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Mois : février 2020

Un compatriote Sénégalais, du nom de Saliou Diouf plus connu sur le pseudonyme de Doudou Diouf (44 ans), ouvrier dans une société métallurgique de Bellusco à Monza Brianza, est tombé accidentellement dans un fourneau éteint ce Samedi 29 Février vers 5h du matin.

Les sauveteurs, arrivés sur les lieux du drame, n’ont pu que constater son décès nous rapporte Baye Diouf, chargé de communication du bureau HSF en Italie.

L’Organisation internationale de défense des migrants Horizon Sans Frontières demande l’ouverture d’une information judiciaire et présente ses condoléances à la famille du défunt en attendant d’y revenir avec plus de détail

 


Les Conseillers ont acquis directement leur véhicule et le paient entièrement par leur propre émolument
Il est à saluer l’esprit de dévouement des conseillers qui ont acquis  directement leur propre véhicule et le paient entièrement par leur propre émolument.  
Face aux requêtes constantes de moyens de déplacements  des conseillers pour un meilleur accomplissement de leur mission et après consultation de banques de la place, 87 conseillers et membres de l’administration ont librement consenti à des prêts-automobile qu’ils paient individuellement à partir  de leur émolument mensuel et salaire durant la période de 4 ans correspondant au reste de leur mandat.
 Le  CESE en tant qu’institution n’a pas engagé un seul franc de son budget dans l’acquisition de véhicules de quelque nature que ce soit. Il est à saluer l’esprit de dévouement des conseillers et membres de l’administration qui acquièrent ainsi leur propre véhicule et le paient entièrement par leur propre émolument et salaire.  Ceci entre parfaitement dans le cadre de la politique initiée par le Président de la République en matière d’acquisition de véhicules  de l’Etat du Sénégal. 
Fait à Dakar, le 27 février 2020La Direction de la Communication du CESE

     

Après seulement 72 H de lune de miel avec la tunisienne Aelyssa Darragi « Jagger » se met à dos ses enfants et sa future ex-épouse japonaise Ran Young Hong KONÉ.

Soukéïna KONÉ l’une de ses filles chantées dans l’un de ses titres fut la première à critiquer sur les réseaux sociaux l’union de son père d’avec la jeune femme tunisienne :  Aelyssa animatrice à ALPHA BLONDY FM, la Radio de la star de Reggae.

A sa suite, une « lettre ouverte  » que l’on attribue à Mme Ran Young Hong KONÉ compagne de l’artiste qui vit aux États-Unis depuis 2017. « A présent, je voudrais te rappeler qu’il n’y a rien de mal à te remarier mais sans m’avoir divorcée, moi qui suis encore légalement mariée à toi : tu commets un délit. Il est temps de me dire la vérité et de me rendre justice. Tu ne considères même pas, ta vieille partenaire qui t’a soutenu dans tous tes hauts et bas et surtout malgré tout à tes côtés. Il n’y a rien à craindre dans la vie, je veux seulement être comprise. Considère le minimum de respect pour mes droits. J’ai eu 67 ans cette année. Fais ce qui te libérera de ton mensonge. Soyons seulement justes et communiquons. Je n’oublierai jamais ce que mon cœur a ressenti. Tu m’as piégée en me faisant croire que j’allais rendre visite à ma mère aux USA que je n’avais pas vu depuis 9 ans. Tu t’es démasqué » a écrit sur les réseaux sociaux la désormais future ex-épouse de la star du Reggae.

Mme Ran Young Hong KONÉ, n’est-elle pas frappée par la mesure qui interdit tout (e) conjoint (e) de vivre en dehors du foyer conjugal plus de 2 mois (abandon de foyer conjugal) ?  L’artiste Alpha Blondy, aurait caché cette vérité à ses enfants pour les protéger du chagrin de leur séparation ? Ou encore Alpha aurait simplement choisit la voie du remariage pour tourner la page de Ran Young Hong KONÉ ? Soukéïna KONÉ, la fille d’Alpha et Ran a-t-elle été instrumentalisée par sa mère pour mener ce combat dont elle ne maîtrise pas les tenants et les aboutissants ?

Rappelons que l’artiste Alpha Blondy de son vrai nom Seydou KONÉ, a épousé légalement Aelyssa Darragi, le 22 Février 2020.       

Alain Martial GNEGBE (Abidjan)

Africa 7 Radio/T

https://www.youtube.com/watch?v=A8EQ32PF62g

Pour apporter son soutien à ses compatriotes, ADJA MBODJI infirmière de son état et officiant à l’hôpital Luigi Sacco explique à travers une vidéo qu’elle a produite dans son lieu de travail, comment se protéger du coronavirus.

L’émigrée, exhorte à la communauté sénégalaise d’Italie de ne pas avoir peur ni de se laisse emporter par la panique mais de respecter les consignes données par les autorités italiennes, d’éviter les lieux de rencontre publics. Il faut se couvrir la bouche et le nez en cas de toux ou d’éternuement dit-elle ou utiliser un masque chirurgical ou masque antipollution

AFRICA7RADIOTV 

L’Italie vit des jours d’angoisse et de restrictions après une soudaine et spectaculaire flambée des cas du coronavirus en trois jours.

Le pays recense officiellement un total de 167 cas de contagion, et 4 morts informe Attilo Fontana le président de la région Lombarde,

Depuis le premier décès enregistré ce vendredi, l’Italie a pris de nombreuses mesures de précaution arrêt du Carnaval de Venise, fermetures des grandes artères qui mènent à Milan et deux semaines de quarantaine pour onze villes…

La découverte de plusieurs foyers vendredi 21 février, jour où a été annoncé le premier décès d’un Italien puis la multiplication rapide des cas, passés de six à plus 165 ce dimanche, préoccupe les autorités et la population locale.

Le gouvernement a adopté un décret-loi très strict qui met à l’isolement onze villes, dont dix dans le périmètre de Codogno. « Ni l’entrée ni la sortie ne seront autorisées sauf dérogation particulière », pour ces villes a annoncé le premier ministre Giuseppe Conte.

A l’exception des pharmacies, dans les onze villes mises en quarantaine, tous les lieux publics (bars, restaurants mairies, bibliothèques, écoles) ont fermé depuis ce vendredi.

C‘est dire que l’Italie marche directement ver un blocus total, déjà. Codogno, le principal foyer de 15 000 habitants se trouve à 60 km de Milan. Il est interdit au train de la société privée Trenord de s’arrêter dans cette localité et dans d’autres grandes villes voisines.

La population est invitée à rester chez elle, par mesure de précaution ».

Lors de la dernière rencontre avec la presse locale ce dimanche un agent des forces de l’ordre indique qu’il attend l’aval des autorités pour rapidement installer un blocus total 

L’Australie a suspendu ses trains à destination et en provenance de Milan

Les sénégalais s’activent vivement à informer la communauté à travers les réseaux sociaux et les médias sénégalais présents en Italie.

Rappelons que l’Italie compte plus de 100 milles émigrés d’origine sénégalaises dont plus de la moitie résident entre la région Lombarde et la Vénétie  

Jusqu’à ce Lundi matin aucune autorité sénégalaise ne s’est encore prononcé sur le cas.

Alioune Ndiaye

Africa7Radio

Horizon Sans Frontières a appris avec surprise, le refus d’accès sur le territoire sénégalais de Kémi Séba alors qu’il a été régulièrement convoqué pour assister à son procès

Ce comportement n’honore pas le Sénégal  en matière de respect des droits de l’homme et surtout des conventions internationales que le Sénégal a ratifiées, entre  autres, droit de l’homme, son corrolaire  de droit à un procés équitable et qui signifie la présence effective de la personne.

Or Monsieur Séba, qui doit faire face  en appel à la juridiction sénégalaise, a droit d’ y acceder et de faire entendre sa cause dans le respect du principe du contradictoire qui concerne tout procés dans une démocratie soucieuse du respect des droits de l’homme.

HSF appelle les autorités à la retenue , au respect des régles élémentaires du procés équitable ,permettant  à Monsieur kémi Séba  d’assister librement à son procés.

Rien en principe   ne s’oppose à ce qu’il puisse assister à ce procés au regard  des dispositions internationales signées par le sénégal quand bien meme  , il ferait l’objet  d’interdiction du territoire.  

Il est plus judicieux et respecteux des droits de l’homme   de  permettre à une personne convoquée devant une juridiction ou dont le procés s’ouvre devant une juridiction  d’acceder  sur le territoire sénégalais avec une assignation à résidence si besoin  à son hotel ou à son domicile , le temps de son procés à l’issu duquel  les autorités sont libres de donner suite .

Boubacar Séye

Président d’horizon Sans Frontiéres

Chercheur en migrations internationales

6 cas positifs de Coronavirus confirmés en Lombardie. C’est l’information livrée par le conseiller régional de la protection sociale, Giulio Gallera, lors d’une conférence de presse organisée au siège régional « Palazzo Lombardia » ce vendredi 21 Ferrier 2020

Toutes les autorités locales étaient au rendez-vous, le ministre de la santé et le Président du conseil régional Attilio Fontana au premier plan.

En plus des trois premiers cas positifs, déjà signalés ce matin, un autre cas d’un patient âgé de 38 ans « est hospitalisé en soins intensifs à l’hôpital de Codogno, sa femme et ses proches contacts déjà transférés à Sacco déclare le conseiller à la protection civile, Pietro Foroni qui informe qu’il y a eu trois autres cas positifs qui seront hospitalisés à Sacco. Le sujet qui avait été identifié comme un possible «  zéro cas  », c’est-à-dire celui qui revenait d’un voyage en Chine aurait pu transmettre le virus à l’homme de 38 ans

Le conseiller Gallera a également expliqué lors de cette conférence de presse que plus de 200 personnes en isolement cellulaire ont été identifiées comme des contacts étroits positifs au coronavirus. Comme pour tirer la sonnette d’alarme, l’autorité locale en charge de la protection civile ajoute que 149 autres personnes qui sont des contacts du malade sont hospitalisés à Codogno : parmi eux, des infirmières, des parents, des connaissances, et des collègues de travail. Trois autres personnes sont entrées dans les urgences de Codogno, l’une est venue seule les deux autres dans une ambulance.

Ces trois personnes qui vivent toutes dans la même zone géographique présentent « une pneumonie grave indice de Covid-19 informe le conseiller

L’information a vite fait le tour de Milan, dans les métros, les bus, les supermarchés et à travers les écrans de publicité, les consignes sont données mais la panique est lisible dans les visages des citoyens malgré les assurances des autorités de mettre sur place des mesures idoines.

Rappelons que plus de 33.000 sénégalais vivent dans la Lombardie de Bergame à Sondrio. Un vol direct assure toute la semaine 6 jours sur 7 la liaison Milan Dakar sans compter les autres compagnies qui assurent des vols commerciaux avec escales à destination de notre pays.  

Alioune NDIAYE

AFRICA7RadioTV

La 56ème session de la Commission politique du dialogue national n’a pas permis aux différents acteurs de trouver un consensus sur le cumul des fonctions de chef de parti politique et de président de la République, à cause du statu quo noté sur la position du pôle de la majorité présidentielle. 
 
Toutefois, informent le coordonnateur du pôle des Non-alignés, Déthié Faye, et un plénipotentiaire du pôle de l’opposition, Tamba Danfakha, les différentes entités reviendront, jeudi prochain, avec des propositions concrètes sur l’Article 80 et l’Arrêté Ousmane Ngom. Mieux, ils informent que la Société civile est chargée de trouver une formulation pour une adéquation des articles L31 et L32 au Code de procédure pénal, en son article 730
 
Pour une deuxième fois hier, mardi 18 février, la Commission cellulaire du dialogue politique dirigée par le Général Mamadou Niang a débattu sur la question du cumul des fonctions de chef de parti et président de la République. Mais, comme ce fut le cas lors de la session du jeudi 13 février dernier, aucun consensus n’a pu être trouvé entre les acteurs.
 
Joint par la rédaction de Sud quotidien, le coordonnateur du pôle des Non-alignés, Déthié Faye, a exprimé sa déception quant au statu quo noté sur cette affaire. Il explique que  : «comme les propositions des différentes entités allaient un peu dans la même direction à l’exception de la majorité qui avait introduit des nuances, on pensait qu’aujourd’hui (ndlr : hier), il y aurait évolution. Mais, on n’a pas pu avoir un consensus».
 
Ainsi donc, il renseigne que la majorité présidentielle n’a pas varié sur sa position, quoiqu’il leur ait été indiqué, avec insistance, «qu’on légifère pour l’avenir et que si on interdit le cumul, ça ne devrait pas s’appliquer immédiatement, mais à partir de la prochaine présidentielle». Il indique que le but recherché dans la proposition de leur pôle, était de mettre à l’aise tout le monde en précisant dans le texte que «le président élu démissionne de son poste de chef de parti avant de prêter serment». Ce qui voudrait dire que l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, n’est pas concerné, puisque que la démission intervient entre la proclamation des résultats et la prestation de serment.
 
Embouchant la même trompette, Tamba Danfakha du pôle de l’opposition estime qu’en réalité, les gens du pouvoir «refusent de bouger et n’amènent pas d’arguments solides». Il soutient que les difficultés que la commission du dialogue politique rencontre sur cette histoire du cumul de fonctions, comme pour cette affaire de l’Article 80 procèdent du fait «qu’ils (les gens de la majorité présidentielle) sont dans une position de blocage du genre on n’avance plus».
 
Rappelant que le président Macky Sall, en tant que candidat, avait signé les Conclusions des Assises, et que la Cnri, qu’il a lui-même instituée, avait fait la même proposition, il informe que l’opposition avait fait une concession.
 
A son avis, «nous leur avons dit que si la crainte est par rapport au président, on peut ne pas le lui appliquer et on l’appliquera à celui qui viendra après». Hélas, il a fait remarquer que sur ces questions «ils (pôle majorité) ne veulent pas bouger», même s’il précise qu’officiellement le désaccord n’est pas acté. De toute évidence, il semble être perplexe quant à la position du pouvoir. Tamba Danfakha dira «qu’on est dans une situation où on fait face à un pouvoir qui ne veut plus faire de concession, car sur plusieurs questions, tout le monde est d’accord sauf eux». En tout cas, il pense que le dialogue «va vers un blocage».
 
A noter, par ailleurs, que les parties prenantes au dialogue politique se sont épanchées hier, sur l’objectif spécifique numéro 07 concernant l’évaluation du cadre normatif de l’action politique et citoyenne qui compte environ huit (08) sous points, dont celui de l’Arrêté Ousmane Ngom, l’autorisation des marches et l’article 80 du Code pénal.
 
Pour le moment, informe Déthié Faye, il a été retenu que chaque entité revienne, jeudi, avec des propositions concrètes. Il en est de même des articles L31 et L32 du Code électoral qui instituent l’incapacité électorale, applicable de plein droit à toute personne condamnée pour une série de délits énumérés dans lesdits articles, sans que le juge qui décide de ces mesures n’ait à prononcer expressément ladite incapacité. Cela, alors que l’article 730 du Code de procédure pénale stipule que  : «une copie de chaque fiche constatant une décision entraînant la privation des droits électoraux est adressée par le greffe compétent à l’autorité chargée d’établir les listes électorales».
 
Ainsi, M. Danfakha informe que sur proposition du pôle de la majorité, il a été convenu de laisser à la société civile le soin de faire une proposition écrite des modifications à y apporter. Des suggestions à exposer aussi jeudi prochain.

NDIAWAR PAYE, POLE DE LA MAJORITE :  «La majorité est pour le statu quo dès lors que le président Macky Sall est en phase avec la Constitution» 
 
«Ce n’est pas la majorité qui refuse quoi que ce soit, mais plutôt la Constitution. C’est l’article 38 de la Constitution qui stipule que «La charge de Président de la République est incompatible avec l’appartenance à toute assemblée élective, Assemblée nationale ou assemblées locales, et avec l’exercice de toute autre fonction, publique ou privée, rémunérée. Toutefois, il a la faculté d’exercer des fonctions dans un parti politique ou d’être membre d’académies dans un des domaines du savoir». Ce qui veut dire que le président Macky Sall est en parfaite légalité avec la Constitution qui lui permet de cumuler les fonctions de Chef de parti et de président de la République. Mais la question n’a pas été vidée. Les pôles de l’opposition et des Non-alignés ont fait des propositions, mais c’est un débat. Ce que je peux dire, c’est que la majorité est pour le statu quo dès lors que le président Macky Sall est en phase avec la Constitution. Pour l’article 80, il a traversé tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays. Donc, c’est un verrou pour la stabilité et la sécurité du pays et des Institutions. Sa pertinence, il le tire dans son inamovibilité. Il n’est pas fait pour les hommes politiques. C’est un article qui prend en charge les questions terroristes, celles d’intégrité territoriale, le problème de la Casamance, tout comme quand les Moustachidines ont eu maille à pâtir avec l’Etat, Feu Djibo Ka avait fait recours à l’article 80. Donc, l’article a été beaucoup plus élément d’épouvantail que répressif»
Le régime politique sénégalais est souvent présenté par le Président Macky Sall comme une démocratie majeure qui fonctionne bien. Comparé aux voisins dans la sous-région souvent en crise, le Sénégal pourrait bien être considéré comme un espace où l’on respecte théoriquement les principes et les règles sur lesquels se fonde la démocratie. Au plan juridique et institutionnel, le principe démocratique est reconnu.
 
Mais la grande interrogation concerne le fonctionnement de cette démocratie sénégalaise marquée par des contradictions qui relativisent ses performances dans la gouvernance politique, économique et sociale. Maintenant, la sempiternelle  question de séparation des pouvoirs se pose avec acuité parce que la suppression du poste de Premier vient renforcer la concentration des pouvoirs aux mains du Président de la République.La célérité affichée dans le traitement des dossiers a montré ses faiblesses et les lenteurs bureaucratiques continuent d’affecter une  administration en mal de réformes adéquates. Sur ce plan, l’Acte III de la décentralisation peine à se traduire en politiques publiques territoriales capables de prendre en charge, de façon inclusive, les préoccupations des populations locales. L’absence de séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire se ressent dans le traitement subjectif de certains dossiers politiquement chargés qui  impliqueraient des  personnalités de la majorité.N’est-il pas temps de procéder à une véritable réforme de qualité pour libérer la justice de l’étau politique et partisan dans lequel elle  semble être enfermée de manière à lui permettre de remplir son rôle combien indispensable dans un Etat de droit et de démocratie ?Il s’agit d’une demande récurrente  qui s’inscrit dans une logique de perfectionnement de la démocratie laquelle constitue un long processus  permettant de bâtir avec la volonté et la détermination une entité politique favorable à l’éclosion d’une communauté citoyenne et responsable. C’est dans cette perspective que se régénèrent la pensée et les pratiques politiques imprégnées de valeurs démocratiques. Il est aisé de constater qu’elles stagnent aujourd’hui pour plusieurs raisons qui méritent l’attention.Des pratiques politiques désuètesLes conceptions que les leaders habituels se font de la politique n’ont pas vraiment changé, elles se perpétuent au gré du recyclage des hommes politiques de génération en génération sans réelle modification des pratiques qui plombent le système politique sénégalais. Les hommes politiques prônent  en général le même discours puisé d’un registre peu ou prou amélioré  mais, en réalité, très éloigné des attentes des citoyens confrontés à des conditions de vie rudes, avec maintenant les augmentations des produits de premières nécessités, ajoutées à la réévaluation des prix de l’électricité. Plutôt que de convaincre les populations par une stratégie communicationnelle bien élaborée, on s’évertue à verser dans la polémique ou l’argumentation d’une légèreté insoutenable. Malgré des changements d’hommes au niveau de la communication présidentielle, les effets positifs d’une telle décision tardent à se concrétiser au regard des déclarations officielles récentes et relatives à l’opportunité ou à la possibilité du rapatriement de treize étudiants piégés par l’épidémie de  coronavirus dans la ville chinoise de Wuhan. Ici, c’est la forme du discours qui pose problème devant une situation de détresse et d’inquiétude exigeant des formules rassurantes de la part d’un chef d’Etat dont la fonction est d’abord  de protéger et de garantir la sécurité des citoyens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Cela dit, la vision cristallisée sur  la politique doit être renouvelée et révisée car elle n’est nullement la voie pour s’en3richir  par le biais d’un système clientéliste institutionnalisé.Ce schéma  porte atteinte à l’engagement volontaire de certains leaders auprès de leurs  concitoyens pour satisfaire leurs besoins et améliorer leurs conditions de vie par l’adoption de politiques rationnelles et adaptées. Pour être plus précis, la politique n’est pas un métier et ne peut abriter ceux qui en font au quotidien  leurs fonds de commerce en profitant d’un système qui n’a plus sa raison d’être parce qu’il faut changer de paradigme pour remettre à la politique ses lettres de noblesse. Bien sûr, la résistance aux mutations est là, elle transparaît dans la proposition issue du dialogue national, consistant à institutionnaliser les coalitions de partis politiques, une absurdité consolidant le système tant décrié par ceux qui se battent pour une autre façon de faire la politique en s’ouvrant au monde et aux aspirations des jeunes.Un dernier point qui me semble essentiel dans une démocratie, c’est l’instauration d’un espace de débat contradictoire de haut niveau, de  qualité et non de dénigrement, associant les hommes politiques, les professionnels des médias et la société civile afin de contribuer à une dynamique de l’opinion publique. Cela suppose une mise en place d’instruments de régulation, avec des membres non partisans pour jouer un rôle crucial dans le respect des règles de la démocratie où toutes les sensibilités politiques participeront à cette œuvre collective et inclusive. Nous avons évoqué de manière condensée quelques aspects qui attirent notre attention dans les pratiques politiques sans oublier les mécanismes de compétition politique et leurs dysfonctionnements dont l’évaluation est en cours selon l’agenda de la commission politique du dialogue national.Il est vrai que la démocratie représente un processus qui demande du temps et de l’effort de tous les citoyens mais la majorité au pouvoir doit accepter la contradiction et s’atteler à faire une introspection pour que ce bien commun soit préservé et enrichi par la pluralité des idées et des pensées.Moussa DIAW,enseignant-chercheur en science politique,Université Gaston Berger de Saint-Louis
La question du cumul de fonctions de chef de parti et de président de la République constitue un point d’achoppement entre acteurs parties prenantes au dialogue national, dans sa composante politique. Si le manque de consensus est constaté au sein de la commission cellulaire du dialogue, à cause du statu quo noté du côté de la majorité présidentielle, la société civile, à l’origine de la proposition de ladite réforme, n’en démord toujours pas. Sud quotidien a donné la parole à Moundiaye Cissé, Secrétaire exécutif de l’Ong 3D, tout comme Valdiodio Ndiaye, expert électoral du Collectif des organisations de la société civile pour les élections du Sénégal (Cosce), sans oublier Ababacar Fall du Groupe de recherche et d’appui conseils pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), qui sont tous revenus sur les avantages d’une telle réforme pour une lisibilité du jeu politique.
 
MOUNDIAYE CISSE, SECRETAIRE EXECUTIF DE L’ONG 3D : «On doit interdire toutes les
autres formes de cumuls»
 
«En prêtant serment, le président de la République est de fait un juge au-dessus des partis politiques. Ça doit être rendu effectif dans les faits. Alors, le président de la République, une fois élu, ne doit pas être partisan. Parce que ça crée un conflit d’intérêt entre son parti et l’Etat. Vous voyez que certaines réunions de son parti se tiennent au niveau du palais. De Diouf, à lui-même Macky Sall, en passant par Wade, ce débat a toujours été posé.
 
Cette double fonctionnalité du président de la République avec sa fonction de chef de parti aussi créé des problèmes par rapport à l’interprétation de l’article 80 du Code de procédure pénal. Parce que, tous ceux qui ont été incriminés dans le cadre de l’article 80, l’ont été du fait de ce qu’on appelle communément «Offense au chef de l’Etat». Quelle est la frontière entre celui qui parle au chef de l’Etat et au chef de parti politique ? Donc, en déchargeant le président de la République de sa fonction de chef de parti, on protège davantage la fonction présidentielle. On évite les conflits d’intérêts et on met le président de la République au-dessus de la mêlée.
 
Un chef de l’Etat est assez pris à un agenda chargé pour s’occuper de parti. Cela permet qu’il se consacre beaucoup plus à ses fonctions présidentielles qu’à ses fonctions partisanes. Cela permet que quand il prend une décision, on voit le chef de l’Etat et non le chef de parti. Donc, en adoptant cette réforme, on contribuerait à renforcer et à consolider notre démocratie. Mais, on ne doit pas s’en arrêter-là. On doit aller au-delà du chef de l’Etat. On doit aussi interdire toutes les autres formes de cumuls. Au Sénégal, il y a beaucoup de cumuls dits horizontaux et verticaux. Il y en a qui sont ministre-maire, ou encore maire et directeur de société. Alors que, les compétences sont là, elles sont plurielles et diverses. Pourquoi on devrait faire concentrer entre les mains d’une seule personne plusieurs fonctions étatiques ? Ça pose problème.
 
Le cumul de la fonction de président de la République et de chef de parti est le premier acte que nous posons. Mais, conformément à ce que le président lui-même a vendu aux Sénégalais, à travers son programme Yoonu Yokkute, on doit aller au-delà et revoir toutes les formes de cumuls qui peuvent être préjudiciables et qui sont en contradiction avec ce qu’on appelle le fast-tract. Quelqu’un qui est ministre, qui doit s’occuper de ses fonctions ministérielles, quand est ce qu’il aura le temps de s’occuper efficacement et de façon efficiente ses fonctions de maire ? Donc, on doit aller dans le sens de limiter les cumuls au niveau central, comme au niveau décentralisé. C’est à ce prix que nous contribuerons à renforcer davantage notre démocratie».­­
 
VALDIODIO NDIAYE, EXPERT ELECTORAL DU COSCE : «C’est la clarification du débat politique»
 
«Le premier avantage que nous pouvons en tirer de la suppression du cumul des fonctions de chef de parti et de président de la République, c’est la clarification du débat politique. Autrement dit, il sera dorénavant assez difficile de faire une confusion entre la fonction de président de la République et celle de chef de parti. Nous avons toujours défendu qu’il était nécessaire de dissocier ces deux fonctions.
 
L’autre élément est que nous savons tous que les actes que le président de la République, chef de parti politique pose sont généralement interprétés par ses adversaires sous l’angle politique. Et dans ce cas, il est souvent accusé à tort ou à raison de défendre son groupe politique ou de dérouler des stratégies.
Donc, s’il est président de la République tout court, il serait dans une posture d’équidistance entre les acteurs politiques. Et il va incarner l’unité nationale conformément à la constitution en tant que chef d’État.
 
Ensuite, outre la clarification du jeu politique en évitant toute forme de confusion sur les actes du président de la République, l’autre avantage de la suppression du cumul de fonction c’est que cette mesure est plus conforme aux dispositions de la Constitution qui considèrent que le chef de l’Etat est l’incarnation de la nation. Donc, ne peut travailler pour un groupe au détriment d’un autre mais, il est au service du peuple dans son intégralité. Dans ce cas de figure, les décisions qu’il est amené à prendre seront toutes acceptées par tout le monde.
 
Par ailleurs, nous avons toujours remarqué que très souvent, quand des personnalités sont poursuivies pour le délit d’«offense au chef de l’état», ils disent très clairement qu’ils ne parlaient pas du président de la République mais qu’ils s’adressaient au chef de parti. Ensuite, ils disent au sujet de tous les actes que le président de la République pose qu’ils sont partisans.
 
La suppression du cumul va donc permettre de sacraliser davantage la fonction de chef de l’état et donne plus de hauteur à la fonction présidentielle pour une meilleure incarnation de l’unité nationale.
 
C’est tenant compte de tous ces aspects que nous, de la société civile, avons fait cette proposition qui a trouvé écho favorable chez l’essentiel des acteurs parties prenantes au dialogue excepté le groupe de la majorité. Qui avance souvent des questions purement opérationnelles en disant que cette mesure va être difficile à appliquer du fait que ça donne l’impression que le président de la République,  une fois élu, a lâché son groupe, son parti… Mais, nous savons que cela ne pose aucun problème puisque c’est le parti qui a porté le président au pouvoir. Ensuite, si nous procédons à une évaluation de la situation actuelle, nous constatons que c’est un petit nombre de sénégalais qui militent dans les partis. D’ailleurs, le président de la République est généralement élu à 90% par de simples citoyens qui ne sont ni dans son parti ni dans les autres partis».­­
 
ABABACAR FALL, SG DU GRADEC : «Le Président de la République doit être au-dessus de la mêlée»
 
«La question qui est en débat au sein de la commission du dialogue politique est une question aussi vieille que nos institutions. Du Président Senghor au Président Macky Sall en passant par les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, cette question s’est toujours posée au sein de la classe politique. C’est surtout du côté de l’opposition que cette revendication de la séparation entre les deux fonctions a été réclamée et à juste raison du fait que certains désaccords politiques entre la majorité et l’opposition  soumis à l’arbitrage du Président de la République ont souvent été tranchés en faveur de la majorité».
 
«Abdoulaye Wade farouche opposant à Senghor et Abdou Diouf a toujours combattu le cumul des deux fonctions, demandant même que les réunions du bureau politique qui se tenaient au palais présidentiel soient délocalisées à la maison du parti socialiste, ce que ses prédécesseurs accepteront finalement. N’empêche, lorsqu’il accédât au pouvoir en 2000, Abdoulaye Wade ne se priva pas de s’appliquer ce qu’il reprochait à ses prédécesseurs ; il cumulera jusqu’à la perte du pouvoir en 2012 les deux fonctions. Le Président Macky Sall à son arrivée au pouvoir est resté dans la même logique de cumul des deux fonctions».
 
«Notre classe politique, en tout cas, ceux qui se sont succédé à la tête du pays, ont un dénominateur commun consistant à ne pas appliquer ce qu’ils avaient combattu dans l’opposition (cumul des fonctions, bulletin unique, mode de scrutin majoritaire aux élections de liste)».
 
«Le président de la République est par définition le Président de tous les Sénégalais sans exception, il doit être, en principe, au-dessus de la mêlée et des positions politiques partisanes et se consacrer à la mise en œuvre du  programme pour lequel il a été élu. De ce point de vue, la dissociation entre les deux fonctions trouve toute sa justification et son bien-fondé ; c’est cela la position institutionnellement correcte qui va dans le sens du renforcement de la démocratie».
 
«Cependant, la question n’est pas aussi simple du fait de la gestion patrimoniale de nos partis politiques qui sont dans la plupart des cas la propriété de celui qui l’a créée. C’est la raison pour laquelle la question du numéro 2 a toujours été un problème au sein des partis et une source de conflit et de séparation. «La seule constante»  à laquelle tout le monde se réfère et accepte l’autorité, c’est le président ou le secrétaire général ; alors on perçoit aisément à ce niveau la difficulté de cette question dans un contexte d’absence de démocratie interne dans les partis, d’absence le plus souvent de formation politique». 
 
«Notre constitution n’autorise pas plus de deux mandats consécutifs. Or, on sait que tous les présidents élus pensent déjà au courant du premier mandat à briguer un deuxième mandat. Qu’en sera-t-il s’il démissionne de son poste de chef de parti au profit d’un autre ? Cela lui ôte bien entendu  les moyens d’avoir un contrôle sur son parti et ses militants, socle sur lequel, il compte pour porter ses ambitions de briguer un second mandat».
 
«Nos présidents doivent apprendre à se détacher des positions partisanes»
 
«Autant la question peut paraitre difficile à régler. Autant, il faut dans le cadre des discussions en cours et à travers un consensus, lui trouver une solution politiquement correcte et acceptable. Cela suppose de mon point de vue une profonde réforme de notre système partisan et la modernisation du fonctionnement de nos partis politiques qui demeurent encore le principal instrument de conquête du pouvoir politique. Dans la pratique, le Président ou secrétaire général du parti est toujours le candidat du parti à l’élection présidentielle, tant qu’on ne rompra pas d’avec ce schéma en envisageant des primaires au sein des partis pour désigner le candidat, cette question demeurera assez difficile à régler. Le reste est une question de vertu, de culture démocratique et de détachement de nos hommes politiques par rapport aux fonctions que leur confère leur position à un moment donné. Nos présidents doivent apprendre à se détacher des positions partisanes et à rester impartiaux en tout état de cause malgré les multiples tentations à se baser sur des appareils politiques soumis du fait du seul pouvoir de nomination aux fonctions civiles et à la mainmise sur les députés qui doivent leur élection au Président de la République. La balle est dans le camp des acteurs politiques qui doivent mettre les intérêts de la République au-dessus des intérêts de partis».
sud quotidien