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Mois : mars 2020

Le ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur nous informe ce matin que :
– 25 compatriotes bloqués entre les frontières de la Mauritanie et du Maroc ont pu être soutenus et pris en charge par l’état grâce aux bonnes relations entre le Sénégal et ces pays cités
– 15 sénégalais retenus en Éthiopie sont acheminés au Togo et pris en charge à Lomé grâce à la mission diplomatique sénégalaise
– 42 sénégalais sont rapatriés à leur demande des états unis d’Amérique le 25 mars 2020 et sont, à ce jour confinés au Lac Rose
En somme, pour ce que vous savez monsieur le ministre ou pour notre information, 82 émigrés sénégalais sont bien pris en charge et bénéficient du soutien de leur état. Nous vous en serons très reconnaissants bien que c’est notre droit le plus absolu. Vous n’êtes pas sans savoir que des cercueils attendent encore et avant le blocus imposé par l’ennemie de ce monde, que fautes de répondants et après plusieurs cri d’alertes des sénégalais sont finalement entrées dans des cimetières musulmans européens.
« Une part de choix » du fond dénommé « Force Covid19 » de 1000 milliards mis en place par le Président Macky Sall est réservée à la diaspora. Aucune surprise de notre part à l’endroit du chef de l’état qui a toujours manifesté son attachement à la diaspora
Une enveloppe (de combien ?) pour assister nos compatriotes qui se trouve en état de vulnérabilité et ceux » en situation irrégulière » comment les reconnaitre ? combien sont-ils ?
Comment allons-nous assister les familles des émigrés au Sénégal ? Combien sont-elles, sur la base de quelles critères et statistiques le gouvernement va -t-il les identifier ?
 
Le covid19 qui a imposé un dialogue entre le président et ses opposants, a obligé le ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur à prendre la parole pour la première fois à la place des fusibles et autres « Facebookeurs » habituels pour informer la diaspora des mesures à prendre par le président de la République Macky Sall
Rappelons, qu’un émigré en situation irrégulière ou clandestine a et doit avoir les mêmes droits et considérations qu’un sénégalais binational, qu’un sénégalais détenant un titre de séjour en bonne et due forme délivré par son pays de résidence.
 
La diaspora dit-on est zappée du dialogue national et des consultations des forces vives de la nation, le gouvernement vient de montrer à la face du monde que les émigrés sont partie intégrante de la nation.
Ce message d’assurance lancé à l’endroit des émigrés, bien que réconfortant, laisse planer beaucoup de zones d’ombre.
Puisque nous sommes bien dans un état d’urgence et nous le vivons pleinement, je me limite au cri de cœur tout en souhaitant bon rétablissement aux sénégalais positifs au coronavirus et prie pour l’éradication complète et totale de cette pandémie, ennemie unique du monde
 
Le président de la république Son Excellence Monsieur Macky Sall irait bientôt gouverner par procuration, ce qui permettrait une accélération des procédures relatives aux mesures d’accompagnement
 
NB : « L’état d’urgence est une mesure prise par un gouvernement en cas de péril imminent dans un pays. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation ou la liberté de la presse »

Alioune NDIAYE

Cette audience s’inscrit dans le cadre des séances de concertation entre les institutions depuis l’apparition et la propagation fulgurante du Covid19.

Elle a permis aux deux hommes d’échanger, en tête-à-tête, sur la crise sanitaire, sociale et économique qui en a découlé à travers le monde, n’épargnant pas notre pays.

A sa sortie d’audience, Maître Alioune Badara CISSE a salué les premières mesures prises par le Président Macky SALL depuis le samedi 14 mars 2020. Il a également magnifié la volonté et l’engagement manifestés par le Chef de l’Etat dans la lutte pour l’éradication de cette pandémie, avec une prise en charge rapide des sénégalais atteints du virus ä l’intérieur comme en dehors du territoire national.

Enfin, le Médiateur de la République s’est félicité des résultats encourageants obtenus jusqu’à présent avant de souhaiter, qu’en définitive, les appels récurrents du premier des citoyens au respect des mesures d’hygiène et de propreté ne soient pas vains.

 

L’éducation est un droit pour toute personne humaine. Ce droit est inscrit dans un grand nombre de conventions et de documents internationaux, parmi lesquels : la Déclaration universelle des Droits de l’homme (1948), la Convention relative au statut des réfugiés (1951), la quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre ; le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966); la Convention relative aux droits de l’ Enfant (1989); et le Cadre d’action de Dakar en faveur de l’Education pour tous adopté au Forum mondial sur l’éducation (2000).

L’éducation n’est pas seulement un droit. En situation d’urgence, de crise chronique et de début de reconstruction, elle fournit une protection physique, psychologue et cognitive et peux à la fois sauver des vies et aider à vivre. L’éducation aide à vivre en offrant des espaces de sécurité pour apprendre et permet d’identifier et d’aider les personnes affectées, surtout les enfants et les adolescents. Elle atténue l’impact psychosocial des conflits et des catastrophes en donnant un sens de normalité, de stabilité et de structure et un espoir pour l’avenir pendant les périodes de crises. Elle fournit les éléments essentiels pour une stabilité économique future. Elle peut sauver des vies en protégeant ses bénéficiaires de l’exploitation ou de la maltraitance, dont les enlèvement, le recrutement d’enfants dans les forces armées et la violence sexuelle. Enfin L’éducation fournit des connaissances et des savoirs-faire pour survivre dans une crise en diffusant des messages de survie sur les mines terrestres, la prévention du VIH/Sida, lA LUTTE CONTRE COVID 19, la résolution des conflits et l’édification de la paix.

EDUCATION EN SITUATION D’URGENCE.
Ces dernières années, une conscience plus forte de la nécessité des programmes d’éducation non formelle et formelle dans les situations d’urgence s’est développée. Des millions d’enfants de jeunes et d’adultes ont profité des efforts entrepris par les autorités éducatives et les organisations humanitaires locales et internationales. L’accent a porté principalement sur L’éducation, faisant ressortir deux enjeux importants:
1. La connaissance de fait que le droit de toute personne à L’éducation reste acquis en situation d’urgence et que l’éducation ne peux pas rester en dehors du contexte humanitaire global, mais doit être considérée comme une réponse humanitaire prioritaire; et
2. Un désir et un engagement collectifs de faire afin de garantir un niveau minimum de qualité, d’accès et de responsabilité pour l’éducation dans des situations de crise.

Pour y répondre un GROUPE de travail a été institué en 2003 à l’intérieur du Réseau inter-agences d’éducation en situation d’urgence (INEE) et chargé de travailler à l’élaboration de normes minimales globales sur l’éducation en situation d’urgence.
Ce réseau ouvert est composé d’institutions des Nations Unies, d’ONG, de bailleurs de fonds, de praticiens, de chercheurs et des personnes appartenant à des populations sinistrées qui oeuvrent conjointement pour la sauvegarde du droit à l’éducation dans des situations d’urgence et durant les phases de reconstruction post-crise.
Les normes minimales mondiales sont présentées dans le manuel INEE.
Les normes minimales ainsi établies s’inspirent des principes fondamentaux formulés dans la Convention relative aux droits de l’ Enfant (CRC), le Cadre d’action de Dakar sur l’éducation pour tous (EPT), les Objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies (OMD) et la Charte humanitaire du projet Sphère.
Le droit de toute personne, y compris celles qui sont frappées par une situation d’urgence, à une éducation de qualité est explicitement inscrit dans ces trois premiers documents.
Le manuel INEE est destiné à servir d’outil pour atteindre le minimum d’accès à l’éducation et d’offre de services éducatif requis au titre du respect de ce droit.
VOTRE ALIOUNE NDIAYE EX INSPECTEUR D ACADÉMIE DE TAMBACOUNDA ET KAOLACK. PRÉSIDENT DU MOUVEMENT POLITIQUE R3D REGARDS DIFFÉRENTS POUR UN DÉVELOPPEMENT. Tel: 776352812. Email : aln.presidentr3d@gmail.com

Depuis l’avènement des réseaux sociaux, le Sénégal est devenu un théâtre de cafouillage. Pourtant avec une bonne optimisation de ses ressources humaines majoritairement qualitatives, le pays aurait pu figurer au rang des grandes nations; au cercle desquelles la prouesse scientifique, le défi de l’industrialisation, la sécurité intérieure et tant d’autres chantiers géants remplissent le calendrier quotidien de leur laboratoires institutionnels.
Aujourd’hui le constat est morne au pays de la Teranga. Un système piégé par un lobby de flemmards ayant réussi à installer une jurisprudence d’insouciance à toutes les échelles. Des énormités en série qui soufflent un vent de paresseux, occasionnant ainsi une inscription massive dans l’industrie de la comédie, d’autres s’érigent en expert sur tous les sujets d’actualités. Les plus prétentieux, pires que la pire malédiction du COVID-19 bâtissent un royaume de diversion en style religieux. Ils se prennent pour des tombes mythiques avec un cortège de fanatiques vers une direction d’aller sans retour.
Du n’importe quoi ! Dans ce pays, l’égarement est d’autant plus réel que dans sa faible portion territoriale, se trouve une vaste diversité de courants religieux, des formes de pratiques différentes, des calendriers différents, des serments différents calibrés au gout de son public. Tout part dans tous les sens pour vénérer UN DIEU, UNIQUE. Le MÊME qui a soumis un SEUL LIVRE successivement aux différentes époque/religion.
Bref en tout cas l’on aperçoit aisément l’impression d’un DIEU intrinsèque en saveur sénégalaise ; tel un serpent à plusieurs têtes comme théorisé dans la mythologie grecque. Personne ne comprend plus rien. Rien n’est plus expliqué à personne de façon scientifique et sérieuse. Aucun n’ignore la résonance de ce vide alimenté par un groupuscule à dépravation notoire.
Dans ce feuilleton relatif au coronavirus, la presse et des technicien de santé ont pu conduire un effort de réflexion significatif sur la pandémie notamment son origine, la nature des symptômes et la collecte des mesures préventives. Cependant qu’à peu de chose près, l’on a été abreuvé de fantasmes et de désinformations par des partisans du clown. Ceci sous le regard d’un État faible qui ne démontre sa fermeté que lorsqu’il s’agit d’emprisonner un opposant ou un activiste. Il est encore temps mais pas pour très longtemps de laisser aux comédiens inonder le paysage médiatique. Si l’on exige aux journalistes dans la pratique de leur métier de se conformer à la déontologie, il n’en demeure pas moins au reste de la population qui par faute de responsabilité et de vile culture citoyenne relaie tout ce qui se trouve à son passage. Plus de charme dans le corps de la presse dès lors que tous les grains passent facilement entre les mailles. Tandis que les rescapés accordent plus d’énergie à leur honoraire et moins d’inertie dans leur production.
Est-ce une erreur d’avoir intégré le numérique dans les programmes scolaires ? Sans ou avec mesures d’accompagnement? Qu’en est-il de la pédagogie ? Comment sommes-nous arrivés à ce stade de légèreté ? Est-ce une fatalité de devoir rester dans cette cacophonie inouïe ? D’ailleurs sommes-nous conscients de notre inconscience ? Comment sortir dans ce confinement ; pas pour palier à la propagation du virus mais de se libérer d’un périmètre à production abondante et malheureusement assommante.
Il n’en faut pas davantage pour se rendre compte à quel point s’impose une redéfinition claire de nos ambitions dans la marche du monde mais aussi notre politique sanitaire. En même temps que le tissu socioéconomique s’amenuise, la facture des priorités s’amplifient et nous oblige à examiner la colonne du passif dans le bilan de la mondialisation. Il urge de développer une culture de l’anticipation et de planification, de divorcer avec les méthodes archaïques manu militari qui enregistrent peu de résultats satisfaisant _ surtout lorsqu’on est averti à temps.
Il est difficile certes de proférer des critiques au moment de l’appel à une cohésion nationale pour lutter contre une ennemie impétueuse et invisible. Mais point de raison pour tolérer une quelconque politisation à cette époque de crise et de crispation sociale. Prendre des mesures consistant à freiner la circulation du virus est obligatoire et ne mérite aucune opération laudative. Ça ne délie pas non plus aux mandataires de veiller à l’opérationnalisation des mesures d’antan dans les autres secteurs.
C’est à ce carrefour critique que doit émerger une méthode révolutionnaire pour classer les priorités, revoir la répartition du budget et leur allocation dans les différents secteurs. L’interaction entre l’Etat et les autres segments de la société se veut une réponse hâtivement mature par une démarche radicale qui va modifier de façon fondamentale notre implication dans l’histoire du monde.
Ibrahima MBOW
Ingénieur génie civil
Qualiticien des opérations industrielles

 

Le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, est enfin sorti de sa réserve pour apporter des réponses suite aux attaques et autres sorties au vitriol de certains militants de l’Alliance pour la République (Apr) de la commune des Parcelles.

Les remous notés au niveau de la Coordination de l’Alliance pour la République (Apr) des Parcelles assainies ne seraient que les agissements de quelques militants mécontents. L’analyse est du Coordonnateur de l’Apr aux Parcelles, Amadou Ba, qui promet des éléments de réponse, non sans préciser qu’entre lui et le président de la République, il n’y a pas de brouille.

Le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, est enfin sorti de sa réserve pour apporter des réponses suite aux attaques et autres sorties au vitriol de certains militants de l’Alliance pour la République (Apr) de la commune des Parcelles.

En effet, après l’Assemblée générale de la Coordination dudit parti qui avait produit deux résolutions différentes, notamment l’un réclamant la tête du coordonnateur de l’Apr et son exclusion du parti, l’autre demandant la mise en place d’un collège pour la redynamisation du parti au niveau de la collectivité, Amadou Ba a fait l’analyse de la situation politique aux Parcelles.

Après la plénière avec les parlementaires pour le vote de certains projets de loi hier, lundi 9 mars, le ministre a semblé minimiser en estimant «qu’aux Parcelles assainies, nous sommes tous de la même famille. Nous appartenons à l’Apr, il y a eu quelques militants qui n’étaient pas contents».

Revenant sur ses rapports avec le chef du parti Apr, Macky Sall, le coordonnateur de l’Apr aux Parcelles, accusé d’être en train de dérouler un agenda caché pour succéder au président Macky Sall, a laissé entendre qu’ils sont au beau fixe.

A son avis, «ce qu’il faut retenir, c’est que le Président m’a fait confiance et m’a demandé de faire de la politique. Je continuerai à faire de la politique tant qu’il me le demande. Il n’y a vraiment pas de préoccupation. Maintenant, dans tout parti, il peut y avoir des frustrations, çà et là, justifiées ou pas».

Pour autant, l’ancien ministre des Finances du Sénégal qui est accusé par ailleurs d’être à l’origine de la léthargie du partie aux Parcelles assainies, n’a pas manqué d’annoncer des mesures correctives. Il a estimé que «c’est ce qui nous est demandé à travers ces actions que nous déplorons, et que nous condamnons. Peu importe, l’action est là, il va falloir apporter des éléments de réponse, et c’est ce que nous ferons».

Mieux, ne s’en limitant pas uniquement au parti, il a laissé entendre que «au-delà du parti, c’est de renforcer tous les alliés du président, Macky Sall. Cela est extrêmement important».

source: (sudquotidien)

Alors qu’il s’était engagé par divers actes à pacifier l’environnement politique, le chef de l’Etat semble aujourd’hui avoir perdu ce combat du fait de la persistance du débat sur le troisième mandat qui a pris une proportion énorme au sein même de son parti, allant même jusqu’à créer une véritable bataille de succession à l’Apr, entre seconds couteaux notoires, au détriment de présupposés dauphins qui peinent à se départir des ambitions présidentielles qu’on leur prête, à tort ou à raison.

Un coup d’épée dans l’eau. C’est ainsi que l’on serait tenté de qualifier les efforts entrepris par le chef de l’Etat, Macky Sall, pour apaiser l’espace politique sénégalais, en ce début de quinquennat. En effet, après son premier mandat fortement marqué par plusieurs tensions politiques du fait, entre autres, de la traque des biens supposés mal acquis et de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, le chef de l’Etat avait opté au lendemain de sa réélection pour son second et dernier mandat pour la décrispation totale de la scène politique en vue de créer les conditions d’une bonne exécution de son programme quinquennal, sous label PSE Pour autant, il a commencé par un appel à un «dialogue sans exclusive, constructif et ouvert » lancé à son opposition et à toutes les forces vives de la Nation dans la foulée de la confirmation de sa victoire par le Conseil constitutionnel.

Au lendemain de sa prestation de serment, il a également à la surprise générale annoncé la suppression du poste de Premier ministre, une mesure que certains observateurs avaient même qualifiée de stratégie visant à effacer toute velléité de dauphinat au sein de l’équipe gouvernementale et assoir ainsi directement son autorité sur les membres de l’attelage gouvernemental. Toujours, dans cette démarche de décrispation, il a invité les responsables de son parti et de la coalition au pouvoir notamment les ministres à se concentrer sur le travail pour lequel ils sont nommés et à ne pas perdre du temps sur le débat concernant son 3ème mandat. Et Macky Sall est même allé jusqu’à prendre un décret pour débarquer de leurs fonctions des responsables de son parti qui ont donné leur avis sur son dernier mandat présidentiel.

À ces actes posés par le chef de l’Etat, il faut également ajouter les retrouvailles scellées avec son ancien mentor et prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, sous l’égide du Khalife général des mourides ainsi que la libération par grâce présidentielle de Khalifa Ababacar Sall et autres personnes condamnées dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Seulement, en dépit de tous ces efforts du chef de l’Etat pour créer les conditions d’un climat apaisé, son second mandat actuel semble piégé par le débat sur la succession. Alimenté pour la plupart du temps par les propres partisans du président, ce débat est en train de prendre aujourd’hui des proportions énormes. En effet, outre les appels lancés à des responsables qui ont l’ambition de succéder au Président à se déterminer, le débat de succession est aujourd’hui alimenté par des  accusations contre ces responsables de l’Apr de comploter dans le dos du chef de l’Etat. C’est ainsi que la présidente du Conseil économique social et environnemental, Aminata Touré,0 et l’actuel ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, sont accusés de mener des activités subversives par certains de leurs camarades de parti. Il faut dire que cette situation contraste avec l’ambition du Président Sall de pacifier l’environnement politique en vue de dérouler son programme de gestion quinquennale du Sénégal. Pour dire que le mandat en cours peut être un véritable cadeau empoisonné pour Macky Sall !

Soucre 🙁 sudquotidien)

Limogé en octobre dernier suite à sa sortie sur un éventuel troisième mandat du chef de l’Etat, l’ancien Directeur général des Sénégalais de l’extérieur donne pour la première fois les raisons de sa disgrâce

Il parle enfin ! Limogé en octobre dernier suite à sa sortie au Grand Jury de la Rfm sur un éventuel troisième mandat du chef de l’Etat Macky Sall, le ci-devant Directeur général des Sénégalais de l’extérieur donne pour la première fois, du moins en public, les raisons de sa disgrâce. Dans cet entretien qu’il a accordé en exclusivité au journal Le Quotidien, samedi dernier, à son domicile familial à Fatick, Sory Kaba s’est aussi exprimé, entre autres, sur l’état de ses relations actuelles avec son mentor Macky Sall, les querelles internes à l’Apr, avant de décliner ses ambitions pour la ville de Fatick.

Votre parole est devenue rare depuis votre limogeage de la Direction de Séné­ga­lais de l’extérieur. Que devient Sory Kaba ?

Depuis que j’ai quitté la Direction générale des Sénégalais de l’extérieur, je l’avoue, je n’ai pas accordé d’entretien mais cela est simplement dû au fait qu’à chaque situation, il est bon de prendre tout le recul nécessaire pour l’apprécier, l’appréhender, afin de savoir par quel bout il faut la prendre. C’est pour cette raison que depuis lors je me suis gardé de mener des activités politiques. Aujourd’hui (Ndlr : l’entretien a eu lieu samedi dernier), par la grâce de Dieu, je suis à Fatick et c’est l’occasion pour moi de réunir mes partisans afin que nous discutions de ce qu’il faut faire ensemble. Il s’agit pour nous de voir comment continuer le travail que nous avions déjà entamé, comment remobiliser les troupes autour des grandes idéologies du parti, autour des grands projets du président de la République comme nous l’avons fait jusqu’ici. C’était nécessaire pour moi que cela se passe à Fatick d’abord avec mes partisans, ensuite avec le reste du pays, parce que je considère aujourd’hui qu’aider le président de la République, c’est faire le tour du Sénégal comme il l’avait fait lui-même pour bénéficier du suffrage des Sénégalais. Aider le président de la République, c’est essayer de clarifier un débat qui commence à porter atteinte à l’image de notre parti, l’Alliance pour la République. Mais il faut que ce soit un débat serein qui profite à l’opinion sénégalaise, aux militants et militantes du parti. Maintenant, pour en venir à votre question, disons que Sory Kaba est resté fonctionnaire. Sory Kaba était dans une réflexion et s’est permis de beaucoup écrire pendant tout ce temps-là, parce que nous considérons que nous avons des choses à laisser à la postérité.

On aimerait savoir ce que vous êtes en train d’écrire…

J’espère pouvoir terminer cet écrit d’ici la fin de l’année pour que ce soit un livre que nous laisserons à la postérité. Les hommes politiques de notre pays n’ont pas l’habitude d’écrire alors que pour nous, cela doit être un jeu d’enfant. Au contact de la réalité du pouvoir et des populations, on doit pouvoir tirer des enseignements et, à travers un récit, on doit pouvoir transmettre un message aux générations futures. Quand on a passé six ou sept ans à la tête d’une direction comme la Direction générale des Sénégalais de l’extérieur, nous pensons qu’on a vraiment de quoi écrire.

La première fois qu’on vous a entendu dans la presse depuis votre limogeage, c’était la semaine dernière sur Rfm, depuis Casa­blanca. Qu’est-ce que vous étiez parti faire là-bas ?

A Casablanca, on a tenu une Assemblée générale constitutive de la Confédération africaine des industries du cuir. Cela nous a pris deux mois de préparation. Au début, j’ai été coopté comme consultant pour préparer les dossiers à présenter à l’Assemblée générale, notamment la note conceptuelle, les statuts, le règlement intérieur, mais également pour mobiliser les pays africains autour du Maroc pour que cette confédération puisse voir le jour. L’Assemblée générale a été l’occasion de mettre sur pied les organes qui doivent gouverner cette confédération africaine que nous chercherons maintenant à promouvoir auprès des chefs d’Etat africains. Considérant le cuir comme un sous-secteur à forte valeur ajoutée pouvant créer beaucoup d’emplois et de richesses, l’expérience ancestrale du Maroc dans ce domaine doit pouvoir servir au reste de l’Afrique. Aujourd’hui, si on prend l’exemple du Sénégal, il y a un gâchis que nous constatons à l’occasion des fêtes religieuses et autres, avec les nombreux bœufs, moutons et chèvres tués mais dont les peaux ne sont pas suffisamment mises en valeur. Cette niche pourrait faire l’objet d’un tissu industriel très dense dans une zone comme la région de Fatick gangrenée par les tann mais aussi cela peut créer beaucoup d’emplois. Rien qu’une tannerie industrielle, qui achète les peaux à l’état brut et les transforme en produit fini, peut créer au minimum 500 emplois directs et 500 autres emplois indirects. Donc, on se demande comment peut-on ignorer une valeur aussi importante dans notre pays. C’est pour cette raison que, quand j’ai été saisi, je me suis dit que c’est l’occasion de me faire un nouveau métier parce qu’après tout, lorsqu’on a certaines compétences, on devient transversal. Aujour­d’hui, j’ai été désigné comme Secrétaire général de cette confédération africaine, laquelle est dirigée par le président de la Fédération des industriels marocains du cuir. Et il y a eu onze pays africains qui ont répondu présent. Aujourd’hui, il me revient la mission de donner un contenu administratif, diplomatique et scientifique à cette confédération que nous devons vendre aux chefs d’Etat.

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’en évoquant la question du 3e mandat du Président Macky Sall à l’émission Grand jury de la Rfm, vous avez cherché à vous présenter comme un martyr parce que déjà informé de votre limogeage depuis le 10 octobre 2019.

Ce que je vais répondre, c’est très simple. Je n’ai jamais été informé (il répète) que je serai limogé. Ça c’est un. Deux, je n’ai jamais eu le pressentiment que j’allais être limogé. Trois, je considère que mon limogeage a été plutôt l’œuvre de personnes que Sory Kaba dérangeait. La preuve, au lendemain de cette émission, il y a eu beaucoup de levées de boucliers. Des gens ont attaqué Sory Kaba à tort et à travers et certaines de ces attaques venaient d’une personne avec qui, à un moment donné, j’ai eu à croiser le fer sur un plateau de télévision, moi défendant avec bec et ongles le président de la République et la Première dame et lui théorisant la «dynastie Faye-Sall». Si cette personne monte sur ses grands chevaux parce que considérant que Sory Kaba est un militant indiscipliné, ne respectant pas le mot d’ordre du parti, je considère cette personne comme un adversaire du président de la République. Parce que Sory Kaba fait partie de ces responsables, de ces militants qui sont prêts à mourir pour le Président Macky Sall. Jamais au plus grand jamais, je ne me porterai en contradiction avec la volonté du chef de l’Etat parce que j’estime que ce qu’il est en train de faire pour le pays mérite plus que cela. L’élégance militante aurait simplement voulu de se limiter à dire que M. Kaba n’a pas respecté la ligne de conduite du parti au lieu de s’attaquer à lui comme ils l’ont fait, comme si c’était un moment de règlement de comptes avec lui. C’est dommage qu’on en arrive à des situations comme ça dans un parti politique comme le nôtre parce qu’en fin de compte, cela permet de créer inutilement des clans, des logiques de contradiction qui ne font que desservir notre parti et c’est regrettable.

Qui sont ces personnes que vous dérangeriez ?

Je ne citerai pas de nom parce que je considère que, comme disait l’autre, «les grandes personnes s’occupent des grands principes et que ce sont les petites personnes qui s’occupent des questions de personne». Eux, ils s’occupent des questions de personne mais moi Sory Kaba, je m’occupe des questions de principe. Le principe aurait voulu qu’ils soient plus élégants à mon endroit, mais la manière dont il y a eu cette expression acharnée contre ma personne est suffisamment révélatrice d’une volonté de descendre quelqu’un qui dérange. Il n’y a pas une autre raison qui expliquerait tout cela. Mais nous ferons face.

Qui est ce «théoricien de la dynastie Faye-Sall» ? Voulez-vous parler de Yakham Mbaye ?

(Il s’empresse de répondre) Oui. Je pense que Yakham Mbaye a été le plus virulent, inutilement d’ailleurs, contre moi. Je me rappelle quand je croisais le fer avec lui sur le plateau de la 2Stv devant la journaliste Maïmouna Ndour Faye, il problématisait la «dynastie Faye-Sall» en faisant feu de tout bois parce qu’il était dans l’autre camp. Aujourd’hui c’est ce monsieur-là qui vient me donner des leçons. Cela ressemble à de l’ironie. On lui a fait de la place et maintenant il cherche à exclure certaines personnes de ce parti. C’est lui qui est en train de ramer à contre-courant de la volonté du chef de l’Etat. C’est lui la personne dangereuse qu’il faudrait extirper de ce parti pour qu’il puisse continuer à diriger encore ce pays. Des gens comme lui n’ont pas leur place dans l’Apr et c’est bien dommage. Quand Yakham Mbaye va jusqu’à considérer que le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye et l’ancien Premier ministre Boun Abdallah Dionne sont des manœuvriers contre le président de la République, on se demande dans quelle République sommes-nous. D’où tire-t-il sa légitimité pour s’arroger le droit de faire le gendarme au sein de l’Apr. Il est temps qu’il se taise et à jamais, parce que l’Apr est arrivée au pouvoir sans lui qui a pris le train en marche. S’il pense que pour montrer sa reconnaissance envers le président de la République il doit flinguer tous les anciens compagnons de ce dernier, il devient lui-même le véritable danger contre le Président Macky Sall.

Vous avez été limogé suite à votre déclaration sur le 3e mandat du président Macky Sall. Tout dernièrement Mbaye Ndiaye et Boun Abdallah ont théorisé la possibilité d’une troisième candidature de votre mentor, pourtant ils ne sont pas inquiétés. Le voyez-vous comme du deux poids deux mesures ?

Moi, je fais une autre analyse de cette situation. Je considère que l’expression démocratique dans un parti qui se veut démocratique, doit être une banalité. Chacun doit pouvoir donner son opinion sur une question qui se pose. C’est le contraire qui doit constituer l’exception. Pour moi, les propos du ministre d’Etat Mbaye et de l’ancien Premier ministre Boun Abdallah Dionne sont normaux dans un parti qui se respecte parce que chacun doit pouvoir exprimer son point de vue sur les questions qui se posent dans le parti et au niveau de l’Etat, le défendre et en assumer les conséquences. Par conséquent, je ne trouve pas qu’il y a du deux poids deux mesures. C’est au président de la République d’apprécier et de prendre les mesures qui lui conviennent.

Votre propos nous laisse penser que vous n’êtes pas d’accord avec l’exclusion de Moustapha Diakhaté de l’Apr ?

(Il observe un long silence). Je vais vous surprendre en disant que le président de la République doit ramener Moustapha Diakhaté dans les rangs. La Commission de discipline du parti qui l’a exclu doit revenir sur sa décision. Les sages du parti doivent mener la médiation pour qu’on le réhabilite et qu’il continue à jouer pleinement son rôle dans le parti parce qu’il fait partie de ceux-là qui ont accompagné le président de la République depuis le début et nous ne devons pas être fiers de l’avoir en face de nous, dans l’opposition. Cela ne nous honore pas. Et au-delà de Moustapha Diakhaté, toutes les personnes qui sont à la périphérie du parti. C’est cela qu’il faut pour que nous puissions consolider nos acquis.

Comment analysez-vous cette guéguerre entre responsables de l’Apr qui ambitionne de conserver le pouvoir pour longtemps.

Cela confirme la réflexion que je viens de partager avec vous tout à l’heure en indiquant que l’expression plurielle doit être la norme dans un parti politique. Il faut qu’on permette à chacun de dire ce qu’il pense, bien évidemment dans le respect de l’autre et des chartes fondatrices de ce parti. Aujourd’hui, ce qui se passe dans le parti est regrettable et la seule constante doit être le Président qui, en s’appuyant sur les textes du parti, doit sévir contre tous ceux-là qui s’écartent du bon chemin. Mais dès lors que c’est l’expression démocratique, donner son point de vue sur la manière dont certaines choses doivent se passer, il n’y a aucun danger à mon avis. Maintenant, si on cherche à étouffer le débat, cela peut aller dans tous les sens et malheureusement, c’est que nous constatons présentement.

Mais pour les cas de Aminata Touré et Amadou Ba, il ne s’agit pas d’un problème de liberté d’expression. On les accuse ouvertement de travailler contre le président de la République.

Mais avant qu’on en arrive à cette situation, est-ce qu’il n’y a pas eu un débat qui a été mal posé ? Si nous étions dans un parti qui dispose de structures délibérantes à tous les échelons, où les militants se retrouvent régulièrement et discutent, donnent leur point de vue sur l’avenir du parti, est-ce que vous pensez que nous serions dans une situation pareille ? Non. Cela est lié à la désorganisation du parti et la responsabilité est collective. Nous devons y faire face tous. Nous devons nous ressaisir et réorganiser le parti pour en faire une véritable machine électorale, du moins si nous voulons encore rester au pouvoir pendant des années.

Est-ce que le président Macky Sall n’est pas le principal responsable de cette situation que vous décriez ?

Je voudrais profiter de cet entretien pour faire entendre ma voix sur cette question. Je veux que le Président Macky Sall m’entende et comprenne que son militant Sory Kaba pense qu’aujourd’hui le parti mérite d’être organisé pour que ces querelles internes soient tues de manière définitive.

Justement quel genre de rapports entretenez-vous avec le chef de l’Etat depuis qu’il vous a limogé de la Direction générale des Sénégalais de l’extérieur ?

On s’est déjà parlé au téléphone mais je me garderais de divulguer le contenu de notre discussion (Rires). Nous avons de très bons rapports et je pense qu’ils continueront à l’être. D’ailleurs, c’est cela qui me permet de redescendre aujourd’hui à Fatick, considérant qu’il y a un travail à faire ici, dans sa base naturelle. C’est Fatick qui l’a vendu au reste du Sénégal et nous devons continuer à maintenir ce flambeau. Cette bonne relation qui me lie au président de la République, je le dis et je le répète, n’est pas une relation purement politique, elle est fraternelle. Le message qui a été envoyé à travers mon limogeage est un message qui a été bien perçu par les uns et les autres parce que si le Président commence par sanctionner ceux qui lui sont plus proches, cela veut dire qu’il n’épargnera personne d’autre. Je rends grâce à Dieu parce que je suis encore là, je continue à dérouler mon agenda politique avec mes partisans, je m’ouvre au reste du monde parce que c’est lui qui m’a permis d’avoir ce niveau relationnel assez important qui me permet d’aller voir ce qui se passe ailleurs et de mobiliser tout pour le développement de notre pays.

Nous nous acheminons vers des élections locales. Etes-vous toujours candidat à la mairie de Fatick ?

Bientôt, je vais ouvrir beaucoup de mines vertes à Fatick. Je ne le promets pas, c’est un engagement que je prends. Des mines vertes qui vont permettre à Fatick et aux Fatickois de comprendre que le développement local, c’est de la technique, de la science. Nous allons mobiliser un réseau de partenariats assez dense parce que nous considérons qu’il est très facile de vendre la ville du président de la République à l’international. Tout cela au grand bénéfice des Fatickois. Nous arriverons bientôt à une élection et on verra qui les Fatickois choisiront. Mais je considère a priori que nous avons un devoir à l’endroit de Fatick, cette ville qui nous a vu naître. Ce devoir, c’est de faire en sorte qu’elle se positionne davantage et mieux dans le concert des villes du monde. Fatick mérite mieux que ce qu’elle vit actuellement. Si on procède à un bilan de l’équipe municipale, il est plus que négatif. Cela n’est pas conforme à la volonté du président de la République qui souhaite qu’à l’initiative des Fatickois, de très grands projets puissent y voir le jour. L’équipe municipale a été incapable de le faire. Cela est regrettable mais nous allons faire face en essayant d’apporter notre modeste contribution et de permettre aux Fatickois de faire un choix conséquent le moment venu. Nous disons oui pour être maire de Fatick si les Fatickois le veulent.

Au cas où le président de la République ne vous choisirait pas pour être le candidat de Benno bokk yaakaar, qu’allez-vous faire ?
Je considère que je serai choisi par le président de la République. Je ne pose pas l’hypothèse que je ne serai pas choisi et je vous assure que je serai le meilleur maire que Fatick n’aura jamais connu. Si je ne suis pas choisi, j’aviserai le moment venu.

Source: (journal lequotidien)

 

C’est une nouvelle situation surprenante aussi invraisemblable que celle qui a valu à Rokhaya Ba une convocation à Dakar. Le Consul général du Sénégal à Milan, madame Rokhaya Ba use de son audace pour étaler ses carences d’administrateur hors-pair.
Après avoir fait les choux gras de la presse sénégalaise avec ses frasques relatives à un montage financier de plus d’un demi-milliard de nos francs pour l’achat du bâtiment abritant le Consulat général du Sénégal à Milan, une autre histoire de faux et usage de faux pullule l’atmosphère du Consulat du Sénégal à Milan.
A l’origine, encore une dette de 5 millions de francs CFA représentant les honoraires de l’agent comptable italien oppose le Consul général et le prestataire qui servait de relais entre l’administration sénégalaise et le fisc italien.
En effet l’État du Sénégal a fait recourir à un expert-comptable du fisc pour être en conformité avec le fisc italien. Le Consul du Sénégal à Milan s’est attaché les services d’un italien pour régulariser les cotisations sociales des recrutés locaux et leur situation à l’Institut National Italien d’Assurance au travail (INAIL). Un organisme statutaire italien placé sous la tutelle du ministère du Travail et des Politiques Sociales.
L’expert-comptable, a suspendu ses services et « refuse » de délivrer les derniers bulletins de salaires de certains employés du consulat à cause du non-respect des clauses du contrat qui le lie avec le Consulat du Sénégal à Milan.
Sentant le sol se dérober sous ses pieds, madame le Consul général cherche tant bien que mal d’éviter le pire. Elle saisit ainsi la tutelle à travers un premier « diplomail » en date du 4 septembre 2019, puis le 31 janvier 2020 pour demander une «délégation de crédits additionnels» mais Dakar reste muet à ses diplomails.
Motivée, et engagée pour trouver une issue, Rokhaya Ba ne lâche pas l’affaire et pousse le bouchon encore plus loin le 2 mars 2020 à travers un message diplomatique dont nous détenons. Elle se verse dans des menaces à peine voilées en se tournant vers Rome pour informer le tout nouvel ambassadeur du Sénégal, le Dr Pape Abdoulaye Seck, par ses notes : « Je voudrai attirer votre attention et vous rappeler que le non-paiement des honoraires du comptable italien pour l’année 2019 pourrait causer une rupture de l’émission des bulletins de salaire et un blocage d’élaboration des ordres de paiement des salaires ». Rome fait le mort aussi à ses appels de détresse.
N’ayant pas d’interlocuteurs officiels, s’en tirer de cette histoire et éviter le Sénégal d’une fraude fiscale en Italie, elle contourne ainsi le comptable officiel avec qui les relations sont devenues exécrables, pour produire de faux bulletins de salaire pour le personnel.
Force est de constater que madame le Consul général n’a pas engagé le comptable de son propre gré. En effet, c’est sur autorisation notifiée par les services diplomatiques N 4/ASR/AC/IM du 7 février 2019 que l’administration sénégalaise « exige » à Madame le Consul général à « prendre les attaches d’un expert fiscal pour les besoins du traitement des bulletins de salaire et de reversement des cotisations sociales des employés recrutés sur place » Les clauses du contrat du consultant fiscal et les conditions de rémunération ( nous y reviendrons plus tard) font encore polémique entre l’administration et le chef de poste de Milan
Les employés qui composent le personnel du consulat général du Sénégal à Milan sont de deux catégories : les « expatriés » c’est-à-dire les fonctionnaires de l’État, les personnes nommées par décrets présidentiels et les « recrutés locaux ». Les premiers dépendent de Dakar et sont directement payés par la hiérarchie à travers la représentation diplomatique. Les seconds sont sous le contrôle du chef de poste chargé d’élaborer les procédures de paiement à chaque fin de mois.
Ce qui intrigue dans cette affaire est le fait d’avoir usé et produit du faux par madame le Consul général et d’en informer officiellement à la hiérarchie par une note « les bulletins de salaire que nous émettons ne sont pas conformes à la législation italienne parce que n’étant pas émis par un professionnel…en attendant de débloquer la situation et de produire des bulletins en bonne et due forme » renseigne une de ses lettres datées le 4 mars 2020, adressées au payeur à Rome
Notre pays est ainsi appelé à régulariser cette mauvaise posture pour nous éviter non seulement une plainte d’un expert fiscal mais l’image d’un pays « mauvais employeur » de ses ressortissants.
Et que dire de la suspension de la ligne téléphonique du consulat. Une suspension désastreuse pour les compatriotes qui demandaient plus d’accessibilité de l’institution en ces temps-ci où la psychose du Coronavirus prédomine dans une Italie dépassée et désemparée par ce virus qui a fini à confiner plus de quinze millions d’italiens dans des zones touchées où la communauté sénégalaise est fortement représentée.
A Milan, la majeure partie du personnel local est composée d’une pléthore de militants de l’APR.
Depuis l’apparition du coronavirus le consulat général pour respecter les consignes données par les autorités italiennes fonctionne au ralenti. Jusqu’à hier 9 mars 2020, le personnel n’avait pas encore perçu de salaire.
Alioune NDIAYE
AFRICA7

Un ressortissant sénégalais explique à ses compatriotes les consignes exceptionnelles que vont devoir appliquer les personnes qui vivent en Italie lors des prochaines semaines.

Le gouvernement italien dirigé par Giuseppe Conte a pris par décret dimanche 8 mars des mesures de confinement dans le nord du pays. Les mesures de confinement concernent toute la région de Lombardie et les provinces septentrionales de Modène, Parme, Piacenza, Reggio Emilia, Rimini, Pesaro et Urbino, Alessandria, Asti, Novara, Verbano-Cusio-Ossola, Vercelli, Padoue, Trévise, et Venise. Les délais d’applications peuvent aller jusqu’au 3 avril prochain.

A toutes les femmes qui participent à cette randonnée du 08 Mars.

Vous êtes des « LINGEER » : les premières Dames de la Sénégambie voire du Monde. Cette institution « LINGEER », avait autant de charges, de pouvoirs que le CONSEIL. LINGEER était soit la mère, soit la Tante, soit la sœur ou encore la Première Femme ou « aawo ». Elle exerçait son autorité sur les communautés.

Elle avait une cour et incarnait les intérêts supérieurs de la famille. Il y a des questions qui ne résistent guère à l’investigation historique. Les femmes du Jolof sont très en avance sur les femmes du Monde.

Elles exerçaient l’autorité, au moment où la France était très en retard. Parce que la France avait institué la loi salique basée sur la primogéniture mâle ; donc ne devait régner que le fils du roi régnant.

Souvenez-vous de Louis qui avait quatre, cinq ans. Sa mère était reléguée au second plan.

Les sociétés britanniques, canadiennes sont plus en avance en parlant de « gender and société ». L’AFRIQUE a connu Johnson, l’Allemagne Merkel, Ségolène n’est pas encore arrivée, Marine LE PEN ne sera jamais… parce que la France n’est pas encore prête à élire une Dame.

Le Waalo avait connu Njembet Mbocc, les femmes de Nder…

N’oublions pas que le Jolof était un Empire d’après Jean Boulegue: une constellation de royaumes. Il a fallu attendre la scission de Danki pour voir : le waalo, le Sin, le Salum, le Diambur, le Kajoor, le Baol, le Niani, le wuli, le Bundu, le Gadiaga, le Beledugu, le Sirimana, le Dantila, le Kabada, le Fogni, le Casa…Bref tous ces états, s’émanciper de la tutelle du Jolof. Ces états ont presque conservé l’institution des femmes, une œuvre du Jolof qui remonte à l’Egypte pharaonique et confirmée par les textes sacrés : le coran entre autres.

« Xam leen seen bopp. Xam leen gni ngeen doon. Xam leen li ngeen doon.

Jarama jigeenu Sénégal, jarama jigeenu AFRIQUE ».

Comme le dit l’adage :  « Quand on éduque un homme, on éduque un individu. Quand on éduque une Femme, on éduque toute une société, toute une Nation. La valeur exponentielle de la femme était déjà connue en AFRIQUE. « Bu leen jeggaani dara, am ngeen lu kenn amul.

Alioune NDIAYE

Ex Inspecteur d’Académie de Tambacouda et Kaolack.

Président Regards Différents pour un Développement Durable (R3D