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Séquencer les prélèvements des malades est essentiel pour détecter les différents variants du coronavirus, et mieux anticiper l’évolution de l’épidémie. Par exemple, dans le cas de la mutation N501Y, présente dans plusieurs variants, dont le Britannique, et qui semble les rendre plus contagieux.

Le séquençage permet de calculer la vitesse de mutation, et d’essayer de lier les changements dans le génome aux changements observés sur la propagation ou la dangerosité du virus, pour comprendre quelle partie du génome fait quoi. Selon le docteur Papa Alassane Diaw Directeur technique de l’IRESSEF qui s’exprimait sur le plateau de l’émission « Objection » de la Sud Fm, surtout « savoir quel variant circule permet de prévoir l’évolution de l’épidémie, la saturation à venir des hôpitaux et donc les mesures à prendre ».

En effet, depuis que le variant britannique est découvert au Sénégal, des séquençages sont réalisés à l’Institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), afin de trouver le cas index c’est-à-dire le premier cas de variant au Sénégal. Le cas découvert présentant les symptômes du variant est importé et tout son entourage a été déclaré positif. Selon Dr Diaw , la situation n’est pas alarmante et d’autres tests sont en train d’être effectués pour voir s’il n’y a pas d’autre cas de ce variant.

Le mode de contamination du virus anglais est plus rapide et les personnes souffrant de comorbidités sont les plus exposées. «Il attaque carrément le système respiratoire. Mais ce qui pose réellement problème, c’est la réaction réelle de l’organisme parce qu’il y’a une forte réaction inflammatoire qui est déclenché par la présence du virus (…). Et en général, ça abouti à des problème de coagulation, donc le sang ne circule plus et à un moment donné la personne trépasse s’il n’est pas rapidement pris en charge » déclare t-il sur les ondes de la Sud FM.

Le séquençage, selon le docteur Diaw ne peut pas être systématique mais plutôt ciblé, il faudrait mettre en place des critères de sélection, des échantillons à séquencer.

L’ouverture des frontières favorise la propagation du nouveau variant
L’ouverture des frontières favorise l’importation du virus, selon le Directeur technique de l’Iressef, avec ce nouveau variant, il devenu urgent de rompre cette chaine de transmission et de trouver des moyens pour freiner la transmission. Parce que d’après le Dr Diaw, si on laisse ce variant circuler à grande échelle, on aura vraiment du mal faire face et par conséquent, dès à présent les dispositions nécessaires doivent être prises. Il leur faudrait des moyens et du personnel pour faire la recherche et ainsi surveiller le virus.

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