fbpx

Mois : avril 2020

Nous en savons un peu plus sur l’homme décédé ce jour dans son lieu de quarantaine. Selon des informations de Dakaractu, il s’appelait Dame Mangara. C’est le grand frère de l’ancien ministre du Budget et Inspecteur Général d’Etat Birima Mangara. Il a été placé en quarantaine à l’hôtel Virage car ayant été en contact avec son fils qui a été testé positif au coronavirus.
Durant sa quarantaine, il a été testé négatif au Covid-19. Il attendait son second test de confirmation. Mais il a été rappelé à Dieu ce matin dans son lieu de quarantaine à l’hôtel. Les prélèvements sont revenus négatifs au coronavirus.
Toute l’équipe de Dakaractu s’associe à cette douleur et présente ses condoléances au ministre Birima Mangara et à la famille éplorée.

Après le nauséeux contrat avec Akilee, c’est au tour de Petrosen de s’acheminer vers des remous. Et pour cause, l’arrivée de cadres de la Senelec promus à de hauts postes de responsabilité au détriment des cadres maison qui se sont battus pour faire de la société ce qu’elle est aujourd’hui.

Depuis l’arrivée de Makhtar Cissé à la tête du ministère du Pétrole et de l’Énergie, c’est le désordre total au sein du Département. La preuve, le climat n’est plus aussi serein à Petrosen. Sur place, rapportent des sources du journal Les Échos, Makhtar Cissé, le ministre de tutelle, de leur imposer «ses amis» qui étaient à la Senelec et qui y sont presque en disgrâce. Alors qu’en leur sein, il y a des compétences qui se sont toujours battues pour la boîte. Parmi ceux qu’on veut leur imposer, il y a Bachir Sall (Drh de Senelec), Oumar Sow (expert financier) et Oumar Kandé, chef de projet à la Senelec qui est à quelques mois de la retraite. Pire, entre le président du Conseil d’administration et beau-père de Macky Sall, Abdourahmane Seck dit Homère, et le Directeur général de la boîte, Mamadou Faye, c’est comme chien et chat. Et, c’est pour dire le moins.

BACHIR SALL, LE VEINARD VENU DE SENELEC

Notre interlocuteur ne peut pas comprendre qu’à 55 ans, Bachir Sall quitte son juteux poste de Directeur des ressources humaines (Drh) à la Senelec pour venir à Petrosen. «Un directeur à la Senelec, c’est beaucoup d’avantages… Pourquoi il a laissé tous les avantages pour venir ici ? Il faut qu’on nous dise pourquoi on l’emmène ici», soutient une source. «C’est l’ami de Makhtar Cissé, ancien enfant de troupe comme lui et coresponsable de tout ce qui s’est fait de bien et de moins bien à Senelec», ajoute une autre. «On ne laisse pas les nombreux avantages de Senelec pour Petrosen», embraye-t-il Un autre interlocuteur d’affirmer : «Il savait qu’il allait être viré de son poste de Drh à la Senelec et comme c’est l’ami de Makhtar Cissé, ce dernier a voulu le caser à Petrosen. Bachir Sall va être comme un Secrétaire général ou un poste équivalent, avec des pouvoirs qui ressemblent à ceux d’un Directeur général parce que l’actuel Dg Mamadou Faye s’occupe maintenant plus de technique que de management», soutient d’emblée notre source. ».

OUSMANE SOW, L’AUTRE CAS DE LA … BOAD

L’autre tête que beaucoup ne veulent pas voir à Petrosen, c’est celle d’Ousmane Sow. «Il pouvait venir et passer inaperçu, si tout s’était déroulé dans les règles de l’art. On nous dit que c’est un expert financier. Ousmane Sow est de la Boad, mais on l’a mis, dit-on, à la disposition du Sénégal et du ministère des Finances. C’est lui qu’on avait sollicité quand la Senelec était en restructuration. Maintenant, on l’amène pour qu’il s’occupe de la recherche de fonds», souligne ce cadre de la société. Qui précise que pourtant, les premières lignes de crédits ont été négociées par des techniciens, financiers et juristes de Petrosen, du ministère de tutelle et du ministère des Finances. Dès lors, la source trouve que c’est même un manque de respect et de considération pour ces gens que de se lever un jour, alors que le plus dur du travail a été fait, pour bombarder «quelqu’un à qui on va payer énormément d’argent». Notre interlocuteur est d’autant plus remonté que M. Sow, qui doit désormais«faire toutes les démarches et mener toutes les négociations pour trouver des fonds», ne devrait en aucun cas être nommé Directeur à la Petrosen. «Si c’est la Boad qui l’a détaché, il ne peut être qu’un conseiller financier. Mais quand il est venu,on l’a nommé Directeur. Comment quelqu’un qui est venu accompagner peut se retrouver dans l’organigramme de la société ? Pourtant à la Senelec, il était conseiller. Il y a anguille sous roche».

OUMAR KANDÉ «RECRUTÉ» À 59 ANS

Oumar Kandé est un autre cas. Il a été bombardé, selon Les Échos, patron du service informatique de Petrosen. «Notre département informatique nous suffit largement», assène-t-elle. Et de souligner : «Si c’est à cause des découvertes, ils peuvent déchanter. Pour l’arrivée des compagnies (nouveaux contrats), on parlait de 2023, mais ils devront attendre en 2025. Avec cette pandémie et la baisse continue du prix du baril, les compagnies vont tout arrêter». Aussi, note-t-il qu’à 59 ans, Oumar Sow ne devrait pas être choisi à la place des jeunes qui ne demandent qu’à faire leurs preuves.

«TOUTES CES COMPÉTENCES SONT À PETROSEN…»

Foncièrement contre ces «parachutages», notre interlocuteur note que «toutes ces compétences sont à Petrosen», mais aujourd’hui rétrogradées, alors que ce sont elles qui se battent depuis des années pour faire de la société ce qu’elle est. Si un appel à candidature avait été lancé et que les agents de Petrosen intéressés comme d’autres Sénégalais postulent et que les meilleurs soient choisis, ça passerait, mais imposer comme ça des gens, c’est inélégant. «C’est le forcing qui m’irrite. C’en est trop», clame-t-il.

LE PCA ET LE DG DE PETROSEN À COUTEAUX TIRÉS

L’autre problème concerne le président du Conseil d’administration. Il est à couteaux tirés avec le Directeur général. Non seulement il n’est plus légal avec la transformation de Petrosen en Holding, mais il n’aime pas le Directeur général Mamadou Faye, mais il lui met les bâtons dans les roues, se désole un cadre de la boîte. Et dernièrement, l’idée de mettre Gora Lô dans une Direction très importante de Petrosen fait son bonhomme de chemin. Mais, si cela se concrétise, ce serait la catastrophe. Les Échos promet de nouvelle révélations, tout aussi sulfureuses, à ses lecteurs. Affaire à suivre…

“Les vaccins ne sont pas toujours la bonne solution. Trouver un vaccin pour une maladie qui n’est pas immunisante… c’est même un défi idiot”, a confié le Pr Didier Raoult à Paris Match lors d’un entretien exclusif.

Le magazine Paris Match est allé à Marseille à la rencontre du “scientifique préféré des Français”. Le spécialiste controversé, connu pour ses positions tranchées, a notamment livré son opinion sur la recherche et sa quête effrénée d’un vaccin, sur la gestion de la crise sanitaire dans son pays et sur sa méthode de traitement privilégiée dont la désormais célèbre hydroxychloroquine.

Vaccin: “Un défi idiot”

Selon le Pr Raoult, l’élaboration d’un vaccin ne résoudra pas le problème: “Trouver un vaccin pour une maladie qui n’est pas immunisante… c’est même un défi idiot. Près de 30 milliards de dollars ont été dépensés pour celui contre le VIH, voyez le résultat!”, dénonce-t-il. “Quand on ne sait pas gérer une maladie infectieuse, on nous sort le coup du vaccin! Il est déjà difficile de vacciner correctement contre la grippe, alors contre un nouveau virus…”, ajoute-t-il. Selon lui, la probabilité que le vaccin soit efficace est “proche de zéro”.

Hydroxychloroquine

Au sujet de l’hydroxychloroquine, le Pr Raoult persiste et signe. Il rappelle que le médicament est le “traitement de référence” des infections du système respiratoire. Quant à l’azithromycine, il s’agit du “médicament le plus prescrit au monde après l’aspirine”, martèle-t-il: “Ce traitement est bête comme chou, c’est pour ça qu’il irrite”, confie-t-il à Paris Match. “Nos tests révèlent leur efficacité sur le virus lorsqu’ils sont combinés”, insiste Didier Raoult.

“Le consensus, c’est Pétain”

Après avoir rejoint le conseil scientifique, comité d’experts créé par le gouvernement, Didier Raoult a rapidement claqué la porte. Il explique les raisons de son départ: “On ne peut pas mener une guerre avec des gens consensuels. Le consensus, c’est Pétain. Insupportable. On ne peut pas décider de cette manière”, fustige l’infectiologue marseillais.

Quatre grands cerveaux, des fiertés de l’école et de la formation sénégalaise, des doctorants experts en problématiques de société se prononcent en faveur de la levée des mesures d’urgence. Ils sont le Dr Adama Ba Faye, réanimateur, le Dr Alboury Ndiaye, Docteur en sociologie, anthropologie et démographie, le Dr Khadim Bamba Diagne, enseignant, chercheur et écrivain, et le Dr Khadim Ngom, Cardiologue, ont co-signé une tribune dans laquelle ils poussent un cri de coeur en faveur de l’économie agonisante.

Conscients des graves répercussions socio-économiques de la crise sanitaire liée à l’épidémie à Coronavirus, les quatre docteurs “mousquetaires” plaident pour la libération de l’économie fortement dépendante de l’informel.

« Le 12 mars 2020, le Directeur Général de l’OMS annonce la pandémie du virus SARS-cov2 lors d’une conférence de presse à Genève. Dès lors, une urgence sanitaire sans précédent se présage contre un ennemi nouveau mais redoutable, un virus inconnu.

Son caractère récent explique la faiblesse des données épidémiologiques. L’Afrique est le continent qui a été touché en dernier et est le moins impacté jusqu’à maintenant. La Chine, source originelle du virus, a fermé une région, confiné et « tracé » à travers les Smartphones plus de 11 millions d’âmes, a réussi (malgré les critiques dont certaines fondées) à juguler l’épidémie et tout le monde veut faire comme la Chine. Que les pays qui ressemblent à la Chine fassent comme elle, rien de plus naturel et de plus logique. Que d’autres, complètement différents sur le plan économique, social, démographique, se mettent à faire comme elle, on ne peut pas trouver cela rationnel et approprié.

LE COVID NE FERA PAS DE DÉGÂTS EN AFRIQUE

La pandémie du Covid-19 a eu comme conséquences, en plus de la déstabilisation des systèmes de santé les plus robustes du monde, d’avoir créé une psychose qui bloque toute pensée toute stratégie de gestion de crise ainsi qu’une crise économique et sociale sans précèdent à l’échelle planétaire. Selon les données rendues publiques, en France, la mortalité du Covid-19 des moins de 45 ans est de 1% et de 92% pour plus de 70 ans. Plus prosaïquement, le Covid-19 est mortel pour des personnes âgées. La virulence du COVID 19 est très dépendante de l’âge et des comorbidités, 67 % des personnes décédées en France présentent des comorbidités. En Afrique subsaharienne en général, au Sénégal en particulier, les personnes âgées se font rares.

Au Sénégal, les plus de 70 ans ne font que 3, 55% de la population ; et les moins de 45 ans font plus de 88% selon les registres de l’ANSD en 2016. Le Covid-19 ne fera pas de dégâts en Afrique, pas parce que l’on s’est découvert le meilleur système de santé, mais parce que l’Afrique subsaharienne est jeune. La Chine, comme l’Occident, avec des niveaux de développement économique et sanitaire ont décidé de confiner complètement leur population. La stratégie a été efficace pour la Chine, un peu moins pour l’Occident qui n’a pas réussi un confinement total, parce qu’il s’y est pris un peu tardivement et avec moins d’efficacité essentiellement pour des considérations de liberté individuelle, de démocratie. Qu’importe ! Ces Nations ont une organisation socio- économique qui leur permet de confiner une grande partie de leur population à coups de chômage partiels et autres allocations sociales (Europe).

Le Sénégal, avec 1 million de familles vulnérables et 97% de l’activité économique entre les mains du secteur informel, peut-il, pour maitriser la propagation du virus, maintenir son économie à l’arrêt avec toutes les conséquences sanitaires et sociales qui y découlent ?

Au Sénégal, un certain nombre de mesures ont été mises en place notamment la fermeture des frontières, l’interdiction des voyages inter-régions, un couvre-feu de 20 h à 6 h du matin, le port obligatoire du masque, avec des résultats assez mitigés au vu de l’augmentation des cas et de la dissémination des cas dits communautaires. Il y a quatre manières de sortir d’une épidémie : trouver un traitement efficace ou un vaccin, acquérir une immunité collective ou la disparition spontanée du virus comme c’était le cas pour le SRAS.

DES RÉPERCUSSIONS SOCIO-ÉCONOMIQUES DÉSASTREUSES

Le but essentiel du confinement est d’éviter l’arrivée massive, dans une période de temps raccourci, de malades qui engorgerait le système de santé. Il a été efficace en Chine et même en Europe (diminution notable et progressive du solde de patients graves), qui entrevoit le déconfinement dans les prochaines semaines. Le couvre-feu et l’état d’urgence n’ont pas atteint cet objectif de diminution de l’incidence. Les mesures prises par l’Etat ont des répercussions socio-économiques désastreuses. Avons-nous besoin de continuer à bloquer tout un pays pour une pathologie dont on est certain que sa mortalité sera moindre partout en Afrique étant donné la jeunesse de sa population. Avons nous besoin de continuer une politique qui risque de précipiter une partie majoritaire du pays dans la misère ? L’Etat du Sénégal aurait-il la possibilité matérielle et financière d’assister ses citoyens « bloqués » dont la majorité occupe le secteur informel de l’économie ? Quelle est la vision à moyen et long terme au Sénégal ? Quel est l’objectif visé et quels sont les paramètres à prendre en compte pour lever ces mesures ? Quel est le stock de masques et de tests dont dispose le Sénégal ? Combien de lits de réanimations et de respirateurs sont prêts ? Notre propos n’est pas de dire qu’il ne faut rien faire contre le Covid-19. Il faut réadapter notre stratégie de manière rationnelle, pensée en fonction de notre plus grande connaissance du virus et de ses conséquences. Concentrons-nous sur la prévention et préparons-nous à pouvoir sauver les cas graves.

L’hospitalisation doit être réservée aux cas nécessitant une surveillance médicale et le confinement des autres cas est à poursuivre et à encourager. L’augmentation du nombre de lits de réanimation est cruciale pour la prise en charge des éventuels cas graves. L’augmentation du nombre de tests est indispensable pour avoir une idée exacte de la prévalence de la pandémie.
Nous ne sommes pas spécialistes de Santé Publique mais plutôt cliniciens, cardiologue et réanimateur. Nous nous occupons quotidiennement de patients graves atteints Covid-19. La mortalité en réanimation avec un service adéquatement équipé et un personnel bien formé a été considérablement réduite avec les nouvelles découvertes sur le Covid-19 notamment sur les complications thromboemboliques. Permettons aux populations de reprendre leurs activités économiques et leurs déplacements, en insistant sur les mesures barrières et la protection des personnes âgées et/ou porteuses de pathologies chroniques et surtout profitons-en pour équiper tous nos hôpitaux de service de Réanimation et de maladies infectieuses dignes de ce nom. Il y aura un après Covid, et ces structures amélioreront le système de santé du Sénégal.

Nous pensons également que la santé privée devrait être plus impliquée dans le dispositif de riposte. Quid des écoles ? Les nouvelles données ont tendance à montrer que pour les enfants, non seulement ils ne sont que très rarement atteints, mais ils sont peu transmetteurs du virus. Dans ces conditions, pourquoi pas discuter une réouverture des écoles ? L’ouverture des écoles va redynamiser l’activité économique qui est très mal en point. Le virus, de par sa rapidité et sa violence, a mis l’économie Sénégalaise en confinement depuis le mois de mars. Comme l’activité économique est portée à plus de 97% par le secteur informel qui est dans l’économie immédiate, alors le fait de respecter le mot d’ordre « restez chez vous » ralentit la production nationale. Nous sommes au deuxième mois d’un fort ralentissement économique, à partir du mois de mai, nous serons officiellement en récession et vu la situation actuelle dans le monde chaque pays doit développer ses propres stratégies de sorties de crise.

Dès lors, il devient nécessaire de se pencher sérieusement sur la gestion de la pandémie et les perspectives, parce que l’après crise peut être plus terrible pour nos économies si extraverties et vulnérables. Plus la crise tire en longueur, plus l’outil de production sera endommagé, plus la reprise sera difficile.

Le Président de la République a décidé de mettre un fonds de 1000 milliards pour amortir le choc. Ces 1000 milliards de FCFA du fonds COVID, représentent 10% du PIB et 25% du budget national, la dette publique va allègrement augmenter. Mais en période de guerre, nécessité fait loi. Les mesures sont pertinentes pour soutenir l’économie formelle. Le secteur privé va recevoir sur ce fonds 657.6 milliards, l’Etat gardera 178 milliards pour couvrir ses pertes de recettes, les couches les plus vulnérables vont recevoir 100 milliards (dont 64 milliards pour les denrées alimentaires qui visent 1.000.000 de familles avec une moyenne de 10 personnes par famille, soit 10.000.000 de Sénégalais 62.5% de la population) et le secteur de la santé 64.4 milliards.

SORTIR RAPIDEMENT DE LA CRISE POUR SAUVER L’ÉCONOMIE

Malheureusement, ces mesures ne sont valables qu’à court terme (maximum 40 jours). Donc, pour sauver l’économie d’une manière générale, il faudra sortir rapidement de la crise pour redémarrer l’activité il n’y a pas d’autres issue. En plus, sur les 1000 milliards, il n’y a pas de filet pour sécuriser le secteur informel. Sur 16 millions d’habitants il y’a moins de 400.000 salariés (public et privé) et plus de 97% des entreprenants au Sénégal sont dans l’informel. C’est vrai que l’informel ne paye pas d’impôts directs, mais paye des impôts indirects et la finalité de la décision c’est de soutenir toutes les couches de la population et l’outil de production des Sénégalais et des étrangers qui vivent parmi nous.

Nous ne subissons pas une crise économique, mais plutôt une crise sanitaire qui met l’économie en hibernation et l’effet rattrapage peut être très intéressant si nous gagnons le combat de la prévention. Parce que, tous les outils de production ne sont pas encore menacés et certaines grandes entreprises même tirent leur épingle du jeu (entreprises de télécommunication, les produits locaux, les grandes surfaces…).

En revanche beaucoup d’entreprises qui travaillent dans le transport aérien, le tourisme, l’hôtellerie, la culture, l’artisanat, le bâtiment, les agences de voyages, le loisir, la publicité, le commerce de vêtements, l’évènementiel et d’autres secteurs connexes iront en faillite par faute d’activités même après la crise.

RÉINVENTER UNE AUTRE AFRIQUE

L’autorité doit commencer à réfléchir maintenant sur l’économie post-Covid (politique de relance), au lieu et place d’une politique macroéconomique conventionnelle, à appliquer une politique de ciblage entre les ménages et les entreprises, car l’activité économique dépend du niveau de la demande pas de l’offre. Une nouvelle économie de distanciation physique doit être repensée basée sur la production et la transformation. Cette crise nous interpelle aussi sur la mise en place d’une industrialisation pharmaceutique et alimentaire. Il est nécessaire de reposer la consommation locale et rendre nos entreprises compétitives, dynamiser les chaines de valeur sous régionale pour au-delà de la sécurité alimentaire et sanitaire, chercher une souveraineté alimentaire et sanitaire. L’économie doit retrouver une espèce de normalité et de visibilité pour bien repartir mais avec tous les pays africains. Pourquoi pas réinventer une autre Afrique. L’Afrique doit arrêter de penser que la première chose à faire en temps de crise, c’est de demander l’aide des pays développés ou des institutions financières internationales.

Jadis, les pays du Nord avaient la solution et les pays du Sud avaient les problèmes, aujourd’hui on assiste à un changement brusque et profond du monde. Le virus a mis les pays du Nord à genoux et ceux du Sud résistent jusqu’à présent (prions que ça dure), alors apprenons à vivre avec le virus pour sauver l’économie de notre pays. Cette crise nous fait prendre conscience de l’extrême fragilité des communautés humaines dans lesquelles les solidarités sont à la fois organiques et mécaniques. Au sortir de cette crise sanitaire mondiale plus rien ne sera comme avant dans la gouvernance publique et la prise en charge des préoccupations des populations.

En effet, l’histoire événementielle de l’humanité nous enseigne que du chaos et des crises naissent parfois des volontés d’agir, des remises en question, des survivances réinventées et archaïques de la vie sociétaire. Avec cette crise, les logiques institutionnelles changent, les planifications les plus précises s’en trouvent bouleversées, de nouvelles formes de solidarités et de nouveaux paradigmes voient le jour. En réalité, l’humanité n’évolue que lorsqu’elle est face à des obstacles insurmontables, des périls graves ou des peurs existentielles ; l’homme n’est-il pas l’être du dépassement par excellence ?

Cette crise sanitaire mondiale à la fois grave et profonde, est un fait éminemment socioanthropologique car elle est à la confluence de la médecine, de l’économie, de la psychologie, du droit, de la politique, de la technologie, de la sécurité et j’en passe. Par conséquent, toutes les tentatives d’analyse doivent épouser le caractère multidimensionnel de la crise. La pandémie du Covid-19 met en lumière les fragilités de notre modèle social, les vulnérabilités de notre population aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural et révèle les failles de notre système de protection sociale. C’est un désaveu cinglant à l’égard de la société néo-libérale avec des élites déconnectées des réalités du terrain. Les populations sénégalaises formulent des difficultés d’accès aux services sociaux de base (santé, eau potable, éducation, protection sociale…).

GOUVERNER C’EST PREVOIR ET REPONDRE AUX PREOCUPPATIONS DES
POPULATIONS

L’une des fonctions essentielles de l’Etat c’est de satisfaire les besoins des populations en leur permettant de travailler, de se soigner, de se nourrir, de se vêtir et surtout de se sentir en sécurité. Il s’agit en quelque sorte de répondre à la pyramide des besoins telle que définie par MASLOW. Cette crise du covid-19 montre que notre modèle social n’est pas assez efficace pour combattre la pauvreté contemporaine, celle qui frappe un enfant sur deux, un jeune sur deux, une famille sur deux, et de plus en plus de travailleurs pauvres, je n’omets pas de citer les personnes du troisième âge et les femmes, couche vulnérable de notre société.

Le Sénégal compte actuellement plus de 16 millions de personnes, avec un taux de pauvreté ressenti évalué en 2015 à 56,5% (chiffres récents indisponibles sur le site de l’ANSD). Dans notre pays tout est prioritaire par voie de conséquence avant de décaisser 1 Franc de dépense publique il faut s’interroger sur l’utilité de cette dépense et surtout si cette dernière correspond à une priorité socio économique. La crise du covid 19 a révélé aux pouvoirs publics de tous les pays le bon ordre des priorités en consacrant un retour à un Etat providentiel, protecteur mais aussi stratège.

C’est un véritable retournement de situation dans la conception, le pilotage et la mise en œuvre des politiques publiques. Toujours est-il que la situation sociale des sénégalais les plus précaires risque de se dégrader davantage durant cette crise sanitaire. En matière d’alimentation, de logement, d’accès aux services sociaux de base, nous observons une exacerbation des inégalités sociales et économiques. Parallèlement, si les revenus des personnes qui travaillent sont restés stables, le chômage continue d’être une véritable bombe sociale et les factures de loyer et d’électricité n’ont pas baissé. Les personnes qui vivent des petits boulots et du commerce de proximité voient leurs revenus diminuer à une vitesse exponentielle. Cette situation va conduire inéluctablement une majorité de sénégalais à un basculement dans la grande pauvreté ou à un enfermement dans cette spirale de la précarité.

En définitive, cette crise agit comme un miroir grossissant des inégalités sociales au sortir de cette mauvaise passe, une politique de relance économique et sociale devra être mise en place au Sénégal. Ceci dans une double logique d’autonomisation économique (politique d’emploi des jeunes et entreprenariat féminin) et d’inclusion sociale des populations les plus fragiles.

Des efforts notables ont été réalisés par le gouvernement à travers la distribution des denrées alimentaires encore faudrait-il que cette distribution se fasse sur des bases statistiques appuyée par une identification objective des ayant-droits. Cependant pour éviter les polémiques à l’avenir, l’Etat pourra juste virer une certaine somme aux ménages les plus pauvres, ce virement pourra se faire par orange money, Free cash, Poste cash… ou par les institutions financières vu le taux de bancarisation très élevé dans notre pays.

Dans l’urgence et le court terme, l’Etat du Sénégal devra prendre les mesures sociales suivantes pour soulager les ménages les plus pauvres :

● Moratoire sur les factures d’électricité et d’eau durant la crise

● Moratoire sur les loyers pour les familles à revenus modestes

● Mise en place d’un fonds de solidarité dédié aux agriculteurs et aux marchands ambulants

● Mise en place d’une permanence de soutien et d’écoute psychologique pour les personnels de santé, les malades et les familles de victimes du covid-19

● Gratuité des soins médicaux pour les personnes diagnostiquées positives à la maladie

Sur le moyen et long terme :

● Généralisation des bourses sociales de sécurité suivant des critères précis d’éligibilité. L’ANSD pourra être mise à contribution pour aider à la localisation de la grande pauvreté en milieu urbain, péri-urbain et dans le monde rural

● Revalorisation des bas salaires et des pensions de retraite

● Mise en place d’un revenu minimum d’insertion pour les jeunes fraîchement diplômés et à la recherche du premier emploi

● Réforme structurelle de notre système de protection sociale. Il faut s’inspirer de l’expérience des pays les plus affectés par cette pandémie mais opérer une tropicalisation de ces mesures. Éviter une transposition intégrale chez nous sans prendre en compte nos réalités socio-économiques. Il est impératif de faire la balance coût/avantage entre le sanitaire, le social et l’économique afin de trouver des compromis adaptés. Changeons de cap !”

Dr. Adama Faye

Dr. Alboury Ndiaye

Dr. Khadim Bamba Diagne

Dr. Khadim Ngom

On s’interroge aujourd’hui sur le rôle de l’historien dans un monde en rapide mutation. Les uns demandent au passé de leur fournir une explication ou une justification du présent. D’autres y cherchent des racines constitutives d’identité ou bien des clefs pour l’avenir.
Plus que jamais ce que Lucien Febvre concevait comme la fonction sociale de l’historien (« organiser le passé en fonction du présent « ) est à l’ordre du jour. D’où une responsabilité accrue vis-à-vis du corps social, puisque le savoir ainsi produit se trouve authentifié par une estampille « scientifique  »
Devant les attentes de la société et devant l’attention du publique, voilà l’historien somme de démêler l’écheveau et de fournir un fil conducteur, le plus souvent en alliant sa fonction critique avec une fonction civique et une fonction éthique.
Même s’il ne s’agit point par cet appel à l’expertise savante d’ériger l’historien en augure patenté de la cité, on doit souligner qu’une telle prise de parole en réponse au questionnement du temps à condition de s’exercer dans l’observance stricte des règles du métier, est d’une parfaite légitimité en donnant à l’histoire son épaisseur signifiante.

Cf : François BEDARIDA, PRAXIS HISTORIENNE ET RESPONSABILITE.
Extrait de DIOGENE, No 168, « la responsabilité sociale de l’historien « , octobre-décembre 1994.
Rue Miollis, 75732, Paris CEDEX 15.

Le caractère exceptionnel de la crise sanitaire mondiale que nous vivons actuellement, son ampleur, les incertitudes et la détresse qu’elle engendre, l’impact considérable à court mais également à moyen terme, engagent les gouvernants mais aussi les acteurs et actrices culturels, à œuvrer collectivement, en faisant de la solidarité la pierre angulaire de la lutte contre le Coronavirus.
L’heure du soutien et de la fraternité a sonné pour le secteur culturel au Sénégal !

Dans le nouvel ordre mondial que va constituer l’après Covid_19, le secteur culturel sénégalais ne doit pas être en reste.
Les artistes du monde entier sont impactés par cette crise sanitaire mondiale inédite de la période contemporaine. Les artistes sénégalais qui composent ce secteur pluridisciplinaire, sans statut, sans organisations fortes et structurées font partie incontestablement des plus touchés par cette crise sanitaire mondiale.

Partout dans les pays du Nord, les gouvernants se mobilisent pour venir en aide à ce secteur de la culture ainsi que ses acteurs.
D’autres pays africains ont aussi publié des stratégies de soutien et d’aide à la culture durant cette invasion du Covid_19.

C’est dans cet ordre d’idée que le Sénégal a lancé un vaste programme de résilience d’un montant de 1000 milliards.
Le gouvernement du Sénégal a créé alors le Fonds de riposte et de solidarité « FORCE COVID-19 », qui est un instrument de financement inédit, visant à prendre en charge intégralement le plan de contingence de la pandémie, et à consolider durablement la résilience économique et sociale du Sénégal. Dans ce fonds de solidarité les contributions volontaires effectuées par les personnes physiques et morales s’élèvent à 17,33 milliards de francs CFA, au 21 avril 2020.

Certains artistes ont sûrement apporté leur contribution à cet élan de solidarité nationale mais aussi ont porté des initiatives de sensibilisation (bandes annonces, sketches et single en featuring), accompagnées par le Ministère de la culture et de la communication pour participer à la riposte.
La culture n’est pas seulement composée d’artistes musiciens dont certains pourraient disposer de plus de revenus provenant des royalties, des plates-formes de téléchargement ou des sociétés de gestion collective même si ces dernières verront leurs collectes baissées de 50% si la crise continue à ce rythme.
Dans le secteur, il y’a aussi les danseurs, les comédiens, les plasticiens, les conteurs, les cinéastes, les stylistes, les cultures urbaines, bref tous les acteurs et autres professions de la culture qui sont très impactés et qui vont rester plusieurs mois sans activités donc sans revenu.
À cela s’ajoute que le mois de ramadan a toujours été un mois de congé pour les acteurs de la culture au Sénégal. Sauf que cette année, ce mois est exceptionnel car il est précédé d’un d’état d’urgence qui n’a pas donné la possibilité aux musiciens et autres artistes d’organiser leurs derniers événements (anniversaire, dîner de gala, défilé de mode etc.) pour préparer le mois, tellement la crise est prompte et imprévisible.
Cette situation a créé un contexte de morosité sans précédent dans le monde des arts et de la culture au Sénégal et comme ailleurs.
D’où la nécessité et l’urgence du comité FORCE COVID_19 de réagir avant que cela ne soit très compliqué, s’il ne l’est pas déjà, pour venir en aide à ce secteur.
Les activités du comité de suivi de la FORCE COVID_19 ont démarré mais aucune communication n’est pour l’instant effectuée en direction du secteur culturel, des artistes et des acteurs culturels.
À part un formulaire de recensement des impactés du Covid_19, le secteur culturel qui pourrait être aussi considéré comme un des secteurs les plus informels du pays reste encore avide d’information.
Les structures associatives culturelles semblent être absentes ou manquent d’initiatives de solidarité durant cette période grave qui menace très fortement la vie de l’Artiste et de son Art. Elles doivent s’engager à agir en solidarité, afin de ne pas fragiliser le tissu social du secteur culturel.
Les petites organisations faibles, sans moyens, sans stratégies ni plan d’action ou feuille de route, se bonifieraient à se regrouper et créer une instance forte, capable de prendre en charge les préoccupations des artistes, des créateurs et des acteurs culturels.
Le paysage culturel sénégalais a besoin d’un Conseil Artistique Sénégalais fort qui pourrait regrouper plusieurs organisations dans le but de défendre efficacement le secteur de la culture au Sénégal.
Pour soutenir les créateurs, le ministère de la culture doit assurer le maintien des subventions notamment des associations, des maisons d’édition, les entreprises de productions culturelles et des festivals qui ponctuent l’agenda culturel du pays. Il doit venir en aide aux artistes du spectacle vivant, notamment les concerts et tournées annulés. Les collectivités territoriales doivent accompagner les structures de production et de création, les organisations culturelles des quartiers, les lieux subventionnés.
L’artiste se nourrit biologiquement et spirituellement de son art. A cet effet, plusieurs mois sans nourriture est dur à vivre pour un créateur.
Il est alors temps que le secteur de la culture soit considéré comme une priorité sur toutes les stratégies de développement et de relance de l’économie du Sénégal.
L’après Covid_19 sera décisif et le secteur culturel sénégalais risque de connaître une veille surtout, au moment où certains artistes disposent de moyens de travail durant cette période de confinement ou d’état d’urgence, d’autres n’ont pas les outils nécessaires pour poursuivre leur création.
La plupart d’entre eux seraient des artistes africains qui pourraient avoir du mal à créer à cause justement du gap numérique ; si on sait que le numérique, mécanisme principal du télétravail, représente le support par excellence de travail durant cette période de crise.
Beaucoup de ceux d’entre eux qui n’ont pas accès au numérique, ni pouvoir se déplacer ne sont pas en lien avec les informations ni avec la production culturelle durant la période de crise du Covid_19.
Par conséquent, pour un secteur culturel sénégalais dynamique et vivant et pour que la contribution artistique et culturelle que le Sénégal à l’habitude de présenter au reste du monde soit effective et exhaustive à l’occasion de tous les « rendez-vous du donner et du recevoir », il faut que le programme de résilience en cette période de crise, soutienne fortement le secteur de la culture.
Pour l’instant, le mot d’ordre est d’appliquer les gestes barrières et sauver le Sénégal de cette pandémie mais ensuite cogitons pour un après Covid19 meilleur pour l’art et le secteur culturel sénégalais. Cela doit être accompagné par des mesures rapides et efficaces pour soutenir toutes les forces vives du secteur culturel.

Les termes « coronavirus », « SARS-Cov-2 » et « COVID-19 » seront sans nul doute gravés pour toujours dans la mémoire collective de la Diaspora en ce tournant de la deuxième décennie du vingtaine-unième siècle.  Depuis Janvier 2020, le monde entier se rend compte que les effets néfastes de ce nouveau coronavirus peuvent être fatals à l’équilibre et l’émergence sociale et économique sur lequel nous basons nos gagne-pains, que ce soit au Sénégal comme dans tous les pays d’accueil. Le coronavirus est un danger existentiel qui s’attaque á tout être humain quel que soit la race, le sexe, l’âge et l’emplacement. C’est un ennemi invisible qui peut se transmettre de personne en personne, sans qu’on s’en rende compte, car la personne ou l’animal infecté du coronavirus devient un vecteur de propagation du virus tout en paraissant en parfaite santé pendant plus de trois semaines avant de montrer les symptômes et de tomber finalement malade. Eventuellement, le coronavirus peut gagner la guerre contre les systèmes immunitaires et respiratoires du malade et lui causer une mort atroce, loin de sa famille et sans aucune possibilité de funérailles publiques digne de nos traditions et de nos religions. Il est donc important que l’on traite le coronavirus comme le plus grand ennemi des temps modernes car une personne avertie en vaut deux !

A la source de l’expansion du virus, il y a la problématique des rapports conflictuels entre les êtres humains et les animaux pour ne pas dire la nature.  Les humains ont déjà monopolisé la majorité des terres et forêt les plus fertiles sur la planète, pour exploitations agro-industrielles, sans pour autant se soucier des effets collatéraux des empiétements sur l’habitat naturel est la coexistence des humains et animaux sur terre. Nos sociétés ont consciemment entrepris une expansion apocalyptique de l’économie de consommation basée sur l’émission exponentielle du carbone, le réchauffement climatique, la pollution, la déforestation et la création de villes et marchés á grande densité où des millions d’animaux sauvages et domestiques de différentes espèces sont mis en cage et vendus dans des conditions d’hygiène et de stress horribles. Le résultat est béant, les virus et autres pathogènes ont maintenant d’immenses opportunités de sauter des animaux pour cibler les êtres humains et remettre en cause notre suprêmatie sur terre.

Malgré l’aggravation de la pandémie du Covid-19, la Diaspora Sénégalaise continue á se distinguer de par son dynamisme et de par sa contribution de plus de milles milliards de franc CFA de flux financiers annuels servant d’appui à l’économie sénégalaise. Au-delà des contributions financières, la Diaspora se distingue aussi de par son dévouement á la culture sénégalaise et aux liens humains et économiques la reliant au pays natal comme aux pays d’accueil. En ces temps d’incertitude, la Fédération Internationale des Sénégalais de la Diaspora (FSD) exhorte tous les membres, sympathisants, leaders des comités régionaux ou de commissions á redoubler d’effort pour faire face aux défis et opportunités. Nous devons plus que jamais nous faire confiance, nous unir et nous massifier en vue de mutualiser nos ressources et nos capacités dans la perspective de relever les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés.

Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons nous battre pour une défense continue et prospective des droits et intérêts de la Diaspora. Concentrons nos efforts sur les trois objectifs suivants :

Premièrement, renforcer les contacts avec les individus, associations, dahiras, autorités consulaires et autres acteurs qui forment les tissus sociaux pour accueillir, protéger et défendre les migrants/migrantes et familles en situation de difficulté.

Deuxièmement, continuer la préparation du prochain congrès de la FSD á Dakar, Sénégal pour permettre la mise en place d’un cadre de concertation directe entre les institutions de la Diaspora, du gouvernement sénégalais, des gouvernements des pays hôtes et des acteurs privés ou publics impliqués.

Troisièmement, continuer la structuration et l’animation de nos soixante-douze comités régionaux afin de renforcer les dynamiques dans les réseaux sociaux et le site internet de la FSD.

Les défis pour unir les structures institutionnelles de la diaspora sénégalaise se compliquent avec l’émergence du coronavirus, cependant nous devons rester concentrés comme des lasers sur nos objectifs fondamentaux.

Modibo Soumaré

Président du Conseil d’Administration de la Fédération Internationale des Sénégalais de la Diaspora (FSD)

Et si la solution était le renoncement conditionnel, de s’oublier soi-même ?
ForceCOVID-19, la DIASPORA Sénégalaise SALUE, RENONCE et PROPOSE par

PATRIOTISME
Le monde est confronté à une crise sanitaire sans précédent et la priorité absolue est d’endiguer la pandémieLa flambée de COVID-19 a plongé tous les continents dans la paralysie, produisant un impact jamais vu et d’une ampleur inégalée sur nos vies, nos économies, nos sociétés et nos moyens d’existence. Le coronavirus a tout chamboulé.Dans ce contexte, tous les pays, toutes les couches sociales d’Afrique, des Amériques, d’Asie, d’Europe, d’Océanie sont secouées et font face à des difficultés énormes. Dans ce sens, le Sénégal à l’instar de la communauté internationale s’est mobilisé pour apporter des réponses aux différents défis relatifs à la crise

Ainsi, afin d’atténuer l’impact économique de la pandémie du coronavirus, son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République, a créé un Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du COVID-19, #FondsForceCovid19 doté de 1.000 milliards de FCFA et alimenté par l’État, le secteur privé, les partenaires au développement et toutes les bonnes volontés.
A cet effet, un programme de résilience économique et sociale est mis sur place. Dans ce cadre, le Gouvernement du Sénégal, soucieux des conditions de vie des Sénégalais de la Diaspora, a décidé de les allouer un montant global de 12,5 milliards de franc CFA. Nous SALUONS l’initiative.

Cependant, au regard du caractère discriminatoire des impacts de la crise du coronavirus, des réalités socio-économique, sanitaire, etc. du Sénégal et compte tenu des éventuelles difficultés liées au partage de la sommes et surtout à l’atteinte des résultats escomptés, nous, par souci d’ efficience et d’ efficacité- INVITONS la DIASPORA, fidèle à son sens du sacrifice, à son patriotisme exemplaire et ce malgré certaines situations difficiles, à RENONCER à cette aide,- et PROPOSONS que la somme soit dédiée à la mise en œuvre de PROJETS qui seront choisis, exécutés sous le contrôle de la DIASPORA pour améliorer des secteurs vitaux tels ceux de la santé et de l’éducation qui en ont foncièrement besoin

Pour ce faire, un cadre unitaire représentatif de la DIASPORA sera nécessaire pour coordonner les activités en collaboration avec les autorités compétentes.

Frères et sœurs de la DASPORA, certes le moment est critique pour beaucoup d’entre nous et des initiatives sont en marche un peu partout pour alléger les effets déjà palpables de la crise au sein de nos communautés, mais les impacts COVID-19 sont très discriminatoires. Aujourd’hui plus que jamais la patrie a besoin de notre soutien solidaire. Ensemble, faisons ce geste comme à chaque fois que besoin est.

Par ailleurs, conscients des nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés nos compatriotes, nous demandons à l’État du Sénégal de :

– Définir une vraie politique migratoire

-Améliorer l’offre et la qualité des services consulaires et diplomatiques

-D’être plus présent au côté de ses Diasporas

-D’écouter et d’impliquer plus ses DIASPORAS

-D’établir des données fiables

-Résoudre les problèmes de demande et de nouvellement de passeport, etc.

Alors, si vous-êtes de la DIASPORA, cet APPEL vous est adressé. Rejoignez-nous pour porter cette initiative.

Aussi, par souci d’anticipation vous pouvez proposer des IDÉES de projets.

Exemple : Équiper les centres hospitaliers régionaux, appui aux centres de santé…

 

Ces 12,5 milliards peuvent et doivent servir à quelque chose de bon.

Humainement pour 🇸🇳

Fodé MANE (FM)

fomane10@gmail.com
+34651109868

 

LA DIASPORA SÉNÉGALAISE DOIT MONTER AU CRÉNEAU POUR EXIGER À L’UNISSON LE RAPATRIEMENT DES CORPS DES SÉNÉGALAIS DÉCÉDÉS À L’ÉTRANGER

Je tiens à affirmer haut et fort mon désaccord à la décision prise par l’état du Sénégal d’INTERDIRE LE RAPATRIEMENT DES CORPS de nos concitoyens décédés à l’étranger à la suite de la maladie di Covid 19 et qui a été annoncée d’abord par le Ministre de la santé Mr Abdoulaye Diouf Sarr ensuite réitérée par le Ministre des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur Mr Amadou Ba, en ce qu’elle représente une décision SANS AUCUNE BASE JURIDIQUE.

L’état du Sénégal et par là je veux citer le gouvernement pro-temporel ne peut en aucun cas INTERDIRE D’UNE MANIÈRE DÉFINITIVE ET POUR TOUJOURS l’inhumation d’un sénégalais sur SOL NATIONAL quel qu’en soit la cause, si telle a été la volonté du défunt, des conjoints ou des parents.

Parce que pour rappel le DROIT À L’INHUNIMATION reste et demeure un droit subjectif, un droit accordé au défunt, aux conjoints et à ses parents et représente est un ensemble de PRÉROGATIVES JURIDIQUES qui leur sont attribuées pour régir leurs rapports en société et en prévaloir pour leurs propres intérêts.

Donc il résulte manifestement un droit susceptible seulement de compression de temps à autres devant certaines exigences impérieuses devenant à cet égard un INTÉRÊT LÉGITIME mais que l’on ne peut élider à jamais.

En effet, le droit à l’inhumation représente un ensemble de situations juridiques correspondantes à des droits distincts et autonomes et constitué par :

– le DROIT PRIMAIRE du défunt à l’inhumation

– le DROIT SECONDAIRE, qui est la faculté attribuée à chaque conjoint ou parent du décédé dont les restes se trouvent quelque part d’y accéder pour l’accomplissement d’actes pieux mais aussi de S’OPPOSER contre tout acte qui en constitue une VIOLATION ;

– Le droit à une TOMBE

– le droit d’avoir une PLAQUE sur la tombe reportant le nom

– le droit de CHOISIR LE LIEU DE DERNIER DEMEURE qui peut être décidé par les conjoints ou parents en cas d’absence de volonté du défunt.

Donc en cas de violation, ce droit est protégé sans équivoque par les JURIDICTIONS NATIONALES.

En conséquent, il est plus qu’évident que le droit à l’inhumation sur le sol national pour celui qui en a déjà exprimé la volonté ne peut lui être nié et ni peut être nié aux ayants droit.

Par contre, il se peut que ce même droit subisse une COMPRESSION et seulement une compression devant les EXIGENCES D’INTÉRÊT PUBLICS OU POUR LA PRÉSERVATION DE L’ORDRE PUBLIC, comme c’est le cas de l’EMERGENCE SANITAIRE NATIONALE LIÉE À LA PANDÉMIE etc…

En ce moment-là, le droit à l’inhumation du défunt revient à un INTÉRÊT LÉGITIME de ce dernier exigeant que l’action des pouvoirs publics qui décide de l’interdiction soit et reste en CONFORMITÉ À LA LOI.

Maintenant, en faisant l’économie du cadre juridique il est aisé de comprendre que l’EMERGENCE SANITAIRE due à la pandémie du COVID 19 peut amener les Autorités étatiques du Sénégal à limiter le TRANSITE sur son territoire ou le TRANSFERT TEMPORAIRES DE DÉPOUILLES MORTELLES des concitoyens décédés a à la suite de la maladie du COVID 19, comme nous en donne une PARFAITE illustration la CONVENTION DE BERLIN signée le 10.02.1937 et communément appelée l’ARRANGEMENT INTERNATIONAL CONCERNANT LE TRANSPORT DES CORPS”, dont parmi les pays signataires nous pouvons citer l’Italie, la France, la RDC, la Turquie, l’Égypte etc….

Le quel “ARRANGEMENT INTERNATIONAL” dans sa version ajournée du 24 Mai 2005, à son. ART. 4 stipule que :

“…….LE TRANSPORT DES CORPS DES PERSONNES DÉCÉDÉS des suites de PESTE, DU CHOLÉRA, DE LA VARIOLE ou du TYPHUS exanthématique n’est AUTORITÉ QU’UN (1) AN AU PLUS TÔT APRÈS LE DÉCÈS.”

Donc, ce que les AUTORITÉS du Sénégal ne peuvent pas faire et c’est de cela qu’il s’agit, est de REFUSER DÈS À PRÉSENT SANS UN MOTIF VALABLE la possibilité que les restes de nos concitoyens puissent un jour retourner en paix au pays de la Teranga.

Par conséquent, il est évident que le Ministre des Affaires Étrangères ne peut pas se projeter dès maintenant dans une option d’ACHAT DE PARCELLES TERRE pour mettre une pierre définitive sur l’enterrement de nos concitoyens à l’étranger et stopper à jamais l’espérance et le rêve des parents et amis de ces derniers de pouvoir un jour recevoir leurs restes.

Ainsi ladite CONVENTION nous enseigne que les décédés de maladies soient-elles contagieuses, peuvent être EXHUMÉS et TRANSFÉRÉS DU LIEU DE LA PREMIÈRE INHUMATION VERS UNE SECONDE DESTINATION pour le repos éternel et ceci AU MOINS UN AN APRES LE DÉCÈS.

Il est donc établi qu’après un minimum d’un an les parents et amis de nos défunts concitoyens peuvent prétendre que leurs restes puissants retourner vers le Sénégal.

C’est pourquoi j’exhorte l’état du Sénégal à reconsidérer sa position par rapport à la situation qui prévaut maintenant et opter pour un transfert dans le futur de nos concitoyens décédés à l’étranger à cause du virus vers le Sénégal.

Mais aussi j’invite l’état du Sénégal à signifier en même temps aux Autorités compétentes des pays concernés, à travers nos missions diplomatiques et consulaires, la volonté souveraine de du Sénégal pour l’option d’un rapatriement dans le futur des restes de ces citoyens afin leurs corps puissent recevoir dès maintenant les TRAITEMENTS HYGIÉNICO-SANITAIRES conservatoires nécessaires.

Par ailleurs, il faudrait noter au passage qu’encore ladite Convention de Berlin en son Art. 3 fait une DESCRIPTION claire aussi bien pour les MODALITÉS à travers lesquelles les dépouilles doivent être traités pour un meilleur TRAITEMENT hygiénique-sanitaire POUR EVITER TOUTE CONTAMINATION que pour les CARACTÉRISTIQUES et la NATURE du CERCUEIL qui doit le contenir.

Fort de cela, il n’est pas difficile de conclure que dans cette affaire l’état du Sénégal a tenu une position hâtive et non trop approfondie et devrait, par conséquent, reconsidérer sa posture pour donner une dernière possibilité aux familles de rendre un DERNIER SALUT aux concitoyens qui ont perdu la vie dans cette pandémie en honneur de sa DIASPORA.

Autrement, c’est l’état du Sénégal qui commettrait ainsi par sa DÉCISION la violation du SENTIMENT RELIGIEUX des citoyens Sénégalais en général et des défunts et de leurs familles en particulier, lesquelles devraient dans ce cas-là attaquer l’État incessamment devant la juridiction de notre pays.

Le sentiment religieux des citoyens qui n’est rien d’autre que la VALEUR DE LA CONSCIENCE résultante des choix personnels à l’adhésion à la foi que chacun d’entre nous professe et a commencé à professer dès le bas âge.

Comme tel, il trouve son point de chute dans la DIMENSION spirituelle e morale la plus intime de chacun d’entre nous en tant que concitoyens mais aussi il est la juste REVENDICATION à la protection et à la préservation de la dignité de tout un chacun dans ses croyances aussi bien en VIE que à la MORT.

Vive le Sénégal

(Papa Al. Ndiaye)