias africains. Cela comprend, entre autres, la facilitation des publications d’éditions numériques à travers l’accès à internet à des coûts très abordables.
TAEF reconnaît également que la pandémie de COVID-19 a créé des défis, sans précédent, qui ont forcé les gouvernements, à travers l’Afrique, à mettre en œuvre des mesures spéciales qui ont un impact sur les libertés à travers le continent. Il s’agit notamment de la liberté de mouvement et de réunion.
TAEF demeure préoccupé par le fait que certains États africains ont utilisé l’épidémie de COVID-19 comme prétexte pour restreindre la liberté des médias. Le Forum des Editeurs Africains appelle, également, les gouvernements à plus de responsabilité et de transparence.
TAEF réitère son appel aux gouvernements à travers l’Afrique pour ce qui concerne le respect de toutes les libertés individuelles et collectives, particulièrement la liberté de presse et d’expression et exige que tous les journalistes emprisonnés dans le cadre de l’exercice de leur métier soient, immédiatement, libérés.
TAEF croit fermement que les Africains ont le droit d’accéder à une information fiable et vérifiable à travers des médias indépendants. En conséquence, TAEF travaille également avec certains de ses partenaires, dans le cadre de la création d’un portail continental où un contenu de haute qualité et vérifié, non limité à la pandémie, sera partagé par les médias africains à travers le continent.

Pour la postérité et par devoir de mémoire :
Fête du travail: Aly Baba: le parcours d’un pionnier jamais raconté à la nouvelle génération

Il est connu et très respecté en Italie pour avoir laissé des empreintes indélébiles dans la société italienne. Son engagement pour les droits civils et la dignité humaine est une constante qui l’a vu ouvrir des brèches encore inexistantes à travers le changement. Du mouvement associatif au mouvement syndical, de la Direction Nationale du Parti de la Gauche réformiste au cabinet du vice-ministre de l’intérieur en passant la jeune régionale, la trajectoire de ce natif de Rufisque mérite d’être racontée et documentée aux nouvelles générations. Plus de 30 ans d’engagements sans failles Faye est une valeur sûre que les autorités italiennes n’hésitent pas à solliciter pour profiter de son expertise. Il a toujours accepté les défis et a toujours œuvré avec clarté de vision et pragmatisme. Quand dans les hautes sphères du pouvoir en Italie où dans les cercles de réflexion on parle de questions liées à la gouvernance de l’immigration son nom est toujours parmi ceux qui sont cités. En 2006 alors qu’il était responsable nationale des politiques de l’immigration du Parti de la Gauche réformiste (le parti de Napolitano, D’Alema, Livia Turco et tant d’autres) Aly Baba était prédestiné au poste de secrétaire d’état au ministère du travail et de la protection sociale dans le gouvernement de Romano Prodi. C’est à la dernière minute que les négociations entre les forces de la coalition l’ont sacrifié. À l’époque certains disaient que c’est à cause de sa couleur et d’autres disent encore aujourd’hui que c’est à cause de sa religion affichée fièrement. L’intéresse-lui laisse les supputations et réponds toujours par « ce n’était pas écris ou peut-être ce n’était pas le moment ». Mais il ne s’agit pas de fatalisme qui est renoncement à avoir une ambition et de lutter pour la réaliser. En effet sa détermination est à la mesure de sa constance. Oui il se paye le luxe de passer là où il veut et de dire ses convictions sans arrogance. Il aime dire que « le compromis est une morale de l’intelligence pendant que la compromission est une intelligence sans morale ». Intègre, Aly Baba l’est pour avoir occupé des postes qui l’exposent à la spéculation sans jamais été cité dans un scandale

Venu pour des motifs d’études quand l’Italie n’était encore qu’un pays d’immigration il aura fait du chemin en Italie mais ses compatriotes sénégalais ne retiennent de lui que les récentes fonctions de conseiller de cabinet du vice-ministre italien de l’intérieur dans le gouvernement de centre-gauche entre 2013 à 2018.

Sociologue de formation, le parcours de ce natif de Rufisque est riche d’expériences que l’homme a toujours voulu mettre à la disposition de son pays et de sa communauté.
Aly Baba Faye est le premier noir africain responsable national de la politique syndicale en matière d’immigration.
ABF comme l’appellent ses proches fait partie de la première génération d’immigrés africains venus en Italie dans les années 80. Activiste il fonda l’associazione Doomu Senegal de Perugia avant d’œuvrer pour la création d’une association nationale. C’est avec des amis comme Bass Kébé qu’il a convoqué à Pise la première rencontre qui mettra sur pied une coordination des associations sénégalaise avec les doyens comme Alioune Badara Guèye, Mass Thiam, Touty Coundoul, Waly Ndiaye, Jeanine Turpin, Idris Sanneh, Adama Mbodj et tant d’autres membres fondateurs du premier regroupement d’associations sénégalaises d’Italie. A l’époque seul les sénégalais avait une association nationale. C’est à la CASI le mérite d’avoir porté le débat sur l’émigration sénégalaise dans les institutions sénégalaises et italiennes. Du côté du Sénégal c’est un mémorandum de la CASI présenté au Président Abdou Diouf qui ouvrira à la concession du droit de vote pour les sénégalais de l’extérieur 1993), la création d’un ministère de tutelle et l’institution d’un Conseil supérieur des sénégalais de l’extérieur.
Sur le plan de la promotion culturelle parmi les faits les plus marquants de la CASI il y’avait l’organisation du tour de la troupe nationale Daniel SORANO qui a sillonné durant un mois toutes les régions d’Italie. La CASI a été aussi acteur de premier plan pour l’organisation de la première conférence gouvernementale sur l’immigration en Italie après l’adoption de la loi Martelli qui porte le nom de l’ancien vice-premier ministre italien, le socialiste Claudio Martelli qui n’hésitait pas à appeler les dirigeants de la CASI pour leur demander un avis sur telle ou telle autre question concernant l’immigration.

La nouvelle génération retiendra d’Aly Baba Faye un vrai pionnier, un noir protagoniste de plusieurs combats contre le racisme et pour l’intégration des étrangers.
Courageux et déterminé Aly avait compris l’importance des recherches de Cheikh Anta Diop et la formule de Senghor de l’enracinement et l’ouverture. Son combat est un humanisme ouvert mais il faut toujours partir de soi. En situation d’immigration la réussite individuelle a plus de de sens quand elle trouve sa base dans la réussite collective.

A l’occasion de cette fête des travailleurs dans un contexte de crise sanitaire imposée par le covid19 ABF se souvient encore des péripéties qui ont marqué sa vie de syndicaliste en Italie.
Son parcours a laissé des traces significatives et ses héritiers sembles bien maitriser la leçon. La communauté sénégalaise d’Italie est aujourd’hui la plus représentée dans les associations syndicales, elle occupe les directions de presque toutes les instances locales, régionales et même nationales des différentes boites syndicales italienne. Selly Kane est l’actuel responsable nationale des politiques migratoires au niveau de la plus grande boite syndicale, la confédération des travailleurs italiens (CGIL), Ibrahima Niane élu secrétaire régional à Bergamo de la Fillea une filiale de la CGIL, Mamadou Makhtar Barry à Bolzano, Abdou Faye à Udine, Pape Tall à Parmes, Mamadou Tall à Padova, Massaer Diagne à Venise et tant d’autres. Des hommes et des femmes de valeur qui ont du mérite et qui honorent leur communauté, Aida Fall au sud à Lecce dans la région de Bari, Dyé Ndiaye dans la région toscane ou Soukaina Diatta à Pavia dans la Lombardie.

Enseignant universitaire et consultant, Aly Baba Faye, bénéficie de respect et de la considération de part et d’autre. Car autant il constitue une fierté pour la communauté immigrée, autant il est admiré et respecté par les autorités locales. L’exemple de ce natif de l’une des quatre anciennes communes doit inspirer non seulement la nouvelle génération qui a rejoint l’Europe ces quinze dernières années mais aussi et surtout les enfants de la seconde génération

Si les différents régimes sénégalais qui se sont succédés buttent encore à organiser la communauté et réussir certains accords ou projets de société avec la diaspora sénégalaise d’Italie, c’est parce que la politique politicienne est au-dessus des compétences mais l’expertise, la volonté de servir et le patriotisme demeurent pour une politique migratoire de qualité et une prise en charge formelle et administrative des préoccupations des émigrés et des expatriés.
Bonne fête à tous et à toutes
Alioune NDIAYE

Au nom des disparus, des sénégalais de la diaspora, réunis au sein du Collectif pour le rapatriement des corps des Sénégalais décédés à l’étranger (Sunu Néew, Sunu Réew), interpellent le président de la République.

À Monsieur Macky SALL
Président de la République du Sénégal
Avenue Léopold Sédar Senghor – BP 4026 – Dakar

Objet : Demande de levée de l’interdiction du rapatriement des sénégalais décédés à l’étranger du Covid-19

Monsieur le Président de la République,
Les Sénégalais de la Diaspora, réunis au sein du Collectif pour le Rapatriement des corps des Sénégalais décédés à l’étranger (Sunu Néew, Sunu Réew), souhaitent vous faire part de leurs inquiétudes et préoccupations suite à la décision prise par votre ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur au sujet du rapatriement des dépouilles de compatriotes victimes du Covid-19.
En plus de son caractère précipité et discriminatoire, cette décision comporte d’autres formes de violence qui se traduisent, notamment, par une stigmatisation insupportable des Sénégalais de l’extérieur.
La mesure est d’autant plus inconcevable qu’il existe dans les pays de résidence des émigrés, des services de pompes funèbres dûment habilités pour procéder à la préparation des défunts conformément aux rites religieux de ces derniers et dans des conditions de sécurité et d’hygiène strictes.
À cela s’ajoute l’inexistence de la moindre preuve scientifique pouvant établir l’éventualité d’une contagion entre une dépouille mortelle installée dans un cercueil hermétique et les vivants. Le transfert et de la consignation des cercueils par les services sanitaires de l’État du Sénégal, peuvent donc s’opérer sans aucun risque. De plus, il n’existe aucune mesure en vigueur interdisant le rapatriement des corps dans les pays de résidence des émigrés.
Compte tenu de tous ces éléments, le Collectif pour le Rapatriement des corps des Sénégalais décédés à l’étranger (Sunu Néew, Sunu Réew) vous invite à corriger cette injustice qui frappe directement une diaspora qui, déjà en proie à l’isolement dans un Occident confiné, n’a plus la force d’être triste. Elle demande seulement que s’amenuise voire que cesse cette souffrance qui vient s’ajouter au drame de la mort. La Diaspora demande à être replacée dans un droit fondamental, qui lui est aujourd’hui refusé.
Monsieur le Président, votre intervention est d’autant plus attendue que ce débat délétère, qui se poursuit depuis plusieurs semaines, contribue à phagocyter tous les autres sujets et empêche ainsi notre pays d’appréhender sereinement et solidairement, les conséquences économiques, sociales et humanitaires de l’après-Covid.
Pour rétablir la sérénité nécessaire à notre lutte commune contre cette pandémie, le Collectif réitère sa demande d’annulation de la mesure prise par l’État du Sénégal et qui est vue par la Diaspora, non seulement comme une injustice inacceptable, mais aussi comme une remise en cause claire de la dignité des défunts et de leurs familles.
Dans l’attente de la satisfaction de cette requête, veuillez, Monsieur le Président de la République, agréer nos salutations patriotiques distinguées.
Le Coordinateur international
PJ : Copies d’extraits d’informations
Ampliations :
– Ministères et services concernés
– Khalifes généraux du Sénégal
Pays représentés dans le Collectif : Chine, Qatar, Sénégal, Pays-Bas, Suède, Norvège, Ghana, Gabon, Mali, Italie, Suisse, Maroc, Argentine, Afrique du Sud, Niger, France, Allemagne, Portugal, Cap-Vert, Russie, Kuwait, États-Unis, Espagne, Argentine, Belgique, Angleterre, Canada, Indonésie, Turquie, Japon, Corée du Sud, Mauritanie et Luxembourg.